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 Samedi soir, une bonne partie de l'équipe de Baz'art- Michel et moi en fait- étaient présents, en compagnie de 4.500 spectateurs de la halle Tony Garnier , pour assister, et ceci, comme tous les ans depuis plusieurs années à la séance d'ouverture du 9e festival Lumière.

 17 Heures tapantes (ah, ce qu'on la préfère, cette nouvelle horaire et le nouveau jour choisi depuis deux ans pour ouvrir le festival) et déjà de nombreux artistes auxquels le festival rendra hommage dans ses premiers jours pointèrent leur nez sur le tapis rouge.
Le public applaudit alors à tout rompre dès que leurs visages s'afficherent sur les écrans géants du: Tilda Swinton, Michael Mann, Guillermo del Toro, Alfonso Cuarón ( à qui une troupe de mariachis de Brive la Gaillarde (???) sont venus rendre un hommage très musical),  ou Jean-François Stévenin  : 4 grands noms du cinéma à qui le festival rendra hommage dans ses premiers jours, étaient évidemment présents.
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Pour les entourer, tout un tas de personnalités du 7eme art présents toute la semaine pour présenter un film du festival. et participer à cette  grande fête du cinéma du patrimoine.
Parmi eux, des habitués comme  Ludivine Sagnier, Jerry Schatzberg, Marisa Paredes, Vincent Lindon, Alexandre Desplat, Anne Le Ny, Michèle Laroque, Pierre Richard, Christian Carion, Danièle Thompson, Marina Foïs Laurent Gerra, mais aussi des célébrités qui venaient pour la première fois au fesival comme  Catherine Frot et Gérard Jugnot , Robin Campillo, le réalisateur du triomphal  "120 Battements par minute" et enfin le cinéaste de l'estaque bien connu qu'est Robert Guédiguian,  le nouveau Président de la Cinémathèque de Toulouse, avec qui on a pu s'entretenir un peu lors du diner de cloture et qui est aussi sympathique que talentueux.
Bref, que du beau monde qui a ravi l'assistance même si l'invité qui l'a largement emporté  sur tous  les autres à l'applaudimètre était l'invité d'honneur de cette cérémonie d'ouverture, à savoir Claude Moine ou  Mr Schmoll,  plus connu évidemment sous le nom de Eddy Mitchell.
Un monsieur Eddy qui arriva tout souriant sur une scène qu'il connait bien pour y l'avoir fréquemment occupé en tant que chanteur, avec une arrivée phare , ccompagné d'un de ses  titre phare, "Pas de boogie woogie", un titre idéal pour faire bouger toute l'assistance qui ne demandait que cela.
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En le choississant comme invité d'honneur ( une information qui ne tomba que deux jours avant le début de la cérémonie), Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux  ont tenu à rendre hommage à  celui qui inventa dans les années 1980 une nouvelle manière de parler de cinéma à la télévision lorsqu’il lança, avec Gérard Jourd’hui, l’émission La Dernière Séance , dédiée aux classiques du cinéma américain.

En effet : tous ceux qui comme moi avaient une dizaine de l'année à l'époque se  souviennent forcément de cette émission qui affichait un amour du cinéma qui s’exaltait dans la passion affichée pour les westerns et les films noirs, pour les grands et petits maîtres d’Hollywood; une de ces rares émission télévisée sur le septième art qui marquera profondément  l'histoire de la télévision et les années 80.

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"Monsieur Eddy" est un authentique amoureux du cinéma dont il connaît l’histoire sur le bout des doigts. Faussement badin, il fait preuve à l’antenne d’une érudition et d’une fantaisie qui font merveille auprès du grand public autant que des spécialistes.

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Bertrand Tavernier, réalisateur et président de l’Institut Lumière qui a dirigé Eddy Mitchell pour son tout premier rôle au cinéma dans Coup de Torchon en1981 l'a annoncé samedi soir  : "  Quand j’ai voulu travailler avec lui, je l’ai approché en fan. J’ai trouvé qu’il ferait un acteur formidable. J’ai écrit le personnage de Nono pour lui car je me disais que pour jouer un tel imbécile, il fallait quelqu’un de très intelligent ».
Visiblement ému par ce virant  hommage, Monsieur EDDY a  longuement parlé de son amour pour le cinéma, un virus qu'il a eu depuis tout petit, quand son père qui travaillait de nuit l'amenait après l'école dans les cinémas de ses quartiers de Belleville à Paris.

 Puis vient le moment de proclamer officiellement l'ouverture du Grand Lyon Film Festival. Au rythme de "Midnight Express", du DJ italien Giorgio Moroder, les acteurs, réalisateurs et personnalités politiques sont appelés un par un à rejoindre Thierry Frémaux.

 

 

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 Comme d'habitude, tout au long de la soirée, on est restés  admiratifs quant à la qualité des clips et teasers concoctés par Frémaux et son équipe, notamment celui qui présente l'ensemble des films proposés  lors du Festival, qui laisse la part belle à la musique a la part belle, de  "I will survive" de Gloria Gaynor à  "la Bohème" d'un Charles Azanvour  à qui le festival rendra hommage en tant que comédien.

Mais en attendant, le  bel et émouvant hommage de ce samedi soir,  c'est à Jean Rochefort qu'il a été rendu, notamment par un Bertrand Tavernier  très remonté contre certains médias qui ont visiblement été un peu réticents à faire une belle nécrologie durant la semaine,  qui nous a dit quel immense comédien et homme il était.

Ccomme tous les ans également on ne pourra rater l'annonce officielle de  l'ouverture du Grand Lyon Film Festival, qui ont vu l'ensemble des personnalités inventés venir  sur scène, au rythme de "Midnight Express", de l'italien Giorgio Moroder ( également célébré lors de cette édition 2017), où tous, l' un après l'autre  viennent rejoindre le maitre de cérémonie Thierry Frémaux. 

 

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Ceux ci, ainsi que l'ensemble du public finiront la soirée en  entonnant "La dernière séance" d'Eddy Mitchell, en  version karaoké selon les (bonnes ) coutumes de cette soirée.

Puis ce fut enfin   l'heure du  film d'ouverture  projeté après plus de deux heures de cérémonie :  La Mort aux trousses, l''un des très grands classiques d'Alfred Hitchcock, thriller  d'espionnage passionnant et remarquablement réalisé, avec quelques scènes sponctuées d'un humour bienvenu et  très british .

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  L'occasion de vérifier à nouveau à quel point Hitch sait mélanger  avec  un immense  brio pas mal d'ingrédients qui lui sont chers :  l'espionnage, le suspense, l'humour, la romance, les courses poursuites ( dont cette mythique avec un avion en plein champs), la fausse identité, l'humour,...

Un mot aussi sur les acteurs qui auront ravi notre soirée  : Cary Grant , avec sa  classe légendaire de gentleman des 50s, son détachement et  Eva Marie Saint, l'incarnation même de la  femme fatale sont des beaux archétypes de ce cinéma des années 50/60  comme on n'en voit plus.

Et on n'oubliera pas d'avoir  une petite pensée émue pour Martin Landau, un des méchants bien antipathiques qui nous a quitté cette année, un peu avant Monsieur Rochefort.

Bref, une soirée où le cinéma et la musique étaient réunis pour lancer de la meilleure façon qui soient cette 9 éme édition d'un Festival Lumière qui ne cesse de confirmer.