Baz'art  : Des films, des livres...
13 novembre 2012

Mes récentes lectures en 3 courtes chroniques

7713293819_l-enviePour ces lectures là,  parsemées sur tout le mois d'octobre, mon avis n'est pas assez positif pour que j'en parle plus qu'en quelques lignes, et pas assez négatif pour qu'il fasse l'objet d'un coup de griffe du samedi.

Voici donc regroupés en un seul billet, 3 lectures dont j'attendais pas mal, pour diverses raisons, et  dont le résultat, a, un peu, à mes yeux, accouché d'une souris.

1. L'envie de Sophie Fontanel  :

De quoi ca parle : Si tout le monde faisait l'amour, on ne s'entendrait plus.   Pendant une longue période, la narratrice a vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Mais cela n'est pas sans intriguer les gens autour d'elle qui décident que, forcément, ce n'est pas normal, que forcément il y a un problème et voudraient à toute force lui faire rencontrer quelqu'un.

Pourquoi j'ai été déçu :  L'envie de la journaliste et ancienne chroniqueuse télé Sophie Fontanel  n'est pas vraiment une réflexion sur l'abstinence sexuelle comme on pourrait le croire en lisant le 4eme de couverture, et comme tel il l'a été vendu dans les médias, sujet qui m'interessait assez à vrai dire.
Si le livre n'est pas mal écrit, et l'auteur y fait preuve d'une certaine finesse d'observation. l'intérêt s'émousse vite.
Tout parait en fait assez superficiel : sa manière de décrire ses émotions, les personnes qui l'entourent. Impossible de s'attacher à tous ces personnages, et je ne me suis pas non plus attachée à elle, qui reste trop distante et ne se livre pas totalement. J'ai eu du mal à trouver du liant entre tous les chapitres. Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans ce roman, on reste forcément extérieur à cette histoire qui aurait pu etre poignante. Dommage!!!

mer matin2. La mer le matin  de

De quoi ca parle : Deux mères et deux fils que la Méditerranée sépare.Une femme tente de fuir cette guerre de Libye qui vient de lui prendre son mari. Elle donne tout ce qu'elle possède pour traverser la Méditerranée vers l'Italie, avec son fils, sur un boat-people.
Une italienne vient de traverser la Méditerranée avec sa mère et son fils pour tenter de retrouver le pays où elle est née et a passé sa jeunesse: la Libye.
Deux rives, deux pays, deux histoires que l'Histoire avec un grand H relie pourtant.

Pourquoi j'ai été déçu  : De cette romancière dont j'avais bien aimé Ecoute moi, j'ai été décu par ce dernier ouvrage un peu fabriqué. La romancière a croisé deux histoires imaginaires, celle de Jamila qui fuit les violences avec son fils Farid en s'embarquant pour les côtes italiennes et celle d'Angelina, une Italienne née à Tripoli qui en fut expulsée à l'âge de onze ans pour échouer en Sicile et y être rejetée par ses compatriotes.
Mais le procédé vire à l'artifice, et les deux histoires m'ont semblé manquer de liant entre elles, la faute à une écriture un peu trop scolaire et appliquée.
Reste quelques passages forts, et l'importance d'écrire sur la Lybie de Khadafi, époque qu'on connait mal et dont il est important de revenir sur les horreurs qui s'y sont déroulées.

brasilia3. Hôtel Brasilia de Joao Olmendia :

De quoi ca parle : Une nouvelle capitale est en train de s’élever au centre du Brésil, toutes sortes de gens confluent vers ce nouvel espoir de travail et de vie. Le père du héros se donne pour mission de relater au jour le jour dans ses cahiers cette nouvelle vie en train d’éclore. Il vit à Cidade Livre, la Ville libre, appelée plus tard Nucleo Bandeirante, entre ville provisoire et bidonville, peuplée d’ouvriers, d’ingénieurs, de commerçants et de prostituées. Avec lui, il y a son jeune fils, le narrateur, et ses deux tantes adoptives, Matilde et Francisca, sources d’étonnements et d’émois.

Pourquoi j'ai été déçu :
Ce récit de la construction de Brasilia entre 1956 et 1960 mêle les espoirs et les exploits, les constructeurs de la ville, les visiteurs célèbres ou non, les bâtisseurs de société et les rêveurs des sectes qui s'assemblent dans le désert du planalto brésilien.

Je me rappelle avoir lu quand j'étais ado un exemplaire de la revue Géo (que je ne lis hélas plus du tout) consacré à Brasilia, une capitale assez fascinante, et ce livre me permettait d'en retrouver les saveurs et les particularités.

Malheureusement, le style, confus et froid de l'auteur a vite douché mon enthousiasme et m'a vite perdu et mis à l'exterieur de cette intrigue que j'aurais tant aimé apprécier.

 Voilà 3 voyages dans des pays que je connais pas (la Lybie, le Brésil) ou peu (l'Italie, l'asbtinence sexuelle :o), mais malheureusement aucun ne m'a suffisament transporté pour que je puisse vous conseiller les yeux fermés ces lectures... Dommage!!!

Commentaires
F
l'envie, on a en pas mal parler un peu partout...les autres beaucoup moins...les maisons d'éditions me les ont offert, mais vu ce que j'en pense je les crie pas sur les toits :o) bonne soirée Potz
Répondre
P
Je n'avais pas entendu parler de ces bouquins et pour le coup je n'ai pas envie de creuser ;) <br /> <br /> Merci pour ton avis Filou et bonne soirée !
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 247 317

 

Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
169 abonnés