Baz'art  : Des films, des livres...
3 septembre 2014

Marina Bellezza : quand la littérature italienne nous touche en plein coeur

Devant la prolifération des services de presse de la rentrée littéraire qui explosaient ma boite aux lettres cet été, j'avais lancé plus ou moins sérieusement sur facebook une bouteille à la mer pour m'aider à chroniquer tous ces bouquins à venir. 

Je ne pensais pas être entendu, mais l'excellente Madame  Sophie du blog Et Sinon rien ( un blog mis un peu en pause depuis quelques temps, hélas) a gentiment accepté de me donner un coup de main et pour moi qui appréciait sa plume et son approche de la littérature, c'était une aubaine que je ne pouvais pas laisser passer. 

Ainsi, dans la liste d'une dizaine de livres que je me suis précipité pour lui proposer , elle  a choisi un roman italien d'une auteur qui avait cartonné avec son précédent roman. En effet, Silvia Avallone avait publié voilà trois ans D'acier, qui avait séduit la critique et le public, avec notamment un prix  des lecteurs de l'Express et une adaptation au ciné par Stefano Mordini ( film sorti en juin 2013 dans les salles françaises).

La voilà de retour en cette rentrée littéraire avec son nouveau roman, Marina Bellezza, publié chez les éditions Liana Levi depuis le 28 août, et voici ce que ma chroniqueuse d'un jour en a pensé :

sylvia

Marina Bellezza, de Silvia Avallone

 Quatrième de couverture

 L’avenir est à réinventer dans cette vallée coincée entre des montagnes de granit. Une départementale bordée par les carcasses des filatures abandonnées mène à des villages silencieux. Ce no man’s land est aux confins de l’Italie. Pour Marina, vingt-deux ans, un corps et une voix de déesse, le futur se joue résolument ailleurs. sur les plateaux de télé qui métamorphosent les starlettes de province en divas. Pour Andrea, fils d’une famille de notables, l’Eldorado est à portée de main. Dans la ferme d’alpage de son grand-père. Mais les rêves de ces deux héros contemporains se cognent à l’amour impossible qui les unit depuis l’adolescence.

 Ma lecture : 

 Je n’avais rien lu de Silvia Avallone auparavant, et j’ai plongé dans ce roman par curiosité pour la littérature italienne que je connais, somme toute, assez peu.

En premier lieu, l’idée de découvrir un pays à travers le regard d’une romancière m’avait séduite.

Si, au départ, les descriptions géographiques de cette région du Piémont m’ont un peu embrouillée pour suivre le cours de la narration, j’ai vite fini par adopter ces montagnes et ces petites villes et villages accrochés à leurs flancs. Premier pari réussi, donc, d’autant plus que la note de l’auteur à la fin du livre montre bien son réel souhait de parler de cette région qui lui tient à cœur car ancrée dans son histoire familiale.

 Ensuite, cette histoire d’amour entre une starlette et un fils d’avocat m’a intriguée. Le personnage de Marina est terriblement agaçant tout au long du livre, parfois un peu trop caricatural en starlette capricieuse au passé difficile. Le personnage d’Andrea m’a semblé beaucoup plus réaliste et plus profond, plus attachant aussi.

 Et puis me voilà embringuée dans cette relation amoureuse compliquée, tordue, peut-être impossible et je me suis justement laissée prendre au jeu de l’intrigue : comment tout cela allait donc finir ? L’auteur sème non pas des indices, mais des pistes, des options de fin, au fil des pages :  mais j’ai beau être devenue un fin limier à force de lire des polars, je ne pas réussi à deviner la scène finale. Deuxième pari réussi.

 Ce n’est finalement pas tant l’ancrage de ce roman dans une Italie en crise (un point important pour l’auteur) qui m’a le plus marquée, mais bel et bien cet imbroglio amoureux et les relations des deux protagonistes avec leur famille respective, ces vieilles casseroles que l’on traîne tous, plus ou moins ou, comme l’exprime si bien mon expression fétiche, “des rats crevés sous le tapis” que l’on finit par découvrir un jour ou l’autre.

 Certes, Marina Bellezza n’est pas le roman de l’année, mais l’écriture, savoureuse et intrigante, donne irrésistiblement envie de le dévorer. Pari gagné !

Commentaires
S
Je vois que comme moi ta boite aux lettres déborde, d'un côté ça me rassure... et en même temps ce titre me tente bien, malheur !
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
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Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

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