Baz'art  : Des films, des livres...
23 avril 2015

Pourquoi j'ai pas mangé mon père: pourquoi j'ai pas aimé ce film..

 pkoi

 Le titre de cet article est, je l'avoue, certes un peu facile, mais en même temps il faut me comprendre : je l'ai dit plusieurs fois sur ce blog et notamment le jour de la saint sylvestre  dans mon habituel article sur les 10 films les plus attendus de l'année , j'escomptais énormément de ce Pourquoi j’ai pas mangé mon père, le premier long métrage, et en motion capture s'il vous plait, de l'innénarable Jamel Debouzze, que je suis depuis le tout début de sa carrière ( je l'avais vu jouer à ses tous débuts, vers 1995-1996 jouer dans l'amphithéatre de ma fac) avec un plaisir constant, malgré une carrière, surtout cinématographique, un peu inégale, avouons le.
 
Et pour avoir survi avec pas mal d'intérêt toute la promotion autour de ce film, je ne pouvais ignorer le le boulot et l'implication que Jamel a eu pour faire ce film...C'est peu de dire qu'il a insufflé à Edouard sa propre histoire, car c’est ce qu’il connaissait le mieux, en l’adaptant à l’époque.
On ne peut pas ne pas voir dans Edouard (le héros de son film) Jamel lui même, qui mis à l'écart, victime de discrimination, parti de rien, se marie avec la plus belle des primates, et revient dans sa tribu pour apporter un message d'amitié et d'amour.
Malheureusement, on déchante bien vite devant ce film tant  on a l'impression que Jamel a vampirisé tout le film au détriment d'un vrai scénario qui tienne la route et d'une vraie cohérence dans un récit qui emprunte beaucoup à pas mal de classique du cinéma  ( du  "Le roi Lion", "La planète des singes", "La guerre du feu" et "L'âge de glace 2") sans transcender cette matière première par des idées originales ou novatrices.

Reconnaissons toutefois que le point de départ est plutôt malin, celui de prendre le roman de Roy Levis afin de  s'amuser de la théorie de l'évolution tout en portant  un regard distancié sur les moeurs actuels de notre société, mais à l'arrivée, tout est trop confus, brouillon et décousu, et finalement on ne comprend plus trop l'intérêt initial.

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Le film, surtout dans sa première partie, donne une impression d'hystérie généralisée, rempli de bruit et de personnages dont on ne parvient à ne retenir ni le nom ni le rôle et qui sont zappés au fur et à mesure de l'histoire.  A part  Edouard/Jamel, tous les autres personnages servent en effet de faire valoir et n'ont aucun intéret, à commencer par cette fausse bonne idée de l'erzatz de Louis de Funès qui ne fait rire ni les fans de l'acteur ni les enfants qui ne le connaissent pas.

Et d'ailleurs, c'est un peu le problème de ce film de n'être ni pour les adultes (  car pas assez profond et construit pour cela) ni pour les enfants, car à part deux trois scènes burlesques, les dialogues et les situations manquent vraiment d'humour.

Premier film européen réalisé intégralement en motion capture, le film est, reconnaissons le en toute bonne foi, plutôt une vraie réussite sur le plan de l’animation, même si esthétiquement ce n'est pas non plus d'une renversante beauté visuelle.

  Trop d'action décousue, trop de gags désordonnés et sans humour, trop de budget  (40 Millions!!) et malheureusement , au final, pas assez  d'idées  : autrement dit, le résultat est plus que mitigé, et d'ailleurs mêmes mes enfants de 6- trop petite je pense- et 8 ans avec qui j'étais allé voir le film en avant première, ont eu l'air assez dubititatifs à la sortie.. A mes yeux, pas totalement un fiasco, mais pas loin...

Cinéma : "Pourquoi j'ai pas mangé mon père" de Jamel Debbouze

Commentaires
I
Aïe aïe... Moi qui ai hésité à aller le voir avec mon neveu de cinq ans, j'ai fini par me dire qu'il était sans doute trop petit et apparemment j'ai bien fait alors ! Je pense quand même que j'irai le voir, je reste curieuse et puis j'ai beaucoup aimé le livre (même si je ne m'attends pas à en retrouver grand-chose ici...).
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C
Arf, j'avoue que j'en ai entendu parlé rapidement et que du coup, j'avais été intrigué de voir ce bouquin (que j'avais adoré!) adapté, mais du coup, ton article et les commentaires me refroidissent beaucoup... On verra suivant la progra de la semaine !
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P
Comme tinalakiller, la bande-annonce ne m'a pas du tout donné envie d'aller le voir. Ça n'avait pas l'air bon du tout et pas drôle (comme généralement ils collent les scènes les plus drôles dans la BA et que je n'ai pas souri une fois...). Je pense que j'ai bien fait de suivre mon instinct ;)
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T
Ouch ! En général, comme t'es pas trop sévère avec les films, je me méfie vraiment des films que tu "casses" ! Il faut dire que la critique presse n'a pas été tendre ! J'avoue que malgré l'ambition rien que la bande-annonce m'a fait fuir...
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C
On l'a dit différemment mais on est totalement en phase aujourd'hui ! et dans nos avis et dans l'affection pour Jamel ;)
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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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