Baz'art  : Des films, des livres...
16 avril 2015

Tokyo fiancée : un film sur les traces de Nothomb la nippone

montage asieCoïncidence des sorties cinéma du mois de mars ( oui je sais on est en avril, so what? :o) : à deux semaines d'intervalle, deux films français mais tous deux  réalisés par des cinéastes étrangers, un belge et un hongrois, ont décidé de prendre leurs caméras et une actrice Française (Yolande Moreau pour l'un, Pauline Etienne pour l'autre) et de les amener en Asie, soit en Chine soit au Japon, pour un choc des cultures toujours très intéressant, du moins sur le papier...

Avant de revenir prochainement sur le Voyage de Chine  ( qui m’a encore moins  transporté d’aise ),  commençons par  ce Tokyo fiancée un long métrage que j’avais mentionné récemment lors d'un billet concours pour remporter un des 5 livres d'Amélie Nothomb Ni d'Eve Ni d'adam puisque comédie de Stefan Liberski n'estl autre que l'adaptation du roman d'Amélie Nothomb, "Ni d'Eve ni d'Adam" : TOKYO FIANCEE, 

Je n’avais pas  lu le roman d’Amélie Nothomb à sa sortie en 2007 ( à cette époque je la boudais un peu, je m’y suis remis quelques années après)  http://www.baz-art.org/archives/2014/02/13/29143397.html) et du coup je me suis plongé dans la version poche du roman ( la même que je vous ai proposé en concours) juste après avoir vu le film.

Tokyo-Fiancée-©-Films-distribution

Et je dois dire que le livre m’a paru bien au dessus du film de Liberski tant celui-ci a du mal à capter la petite musique si propre à Amélie N.

On a la facheuse impresssion, surtout dans la seconde partie du film que l'esprit d'Amélie Nothomb a du mal à imprégner la pellicule, et malheureusement "Tokyo Fiancée" échoue à rendre l'univers et la fantaisie de Nothomb palpable, et l’utilisation trop réccurente et pas toujours habile d’une  voix off  censé exprimer les notamment illustre à mon sens cet échec puisque une mise en images réussie devrait autant que possible se passer de la voix de la narratrice, outil bien plus littéraire que cinématographique surtout si elle illustre comme ici ce qu’on voit sur l’image... Du coup, l'inévitable comparaison avec le "Stupeurs et tremblements"  (autre roman japonisant d’Amélie Nothomb, Ni d'Eve ni d'adam débutant en fait avant l'entrée de l'écrivaine dans la terrible entreprise nippone qui lui inspirera ce roman "Stupeurs et tremblements"), d’un Alain Corneau autrement plus inspiré- est ici assez édifiante.

Cela étant, le film parvient tout de même à restrancrire l’amour  que l’on sent encore plus fort dans le livre de la romancière pour l’empire du Soleil Levant, ce pays fascinant, par ses coutumes à la fois si attirantes et si éloignées des notres. Et "Tokyo fiancée" est plutôt habile pour nous montrer  le clash culturel inévitable entre un Japonais et une Belge, avec ces quiproquos de langue  (notamment lorsque Amélie qui donne des cours particuliers à son japonais est présentée par celui-ci comme étant "sa maîtresse"!)et de coutumes pour le moins saississants.

 Ces moments  ponctuent joliment  une romance qui reste, malgré mes réserves,  assez charmante, surtout dans sa première partie ( le film se gate un peu lorsque notre Amélie/Pauline s’en va dans la montagne Fuji, scène autrement plus impressionnante dans le roman).

Les deux acteurs impriment formidablement la pellicule, et si Pauline Etienne était peut etre un poil plus convaincante chez Nicloux et  sa version de la religieuse de Diderot), elle n’a jamais été aussi ravissante et aussi bien filmée et le  jeune Taichi Inoue  dans le rôle de son soupiran Rinri est également  très beau et d'une grand rafinement .

 

 Le film montre  quand même bien la naissance d'un amour de jeunesse, quand les protagonistes semblent être à la croisée des chemins. Et qu'aucune voie n'est encore tracée, même si l’on a du mal à comprendre  (surtout dans le film) les doutes intérieurs d’Amélie, qui nous semble un peu trop détachée de son histoire.

Le film donne l’impression de trop effleurer la psychologie de ses personnages et de rester dans un habillage un peu trop superficiel et léché  et donne le sentiment de vouloir plus imprimer la rétine que la mémoire.

 Mais on saura toutefois reconnaissant à la   la très  bonne idée finale du cinéaste  de terminer son récit avec la catastrophe du  Tsunami de mars 2011, un évènement évidemment pas présent dans le livre original (il est survenu 4 ans apràs et qui donne une profondeur et une mélancolie à un film qui en était un peu trop dépourrvue dans ce joli mais hélas pas assez mémorable "Tokyo fiancée".

Bande-annonce : Tokyo Fiancée

 

Commentaires
B
bon, autrement dit, une nouvelle fois on est pas à 100 % sur les mêmes rails ( doux euphémisme) chère Tina :o)... elle est charmante Pauline, mais son interprétation ne m'a pas renversé...c'est pas Anais Demoustier quand même ( dès que je peux la placer elle :o)
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T
Sans crier au chef-d'oeuvre, j'ai plutôt aimé ce film, certes pas parfait (effectivement certains passages étaient vraiment meilleurs dans le bouquin) mais tout de même plaisant. En tout cas, je trouve les thèmes plutôt bien traités et au contraire, je trouve qu'on retrouve bien l'esprit de Nothomb dans ce film (contrairement au film de Corneau, pas mal mais justement trop froid). Enfin, j'ai beaucoup aimé l'interprétation de Pauline Etienne :)
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A
J'ai lu beaucoup de Nothomb, et rien que la bande annonce du film m'a faite fuir ! Pas du tout envie de voir ce film !
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P
J'ai lu le bouquin mais j'ai raté le film. Nio était un peu plus enthousiaste que toi sur ce coup-là :) Je pense que je le verrai en DVD ne serait-ce que pour Pauline Etienne que j'avais beaucoup aimé dans La Religieuse :)<br /> <br /> Merci pour ton avis et bonne fin de journée !
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J
J'aime beaucoup Amélie Nothomb et son univers décalé. Je suis pressée de découvrir ce film =)
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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

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 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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