Baz'art  : Des films, des livres...
5 novembre 2023

A pied d’œuvre; FRANCK COURTÈS : échange appareil photo contre stylo

 

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 Connaissez vous Franck Courtès ? Cet homme a, dans sa première vie professionnelle,  été un photographe  assez connu du milieu, à défaut du grand public. Il a immortalisé les plus grandes stars, il a travaillé pour les Inrocks et Libération, il a probablement mis les pieds dans les plus beaux hôtels et a voyagé aux quatre coins du monde.

Et puis un jour, son métier de photographe ne lui a plus apporté l’étincelle, il s’est senti piégé à l’intérieur d’un système qu’il ne cautionnait pas, tout étant produit de consommation y compris ses photos …ou en tous cas c’est de plus en plus cette image qui se reflétait dans son objectif. Le côté artistique de son métier s’éloignant au profit du côté commercial.

Alors il a troqué ses appareils photo contre un stylo ou un ordinateur si on veut éviter le cliché. Écrivain il  l'est et écrivain il le resterait désormais.

Il ne s’est pas posé toutes questions liées à une reconversion : vais-je en vivre ? Était-il conscient que seule une poignée d’auteurs vendent beaucoup ? J’ai l’impression que même s’il le savait, cela n’aurait rien changé, comme si écrire était soudainement si vital, si indiscutable que cela effaçait toutes les questions concrètes et matérielles.

Mais le bassement matériel, le quotidien il va se le prendre en pleine face en tant que « nouveau pauvre » car quand on n’a pas un rond, se loger, se chauffer, se nourrir, conserver une vie sociale, tout devient compliqué. Alors pour pouvoir continuer à écrire, il teste tous les petits boulots invisibles et très mal payés, de livreur à laveur de vitres, de manoeuvre à serveur. Son corps morfle mais il écrit la joie inédite du travail physique terminé à une heure précise comparé à un travail artistique jamais vraiment achevé.

A travers ses expériences et son quotidien, Franck Courtès dit la dureté de notre société quand on ne peut pas consommer -(tout est appel permanent autour de soi) et la perversité d’un système de plus en plus « uberisé ». Inscrit à une plateforme sur laquelle il trouve ses missions, il souligne que pour travailler, il faut être bien noté et que pour être bien noté, il faut être prêt à tout accepter.

« Avec l’explosion des statuts de travailleurs indépendants, on se dirige moins vers une société idéale d’ouvriers libres et indépendants que vers une société de serviteurs précarisés ».

 

Franck Courtès, grandeur et misère du métier d'écrivain

En lisant ces lignes, j’ai tout de suite pensé à deux fictions britanniques d'une grande puissance, que ce soit le  film très dur mais si juste de Ken Loach, Sorry we missed you (l’histoire d’un homme qui pense devenir libre en ayant sa propre camionnette et qui se rend compte que seul, il n’a plus la force du groupe, des collègues ou d’un syndicat pour le protéger contre les dérives d’un monde ultra libéral) ou à la série Years and Years dans laquelle un des personnages se retrouve livreur pour l’équivalent de Deliveroo.

J’ai aimé le ton à la fois très lucide et mordant de Franck Courtès, j’ai aimé la musicalité de sa plume et je lui souhaite de tout cœur plein de ventes pour ce livre !

     
À pied d’œuvre
Parution : 24-08-2023

A écouter aussi : l’épisode de l’excellent podcast Thunes dans lequel Franck Courtès parle de son rapport à l’argent

 

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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