[CRITIQUE] Les Matins merveilleux d'Avril Besson : on est tous Charlie !!
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Après le décès de sa grand-mère, Charlie (India Hair et son phrasé si particulier) découvre une caisse remplie de vinyles accompagnée d’une consigne : les léguer à un certain Titou, installé sur les rives du Lavandou, un amoureux du disco.
Là, elle fait la rencontre de Marina ( l'épatante Raya Martigny), une jeune femme éprise de liberté qui accepte de l’héberger, et de ce fameux Titou (Eric Cantona, pour une fois excellent dans un rôle fait pour lui), passionné de danse disco empreint d’une certaine nostalgie à qui les disques ont été légués.
La jeune femme fuit Paris et son deuil pour une bouffée d’air frais.
Une renaissance, mais aussi une manière de se glisser dans les pas de sa mère.
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Voilà la trame des Matins merveilleux, réalisé par Avril Besson, en salles le 29 juillet et projeté dès ce soir en avant première à Lyon au cinéma le Comoedia.
Les Matins merveilleux est de ces films portés par une grâce assez miraculeuse, de ceux qu'on ne sait jamais trop bien définir.
Le luxe de la jeune cinéaste Avril Besson une ancienne étudiante de la Femis, aura été sans doute de pouvoir travailler dans la continuité avec des comédiennes – India Hair et Raya Martigny, jouaient déjà dans un de ses courts-métrages – ou d'assurer soi-même le montage quand on est réalisatrice et ainsi d'avoir la possibilité de laisser reposer le film avant de revenir sur l'ouvrage.
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L'apparente fragilité du film se retrouve dans le charme bouleversant d'une chanson interprétée en karaoké par Charlie-India Hair au milieu du film « Mon amie la rose » (« On est bien peu de choses/Et mon amie la rose/ Me l'a dit ce matin »), matinée d'une pointe de l'optimiste frontal et un peu punk de " Ah que la vie est belle" de Brigitte Fontaine qu'on entend en générique de fin..
Ce premier long métrage tisse ses liens entre passé et présent, disponibilité de soi et interrogations existentielles, fantaisie, chagrins liés aux départs définitifs et espoirs connectés à une possible renaissance.
Une teinte douce amère, entre fantaisie et mélancolie, portée en cela par le décor d'une ville balnéraire, Cavalière, qui hors saison, possède un charme singulier, bien loin de son attrait estival.
Il nous parle aussi plus globalement de choses essentielles comme de la mort et du deuil à une promesse de nouvelle vie.
Ces Matins merveilleux tracent leur chemin au naturel.
La réalisatrice Avril Besson confère à ces quelques journées en suspension dans la vie de Charlie qui se débat avec les trous de son identité les airs enthousiasmants d’une balade pleine de charme, entre rires tendresse désillusion et mélancolie.
Il y a des films où la générosité du regard du réalisateur ou de la réalisatrice sur ses acteurs transpercent l’écran. Les Matins merveilleux, le très beau premier long-métrage d’Avril Besson, qui trace son chemin au naturel, est assurément de ceux-là.
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LES MATINS MERVEILLEUX d'Avril Besson - En salles le 29 juillet
A voir ce lundi 20 juillet au Comoedia de Lyon
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