Sandro Veronesi, plume majeure de la littérature italienne, auteur notamment de Chaos calme et du Colibri, tous deux adaptés au cinéma, revient en ce début d'année 2026 avec Septembre noir.
Le narrateur, Luigi Bellandi, professeur et traducteur, se remémore l'été 1972.
Il nous annonce que jusqu'à ses 12 ans, ses parents l'ont protégé puis ont failli.
"Je dois commencer par évoquer mes parents. Ils étaient à cette époque les dépositaires de ma sérénité, c’est donc qu’ils étaient de bons parents"
Sa mère irlandaise aux cheveux roux flamboyants attire tous les regards selon Luigi alors qu'elle est une femme au foyer sans vie mondaine ni sociale.
Luigi semble d'ailleurs accorder une importance démesurée aux cheveux : les siens qu'il laisse pousser et boucler suite à un malheureux incident chez Renzo le coiffeur, ceux de Mme Raimondi et de sa fille, voisines de vacances pendant les vacances d'été à Fiumetto.
La première partie du roman s'achève et toujours rien sur ce qui a mis fin à son innocence, son enfance. Dans cette première partie, particulièrement, je n'ai pas retrouvé la puissance romanesque de l'auteur, trouvant qu'il y avait beaucoup de longueurs dans son récit , sa volonté de s'attarder sur des détails à la fois insignifiants et sur signifiants et de souligner certaines choses trop appuyée finissant assez vite par me lasser.
Les cinquante dernières pages apportent enfin des éléments de réponse qu'on attendait, mais de manière trop expéditive, pas forcément très convaincantes non plus.
La plume de Veronesi, si fluide si élégante dans les précédents romans de l'auteur m'aura semblé ici par trop effacée, trop neutre, manquant d'éclats...
Bref, cette fois Sandro Veronesi, et c'est sans doute le grand regret de ce début de rentrée hivernale 2026, ne m'a pas embarqué avec lui en Italie.
Rédactrice : Virginie dessine