Baz'art  : Des films, des livres...
27 décembre 2019

Sale gosse- Mathieu Palain: immersion totale en PJJ

 

 

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"Wilfried n’avait plus souvenir de la dernière fois qu’il avait eu à tenir un stylo. Pendant un moment, il réfléchit à sa première phrase.

– Elle a failli perdre un œil, tu le savais ? Silence.

– Le jour du procès, elle va dire qu’elle pleure tous les jours, qu’elle n’ose plus sortir le soir, qu’elle s’agrippe à son sac dans les transports, qu’elle se retourne dans la rue. Elle dira qu’elle est suivie par un psy et que sans les antidépresseurs elle ne pourrait pas quitter son lit. Elle dira les nuits passées dans le canapé, à s’enfiler des heures de séries pour s’écraser sur l’oreiller. Prépare-toi, Wilfried.

– J’vais refuguer.

Il avait l’air sûr de lui"


Pour son premier roman,  le journaliste Mathieu Palain a eu envie de rendre hommage à son  père qui a travaillé  toute sa vie pour la PJJ, (Protection judiciaire de la jeunesse).

Il racontait bien peu ses anecdotes de travail, et son fils a cherché à en savoir plus et plonger les lecteurs dans le quotidien de cette structure, à l'instar du film Polisse, qui l’a prodondément marqué -comme il le raconte dans les dernières pages du livre.

On pense évidemment à Polisse en lisant Sale Gosse, mais aussi à la tête haute d'Emmanuel Bercot car le livre qui suit d'abord les traces de Marc, éducateur à la PJJ va alterner avec les autres points de vue  Wilfried,  jeune garçon de 16 ans à l'enfance broyée, Père alcoolique et violent, mère toxicomane qui va errer de  famille d’accueil en foyer alors qu'une carrière de footballeur aurait pu lui tendre les bras, sauf que sa violence larvée le fait virer de son centre de formation.

 Nina, une collègue de Marc va suivre le jeune homme, tout en rage explosive et tenter de le remettre sur le droit chemin.

Le  jeune auteur.a rencontré tous les personnages de son livre lors d'un reportage en immersion et il a décidé d'en faire un roman proche du reportage.

Sa recherche constante de la justesse des dialogues et des situations est à la fois une des qualités de son livre et parfois aussi ses limites, car le récit, toute à son approche documentaire  qui manque parfois un peu de densité romanesque.

On aime l'absence de pathos sur des thématiques pourtant très lourdes. 

Mais en insistant bien sur le travail formidable de ces éducateurs qui passent énormément de leur temps à tenter de sauver ces jeunes,  et sur ces assistants sociaux qui sèment mais ne récoltent jamais, Sale Gosse est aussi salutaire que fluide.

 

Sale gosseMathieu Palain, Iconoclaste Eds 

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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