Baz'art  : Des films, des livres...
2 septembre 2015

Rentrée littéraire 2015: Barracuda, un roman qui fait des vagues

 

barracuda

Quatrième de couverture :

Daniel Kelly sort de prison.
Vingt ans plus tôt, il était Danny « Barracuda », le grand espoir de la natation australienne. Un adolescent rageur, animé par la soif de vaincre, tout entier tendu vers un seul but : devenir champion. Pour n'être plus le petit métèque, fils d'une coiffeuse grecque et d'un routier australien. Pour montrer à ces petits bourges pour qui tout semble facile que lui, le boursier, peut les battre. Pour ne plus être prisonnier de ce corps encombrant, de ces pensées qui lui viennent dans les vestiaires.
Aujourd'hui, Daniel est ce champion déchu qui a commis l'irréparable. Il est cet homme que la prison a à la fois brisé et révélé. Il est ce fils, ce frère qui veut se réconcilier avec les siens. Il est cet adulte qui va devoir une dernière fois se confronter à l'ado qu'il était pour mieux tenter de revivre...

La citation :

"Il n'aurait pu y arriver sans la force, la puissance de son corps, mais cette force, cette puissance provenaient de l'intérieur. C'était en lui : quand le corps et l'esprit ne font plus qu'un, ils ne peuvent être brisés, ne peuvent faillir."

Ce que j'en pense :

Il y a deux ans je vous avais dit tout le bien que je pensais de la Gifle, la série diffusée alors sur arte, mais également le livre à l'origine, formidable roman d'un certain romancier australien Cristos Tsiolkas qui suivait  le quotidien d’une famille d’immigrés grecs et de leurs amis, dans la banlieue tranquille de Melbourne, qui se délitait après la gifle donnée par l’un d’eux au fils d’un autre membre du groupe.

En cette rentrée littéraire 2015, Tsiolkas, décrit ici et là comme "l'enfant terrible de la littérature australienne" nous revient dans les tables des libraires françaises toujours chez Belfond, avec un livre encore plus coup de poing, qui se propose de continuer à détruire l'image bien policée de la société australienne tel que les images nous la renvoie.

A travers cette histoire de jeune champion de natation issue d'une famille modeste ( d'origine grecque), c'est une société scélrosée, pleine stéréoptypes et individualiste qui est décrite.  Et cette société est décrite à travers ce parcours personnel, qui commence comme un rêve avant de tomber dans la déchéance (et peut-être) dans la rédemption,  de  rêves, de désillusion, de déchéance et de rédemption.

Le portrait de cet homme en quête de réconciliation avec les autres, mais surtout avec lui-même est décrite avec une rage et un souffle déjà présent dans la Giffle.

Nageur lui-même, Christos Tsiolkas décrit avec énormément d'acuité l'univers de la natation, ce combat quotidien et particulièrement violent pour gagner une poignée de dizièmes de secondes. Si cette histoire de natation- avec pas mal de détails sur des entrainement et des courses- passionne moins que les destins des personnages de la Gifle, et si la charge manque parfois de subtilité ce roman, avec une langue apre et parfois crue, reste évidemment percutant et nous tienne en haleine jusqu'au bout de ce chemin presque christique que subit ce Danny, le personnage central que Tsiolkas n'épargne pas tout au long de son roman.

La littérature australienne est assez peu représentée en France, raison de plus pour se précipiter sur ce Barracuda, écrite par un des "mauvais garçons" de cette littérature.

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