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Le comédien Louis-Do de Lencquesaing, second "couteau "du cinéma français semblait cultiver les rôles poisseux  de personnalités peu recommandable du père pédophile de   Polisse » de Maïwenn ou client opiomane d’une maison close dans « L’Apollonide " avant de passer à la réalisation en 2012 avec " Au Galop" où il se donnait au passage un rôle plus important et plus nuancé que ses second rôles; exception faite du rôle  du producteur Humbert Balsan dans le film « Le père de mes enfants ! »,qui le révéla enfin acteur de premier plan en 2011, 

Avec son second long métrage , La Sainte famille actuellement en salles,  il continue de s’attribuer le rôle principal d'un de ses films tout en chroniquant toujours la sphère familiale, et si possible particulièrement bourgeoise et argentée.

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Celui qui semble dans ses rôles et dans la vie pratiquer le détachement et l’ironie continue dans ce film de l'explorer à travers le personnage central de Jean, universitaire brillant et légèrement désabusé, nommé ministre de la Famille alors que la sienne traverse une zone de turbulences.

Une famille un peu décalée  sur laquelle il porte un regard nonchalant et un peu léthargique. On sent un peu de tendresse sur ces grands bourgeois qui passent leur temps à boire des cafés plutôt que d'exprimer leurs sentiments mais le film trop mou, manque vraiment d'aspirités .

Louis-Do de Lencquesaing survole un peu trop son sujet et ses portraits. 

Le film se regarde sans déplaisir, le casting d'acteurs trop rare- Thierry Godard,  Marthe Keller,  Laura Smet ( particulièrement mise en valeur) fait plaisir à voir, mais  le film ne raconte pas grand chose, et les situations et portraits de son pas assez exploités  pour convaincre ....