voie des ames

 Quatrième de couverture : 

Richard Neville est un flic français comme il en existe peu. En touchant la main d'une victime il parvient à reconstituer les derniers instants de la vie de celle-ci, et à identifier son assassin – ce qui lui vaut d'être régulièrement sollicité par les polices du monde entier. Cette fois, à New York, il est parti en mission accompagné de sa femme Clara... assassinée en pleine journée à Central Park. Lui, le super flic, n'a pas pu protéger l'amour de sa vie, la mère des ses enfants... Mais dès le soir du meurtre d’étranges incidents surviennent : Richard pense d'abord que Clara cherche à communiquer avec lui de l'au-delà. Jusqu'à ce qu'une femme étrange le visite pour lui proposer un marché incroyable : revenir quelques instants avant le meurtre de sa femme pour qu'il essaie de la sauver, en échange de son obéissance aveugle…

 La citation :

"Le diable, Satan, Lucifer, le prince des ténèbres, l'Antéchrist, Belzébuth, appelez-le comme vous voulez, est une invention de l'homme pour expliquer les maux qui l'accablent.."

  Ce qu'on en pense :

 Quais du Polar commence donc demain ( vous devriez commencer à le savoir si vous êtes fidèles lecteurs de ce blog :o), et pour l'avant dernière dernières chronique d'auteurs invités avec une petite tribune sur le dernier roman la voie des âmes de Laurent Scalèse.

Ce dernier, scénariste notamment de la série policière Chérif qui se déroule à Lyon, est l'auteur de polars surfant sur la voie du surnaturel et du fantastique, pas loin de l'univers d'un Franck Thilliez ou d'un Maxime Chattam, deux auteurs dont il est proche et avec qui il a inventé la ligue de l'imaginaire afin de transmettre leur  passion pour les littératures de l’imaginaire (on appréciera le bandeau de couverture où Franck Thilliez dit tout le bien qu'il pense du livre de son pote).

Dans son nouveau roman « La voie des âmes », Scalese continue dans cette voie à transmettre cette passion pour cette littérature là et on peut dire qu'il met les moyens avec un roman très dense ( plus de 600 pages), roman  d'une vraie  envergure, qui mélange les différences culturelles ( américaines et françaises), les genres ( thriller, ésotérisme, roman historique, roman amoureux) et pas mal d'élèments surnaturels.

Le résultat final plaira évidemment aux amateurs du genre car l'auteur sait y faire pour accrocher le lecteur mais les autres pourront pinailler sur les clichés, l'intrigue construite de façon trop convenue, ainsi que les personnages trop grossièrement dessinés.

Personnellement, je suis plutôt dans la seconde catégorie, ayant un peu bloqué sur toutes ces conventions et maladresse de style, mais loin de moi l'idée de dégouter les autres.  Ce qui est sur c'est que Laurent Scalèse sera présent au Festival Quais du Polar le week end prochain et les adorateurs de son oeuvre seront bien évidemment ravis d'aller le rencontrer. Personnellement, comme je serais plutôt au festival du film policier de Beaune ce week end- je vous en reparle très vite- je ne suis pas sur de pouvoir le voir, mais lecteurs lyonnais amateurs de ce genre de roman, n'hésitez pas une seule seconde!!