[CRITIQUE] Nino, portrait d'un jeune homme hors de chez lui...
Comment dire, comment jouir dans une situation, où être hors de chez soi est comme être loin de son corps ?
Le jour de son 29e anniversaire, Nino apprend à la suite d’examens anodins qu’il est porteur d’un papillomavirus qui s’est transformé en cancer de la gorge. Il a rendez-vous trois jours apres, pour commencer une chimiothérapie.
On lui conseille, avant que le traitement ne commence, de congeler ses spermatozoïdes au cas où il perdrait toute fertilité.
Nino, ou le portrait sur trois jours d’un jeune homme qui ne sait plus bien où il habite au sens propre et au sens littéral puisqu'il perd d’ailleurs rapidement les clés de chez lui.
Pour raconter l'histoire de Nino, Parisien de 28 ans dont l'existence vacille quand il apprend qu'il a contracté un papillomavirus, Pauline Loques utilise souvent des focales larges, lors de ses déambulations urbaines, mettant en valeur cette grande silhouette très fine, sa solitude errante mais aussi parfois en plan plus rapprochés, lors des séquences intimes, histoire de scruter un visage où se lit le désarroi d’une fragilité révélée.
Sur un sujet d'apparence revêche, Nino réussit la prouesse de ne jamais être plombant.
Accompagnée par une bande-son rock entrainante et émouvante, avec notamment un très beau morceau de Fontaines D.C en générique final. –, Pauline Loquès va chercher dans chaque séquence de petites touches de lumières qui illuminent le personnage de toute son humanité.
Tout au long du film, Nino va accumuler les rencontres de personnes qui peuplent sa vie. Ce condensé de vie en un week-end, pour essayer de comprendre l'incompressible et l'incompréhensible, et qui sait, essayer de grandir un peu.
Théodore Pellerin, acteur québécois peu connu en France, fait des merveilles d'inhibition, d'énigme maladroite, face à la série de rôles secondaires qui font le principal d'une vie.
Ce parti pris évite au film tout pathos superflus pour se concentrer sur la désorientation du protagoniste.
Sa dérive flottante dans un Paris saisi à vif, dans son caractère brouillon, éparpillé, réinvente son rapport aux autres alors qu’il appréhende de leur parler de sa maladie.
Nino- le film- dessine un monde où il est possible de s’imaginer des histoires, une autre vie, une révolution féministe qui gronde. De se projeter dans des lendemains plus désirables ou de poser un voile pudique sur sa douleur.
Et de réussir sans doute à trouver des émotions enfouies et de les partager avec nous dans un geste traversé d’amour et de générosité.
Et au-delà de cette tendresse palpable et irriguant tout le récit, Nino explore une érotique de l’intime (magnifique scène érotique où du Anaïs Nin est clamée par baby-phone interposée) une sensualité discrète mais prégnante présente dans chaque regard et chaque geste
Un très beau film pour une des plus belles surprises du dernier festival de Cannes.
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
Cette année encore, pour sa32ème édition, leFestival du Film de Lamavous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah ArnolsL'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenterLa vie d'une femmedeCharline Bourgeois-Tacquetmais aussiNotre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026)d'Emmanuel Marre,Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026)de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026)de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encoreHistoires de la nuitde Léa Mysius.
Hommage à Monica Vitti etrétrospective autour de la figure du père, la 49eédition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.
En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.
Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dansL’avventuraouLe désert rouge.
DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition
DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar
Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.