Baz'art  : Des films, des livres...
6 mars 2017

GRAVE (critique) : un premier film choc à dévorer tout crocs dehors

 Le film qu'on met en avant ce lundi matin par le biais d'une chronique, puis très rapidement  par le biais d'un jeu concours c'est GRAVE de Julia Ducournau,  qui est assurément un de ces événements cinématographiques  incontournables de ce mois de mars. 

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 J'en avais parlé le mois dernier lors de ma revue de films du dernier Festival d'ANNONAY   ce film m'a semblé comme beaucoup de festivaliers ( Annonay mais aussi Gerardmer ) le vrai film choc de ce festival, et qui génère de plus en plus de bruit  depuis maintenant plusieurs mois et  sa présentation l'an passé à Cannes lors de la semaine de la critique.

 Premier long-métrage de Julia Ducournau, ce film de genre français présenté à Annonay en séance de minuit devant une cinquantaine de spectateurs dans une ambiance forcément à part, m'avait  sidéré par cette audace formelle et visuelle, et  mérite amplement son succès qui devait se concrétiser lors de sa sortie  le 15 mars prochain.

 

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 Il faut dire qu'avant même sa sortie en salles , GRAVE fait déjà beaucoup parler de lui, il a même été présenté comme un film qui avait fait évanouir certains festivaliers à Toronto, et si on ne sait si la légende est vraie ou pas, ca vous pose néanmoins l'ambiance d'un film qui effectivement, n'est pas à mettre devant tous les yeux, mais reste à conseiller fortement à tous ceux qui aiment les expériences fortes et inattendues.

 Pour son premier long-métrage, la jeune réalisatrice Julia Ducournau à choisi comme fil rouge  un sujet choc, le cannibalisme. Son héroïne apparaît d’abord sous les traits d’une jeune fille inoffensive, avant de découvrir le mal qui l’atteint.

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  GRAVE est un film bouleversant ainsi qu'une expérience sensorielle inédite dont personne ne sort indemne , située quelque part  entre  les films de Claire Denis (Trouble Every Day), ceux Marina Van (Dans ma peau) et les premiers films de Cronenberg- qui comme Ducourneaux filme l'étrangeté d'une métamorphose d'un point de vue psychanalytique, et devant lequel il semble  difficile de rester indifférent...

A l'origine de Grave, il y a un court métrage réalisé par Julia, JUNIOR,  le récit d'une mutation reptilienne d’une ado très garçon manqué en jeune fille, évidemment  GRAVE s’inscrit dans la continuité de ce  court-métrage d'autant plus que les  héroïnes portent d’ailleurs le même prénom, Justine- inspirés d'un roman du Marquis de Sade,  et sont toutes les deux interprétées par l'épatante révélation Garance Marillier

 Centré autour de la construction d’une identité et d’une morale au sein d’un système perverti, que ce soit celui du bizutage et celui du cocon familial ( mais chut n'en dévoilons pas plus, au risque de déflorer l'étonnant twist final), Grave est un récit d'apprentissage particulièrement aziumuté et renversant, à la maitrise formelle et scénaristique évidente., qui va bien plus loin que ce que ses effets gore pourraient laisser penser.

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Audacieux et fort maitrisé mélange entre teen-movie, film cannibale et humour noir, Grave détonne assurément dans le paysage cinématographique français et on n'a  assurément pas fini d'en parler, certainement bien longtemps après sa sortie, tant le film, qui est sans doute un des films de genre les plus réussis du cinéma français a tout pour devenir un film culte pour pas mal de générations..

De ce film imprévisible, perturbant et qui sort vraiment des sentiers battus, retenons aussi et surtout le magnifique travail opéré par le  chef opérateur Ruben Impens, complice de Felix von Groeningen (ALABAMA MONROE, BELGICA…), qui ici, ose une  lumière brute, très contrastée, qui fait superbement ressortir des teintes bleutées, conférant à l'ensemble un coté onirique et fantasmgorique évident...

Promis, arrétons là nos spoilers , et  on a d'autant moins envie d'en déflorer les surprises et les mystères que pour une fois, la bande annonce ne dévoile pas grand chose de l'histoire du film, préférant insister sur l'ambiance particulièrement poisseuse et envoutante d'un film qui devrait largement séduire au dela du cercle des amateurs de films d'horreur dont je ne fais assurément pas partie au départ...

 

Commentaires
A
Je suis très intriguée par ton avis sans avoir pu déterminer l'histoire.<br /> <br /> Un peu peur que ce soit trop gore pour moi en revanche ...
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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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