incroyable anniversaire

Voici un demi-siècle que l’école des loisirs propose aux enfants des livres audacieux et impertinents. Max et les maximonstres, Le géant de Zéralda, Loulou, Blaise le poussin masqué, Calinours, Hulul, le chat assassin… leurs aventures et leurs auteurs font aujourd’hui partie du patrimoine culturel de l’enfance et ont marqué l’histoire contemporaine du livre pour la jeunesse.

Depuis le 11 avril jusqu'au 21 août, la Bibliothèque municipale de Lyon  célèbre ainsi le cinquantenaire de l’école des loisirs, pour en dévoiler l’histoire et la légende et présenter les coulisses de cette maison d’édition jeunesse indépendante parmi les plus importantes, et les plus secrètes.

N'hésitez pas à aller voir du coté du site de la bibliothèque pour vous faire une merlicieuse programmation, faite de rencontre, de découvertes et de surprises.

Personnellement je n'y suis pas encore allé, mais c'est prévu pour très bientot et je ne manquerai pas de vous en dire plus sur cette exposition exceptionnelle.

donne moi histoireEn attendant, un petit mot sur un de nos derniers coups coeurs paru chez l'Ecole des Loisirs, "Donne moi une histoire", le dernier album de Jean Luc Englebert, dans lequel ce dernier se met en scène, comme narrateur interpellé par sa petite fille pour lui inventer une belle histoire.

Et le papa  propose alors à sa chérubine une aventure dans laquelle celle ci devient "chevalière" avec "sa puissante armée". Sauf que la narrateur invente l'histoire en allant et s'éternise sur la durée: marcher pendant des jours, non, non et non, et en plus les ennemis sont invisibles!

On pense beaucoup à "Alors raconte" cette série de livres jeunesse écrite par de Trondheim et Parrondo décliné en série animée et film , mais avec surement plus de tendresse chère à Englebert. 

Tout le sel de l'album se trouve  dans ce joli dialogue père – fille ( vous comprenez pourquoi le livre m'a autant plu?), la fille menant comme il se doit son papounet par le bout du nez pour le plus grand plaisir des deux protagonistes et des jeunes lecteurs qui s’ forcément y reconnaîtront avec la plus grande joie. Et la fin, sans texte mettant parfaitement en valeur les illustrations de l'auteur illustrateur qui signe une des belles surprises de ce premier semestre en littérature jeunesse.