Baz'art  : Des films, des livres...
4 août 2015

Le Petit prince : une adaptation du chef d'oeuvre de Saint Exupéry plutôt en demi teinte

petit_prince_affiche-4-0c7b9

 Il y a deux ans à l’occasion des 70 ans du Petit Prince j’avais fait un long billet pour soutenir cette œuvre mythique  d'Antoine de Saint Exupèry ,  une célébration qui permettait de rappeler au plus grand nombre le message universel que nous a délivré Antoine de Saint-Exupéry, celui de ne  jamais oublier l’enfant que fut chacun d’entre nous.

Publié le 6 avril 1943 aux États-Unis, la version française attendra la fin de la guerre et la mort de Saint Exupéry en 1946 pour être publiée chez Gallimard. Personnellement, et comme beaucoup d'enfants, je l'ai lu pendant mon parcours scolaire, mais je dois reconnaitre qu’à l’époque,  sa lecture ne m'a pas forcément marqué.

En revanche, ce dont je me souviens le plus aisément, c'est de voir mon frère, plus jeune que moi jouer cette pièce avec cette classe, dans le rôle du buveur avec une seule mais percutante réplique (je bois pour oublier que j'ai honte de boire), la seule et unique prestation théâtrale de mon frangin qui depuis a préféré les platines!!

le-petit-prince-film-animation-festival-cannes-2015

Bref, je n''ai jamais eu la curiosité depuis de revenir sur ce qui est pourtant considéré comme un des plus grands textes littéraires du 20ème siècle,   et si la série d'animation française de 52 épisodes diffusée sur France 3 entre 2010 et 2013 avait permis à mes enfants de s’approprier pour la première fois le chef d'œuvre de Saint Exupéry, j’attendais avec une certaine impatience sa version sur grand écran promise depuis déjà pas mal d’années. Et un film que j’ai vu quelques semaines avant sa sortie en salles (le 29 juillet dernier) lors du dimanche des enfants organisés par le cinéma Gaumont Pathé (avec plein d’animation et de sac surprises, génial !!) ! mis en scène par le réalisateur Mark Osborne, auteur notamment du très reconnu Kung-fu Panda.

Si la  trame principale de l'histoire se veut fidèle à l'originale (à savoir pour les rares qui l’auraient jamais lu  Un aviateur rencontre un Petit Prince dans le dessert. Ce dernier voyage à travers différentes planètes pour découvrir l'univers et se faire des amis., on a droit à une seconde histoire qui vient se greffer, celle   d’ une petite fille, qui vit dans le monde d’aujourd’hui avec une maman proche du burn out, et qui rencontrée son voisin,  un vieil aviateur, qui n’est autre  autre que Saint Exupéry qui va donc lui raconter l’histoire du Petit prince

Le problème est que ces deux histoires ont un peu de mal à se mélanger l’une à l’autre,  d’autant plus que les deux histoires sont faites avec deux types d’animation différente : une classique pour représenter le monde d'aujourd'hui, et une autre en stop-motion, pour représenter l'imaginaire et le Petit Prince.

prince

Si celle-ci est absolument splendide et bouleverse la rétine,  car toutes ses  scènes en stop motion sont magnifiques et par séquences le film possède une vraie licence poétique, surtout quand on accompagne le petit prince sur sa planète et on appréciera le casting vocal français, notamment les prestations vocales de Dussolier dans la voix de l’aviateur ou Vincent Cassel dans celle du renard

 Malheureusement, on regrette que les passages du livre (la rose, le mouton, le serpent) donnent l’impression d’être trop vite survolé et ceux qui n’auront pas lu le livre auront du mal à comprendre la portée philosophique de l’ouvrage.

Et puis surtout, à coté de la version originelle du petit Prince, les passages plus contemporains, assez anxiogènes (dans la salle, les enfants pleuraient pas mal), viennent rendre l’ensemble assez bancal et pas bien passionnants, surtout si on les compare aux enjeux de Vice Versa, 100 fois plus passionnants.

Si le film souffre donc de ce déséquilibre et semble un peu trop long (1h50), il n’en reste pas moins que la fin est vraiment émouvante et que certains des messages du conte  L’essentiel est invisible pour les yeux »  passe parfaitement  et rende dans l’ensemble le film plutôt réussi.

Commentaires
M
Toujours aussi sceptique quand à cette adaptation. Votre chronique ne m'encourage pas vraiment à y aller; merci de cette franchise ... :)
Répondre
P
La bande-annonce ne m'a pas enthousiasmée, je n'avais pas envie d'y aller. Ta critique et celle d'Aurore confirme que je vais plutôt relire le bouquin ;) <br /> <br /> Bonne fin de journée filou !
Répondre
A
J'aurais aimé lire plus de critique comme ça avant d'y aller car pour moi ça a été une véritable déception. J'avais beau ne pas y croire en voyant la bande annonce, les critiques et articles lus m'avaient convaincu d'y aller qd même, grossière erreur. Qu'on soit ou non fan du livre on sent bien que ça cloche ...
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 367 386
LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
171 abonnés