The Search Photo Bérénice Bejo 1

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Il y a plein de raisons d'expliquer un échec. Les raisons « qualitatives » sont les moins convaincantes : quelques mauvais films marchent très bien, merci, et The Search, quoi qu'on en dise, malgré des défauts évidents, n'est pas un « mauvais » film. Plutôt un film pas totalement réussi... Il serait tentant de lire les prémices de cet échec dans cette fameuse séance de presse cannoise, le 24 mai dernier à 8h30 (fin des hostilités vers 11h10) où le film fut sifflé (et, sans doute peut-on le dire aujourd'hui, pas seulement par des journalistes russes). Le Festival de Cannes provoque emballements et éreintements excessifs, radicalise le jugement : parfois il suffit de tomber le mauvais jour, le lendemain d'un film très aimé, parfois il suffit d'une onde négative, traversant une salle épuisée, stressée, gavée d'images, et ça part en vrille.


Berenice Bejo y apparait totalement hors sujet.

Le mauvais accueil cannois a eu ses effets sur la promotion du film, plus précisément sur son traitement médiatique : celui-ci est devenu intrinsèquement défensif. Michel Hazanavicius et Bérénice Bejo sont allés au charbon, presque tête basse, arpentant les plateaux de télé où l'on se contentait de continuer à fêter le couple-star de The Artist.

 

 

favella

Un film qui aurait être édifiant sur la pauvreté au Brésil au milieu de cette corruption... Mais malheureusement... Stephen Daldry a réalisé un sous Slumdog Millionnaire dommage car il y avait matière a faire un très bon film

Pour autant le film garde un regard particulièrement authentique et naturel de ce monde, notamment grâce à Fernando Meirelles, qui après avoir réalisé l’incroyable Cité de Dieu (2002) officie ici en tant que producteur délégué. Le film évite ainsi toutes dénonciations lourdes de la misère mais expose simplement des conditions de vie à travers le quotidien des trois jeunes garçons. Ils prennent la vie au jour le jour, tentent de s’en sortir et apprécient le peu qu’ils ont. Ainsi l’horreur n’est jamais appuyée. Au contraire elle contraste avec l’attitude très optimiste des garçons, qui lorsqu’ils ont passé une « bonne » journée la finissent en plongeant dans un lac marron, où les déchets flottent en nombre.Le film apporte même un regard proche du documentaire. Régulièrement les trois garçons interviennent devant une caméra pour évoquer leurs conditions de vie et résumer leurs aventures.

Stephen Daldry porte un véritable attachement à l’enfance, tout le monde peut se souvenir de « Billy Elliot » ou encore de Oskar dans « Extrêmement fort et incroyablement près ». Les 3 enfants qui interprètent Raphael, Gardo et rato (Rickson Tevez, Eduardo Luis et Gabriel Weinstein) font d’ailleurs leurs premiers pas au cinéma.Ce film dont l’intensité est permanente vous transportera au coeur de ce que vous croyez connaître, mais le savez-vous réellemen

Film sympa mais TRES niais, heureusement que les paysages rajoutent au scénario! Le sujet mérite d'être traité (corruption, pauvreté, ...) mais de cette façon c'est dommage, s'il n'y avait pas de scènes violentes je le recommanderai seulement aux moins de 12 ans. La BA représente vraiment le film, n'en attendez pas plus

la technique du film est irréprochable et le seul mélange de la photo et de la musique apporte une tension esthétique tout au long du film ....Ensuite pour parler du film, je dirais qu'on est entre central do Brasil (Walter salles) et slumdog millionnaire pour l'ambiance.....C'est assez jubilatoire d'autant que l'histoire sans être trop compliquée est accrocheuse.....Les jeunes acteurs sont aussi délicieusement filmé et apporte beaucoup de fraicheur même s'ils sont tout à faut démunis de biens matériels ou autres richesses (il travaillent dans une décharge publique)......Rio est très photogénique assurément, et les personnages riches en couleur locale....Le film est rythmé, on appréciera cependant le caractère posé de la caméra même dans les nombreuses scènes d'action.....Le scénario n'a pas d'instant creux, on est happé dès le début, sans violence outrecuidante, sans voyeurisme non plus....

 2. a la vie

Jean-Jacques Zilbermann rend hommage à sa mère et à deux de ses amies rescapées des camps de la mort. L'idée est belle et généreuse. Les premières images sont fortes et douloureuses. Les dernières sont à la fois gaies et nostalgiques. Entre les deux, la réalisation trop illustrative est un barrage à l'émotion que je pensais ressentir. L'ensemble reste trop figé. Quelques jolies scènes, trop rares, hélas, accrochent un sourire. Vite fatigué par une reconstitution trop appuyée et ce trop long ballet de voitures d'époque, entre autres, il a fallu tout le talent et la force d'un casting sans failles pour retenir mon attention. Hippolyte Girardot et Mathias Mlekuz, tous deux parfaits. Un trio d'excellentes comédiennes. Johanna ter Steege, déterminée à rester une femme définitivement libre. La toujours magnifique Suzanne Clément, enfermée par le poids d'un passé trop douloureux avant de s'en libérer, dans un sourire. Et enfin Julie Depardieu. Tour à tour émouvante, touchante et drôle

En fait, malheureusement, la question ne se pose même pas : le réalisateur s’est tellement éloigné du pathos que l’émotion qu’on peut ressentir n’est qu’infinitésimale ! La faute aux comédiennes ? Même si , encensée par la critique pour sa prestation dans Mommy, n’est ici vraiment pas convaincante dans le rôle de Rose, on ne peut pas être aussi sévère avec , qui interprète Hélène, et , qui joue Lili : on sent que ces deux excellentes comédiennes font tout leur possible pour faire naître l’empathie chez le spectateur. Malheureusement, elles n’y arrivent qu’à de trop rares moments. La faute aux comédiens ? Sûrement pas, , et étant tous trois excellents. Hasard ou pas, c’est même lorsque l’un d’eux est présent que le film présente ses facettes les plus intéressantes. La faute au réalisateur, alors ? Très certainement. Sa réalisation est souvent beaucoup trop tiède et, seules, quelques scènes montrent ce que le film aurait pu être, aurait dû être. En fait, peut-être inhibé par son choix de révéler dans son film des choses particulièrement personnelles, Jean-Jacques Zilbermann donne souvent l’impression de s’attacher avant tout à ne pas fauter dans sa peinture de la France de 1960

Sur un point de départ terrible, le réalisateur (inspiré par l'histoire de sa mère) ne nous offre qu'un téléfilm, de luxe il est vrai, auquel manquent cruellement une certaine épaisseur et une plus grande émotion. La mise en scène manque de relief et les personnages ne sont pas assez fouillés même si on s'attache bien à elles. Ce n'est pas quelques très belles scènes ou d'autres plus fortes qui changeront quelque chose. C'est certainement fait avec beaucoup de sincérité mais cela ne suffit pas à faire un grand film sur l'amitié, l'amour, la vie, la culpabilité. Et les conséquences douloureuses de la déportation que chacun a vécu comme il pouvait

Il est certain que l’équipe de la direction artistique (accessoiriste, chef décorateur ou costumier) a effectué un vrai travail de recherche restitué avec soin. Un autre écueil de taille, est le choix de Julie Depardieu dans le rôle d’Hélène, son tempérament lunaire colle mal au personnage et elle rame beaucoup pour rester au niveau de Johanna Ter Steene et de Suzanne Clément. Toutes deux parfaites. Cela provoque immanquablement un détachement pour ce qui se passe à l’écran (l’œil constamment sollicité par des détails en toile de fond), et l’intérêt s’estompe tout comme l’émotion. Il faudra attendre le générique de fin, pour que la conscience se réveille… regrettant que cette histoire véridique n’ait pas eu le traitement qu’elle méritait, avec moins d’opulence, une mise en scène inspirée et plus subtile. Qui trop embrasse, mal étreint… « A la vie » a des allures de sous marque d’un film de Diane Kurys. pour une femme.

 

4.Blue Ruin

blue ruin

Après avoir été retenu à Cannes dans la sélection de la Quinzaine des réalisateurs, en 2013, Blue Ruin a pas mal voyagé dans divers festivals ( notamment celui du film policier de Beaune en sélection officielle), récoltant une jolie moisson de prix et une belle réputation critique. L'ayant raté et à Beaune et lors de sa sortie en salles en juin dernier, je me suis rattrapé avec sa sortie en DVD le 12 novembre dernier chez Wild Side, mais alors que je m'attendais partager l'enthousiasme général et être sous le charme de cette histoire de vengeance anachronique, je n'ai pas vraiment pas été convaincu par le résultat final.

Plongé dans une Amérique arriérée, brutale et poisseuse, le postulat de base tire son originalité dans le fait de suivre ce qui suit l'acte de vengeance et d'ouvrir ainsi sur les répercutions. C'est plutôt bien amené, le tout appuyé par une photographie maîtrisée, un suspense réussi mais légèrement plombé par un personnage principal un peu énervant

Une chasse à l'homme intéressante, mais qui m'a pas totalement convaincu, à cause du scénario décousu et un brin trop vaseux. Dommage, car certaines scènes sont parfois très intense et les interprètes sont en adéquation avec la réalisation.

Film typique Sundance qui se prétend ambitieux et qui jouit de son propre concept minimaliste, au premier abord on est en droit d'y croire et d'avoir de l'espoir mais passé la demi heure fatidique le soufflet retombe ... Une histoire de vengeance somme toute classique, un homme recherche le meurtrier de ses parents qui vient de sortir de prison, l'intrigue ne parvient jamais à se transcender, juste quelques scènes fulgurantes nous sortant de notre pseudo coma, Jeremy Saulnier a cependant un certain talent de metteur en scène et une sensibilité esthétique, c'est indéniable, pour un second film c'est encourageant.

e votre famille sortait de prison? Dwight décide d'établir une vengeance qui ne se passera pas comme prévu devant la caméra de Jeremy Saulnier et le résultat se révèle plutôt bon. En effet, le réalisateur propose une vision intéressante du personnage qui ne devient ni une machine de guerre vengeresse, ni cool, ni badass comme on le voit la plupart du temps,

 . La réalisation est accrocheuse mais une fois passée le premier acte, la lenteur se fait de plus en plus ressentir et on finira par retenir quelques bribes de plans (la voiture s'enfonçant dans les terres sur une route fantomatique) et les scènes réellement fortes (un redneck bavard qui prendra un beau pruneau dans la bouche et l'astuce téléphonique de fin qui amène une vraie tension palpable). L

Macon Blair tient le rôle principal, de ce paumé happé par cette spirale de violence, le personnage est plutôt convaincant, sa psychologie est évolutive, son seul défaut (et de taille) c'est qu'il n'est en rien attachant, et vu qu'il est présent sur la quasi totalité des plans du film c'est assez dérangeant. Même son de cloche pour le reste du casting qui est fort convenable mais qui manque de charisme, d'un quelque chose pouvant élever le long métrage, Saulnier préférant garder un certain "réalisme"rustique dans sa mise en scène. Le rythme est vraiment trop insuffisant et le réalisateur mise volontairement sur la carte du contemplatif, pourquoi pas, mais ça ne fonctionne pas car au niveau de la réalisation il montre encore trop de lacunes pour créer un véritable univers propre, la tentative reste louable mais malheureusement la frontière entre le captivant et l'ennui est bien trop étroite. Les séquences violentes sont par contre réussies et percutantes, d'ailleurs la séquence finale est brillante, mais dommage d'avoir un climax trop tardif, j'aurais préféré une montée crescendo de la tension narrative plutôt qu'un coup éclat concluant le film. La photographie est quand à elle très propre, Saulnier montre un sens esthétique intéressant qui donne bonne mine à son œuvre, transfigurant les paysages de l'Amérique profonde. "Blue Ruin" est un deuxième film encourageant de Jeremy Saulnier, un road movie intimiste et sanglant manquant de maîtrise mais montrant des qualités en termes techniques.