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Parmi les invités prestigieux du festival Lumière année 2023, on compte Karin Viard. Une vraie actrice populaire, à la palette et à la carrière XXL, passant de la comédie loufoque (comme L’Origine du monde en 2020) au réalisme dramatique.

Le Festival Lumière a justifié l'invitation à Karin Viard en  mettant en avant "l’énergie et l’élégance" de l’actrice "à la carrière XXL".

 

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"Karin Viard a accompagné l’essor du cinéma féminin dans les années 1990 et 2000. Elle est la "femme d’à côté" qui s’émancipe et devient héroïne pour Christine Pascal, Catherine Corsini, Marion Vernoux, Tonie Marshall, Carine Tardieu, Anne Le Ny, Danièle Thompson, et surtout Solveig Anspach, collaboration qui lui vaut, en 2000, le premier de ses trois César, et qui fait à nouveau merveille 13 ans plus tard dans le magnifique Lulu, femme nue. Silhouette chic de parisienne, élégance du geste, délicatesse de la voix, Karin Viard va illuminer la 15e édition du festival Lumière", 
Une variété de jeu illustrée par les trois films très différents qu’elle présentera à Lyon, trois films qu'on a vu et approuvés lors de leurs sorties en salles : 

1. Lulu femme nue de Sólveig Anspach (2013, 1h27, VFSTA)
Un beau jour, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle en laissant son mari et ses trois enfants. En chemin elle va faire des rencontres décisives… Adaptation de la bande dessinée d’Étienne Davodeau, retrouvailles de Karin Viard et SÓlveig Anspach quinze ans après Haut les cœurs !

Notre avis sur le film

"Lulu femme nue"   la fuite en avant de Karin Viard à Saint Gilles Croix de vie Anspach m'a beaucoup touché. "Lulu femme nue" est une oeuvre délicate, nourri de tendresse et d'humanité, mettant en avant ces liens qui se  tissent et se retissent entre des gens un peu trop isolés, un peu trop perdus sans la solitude, un peu à la marge, qu'ils soient ancien repris de justice ou personnes âgés sans plus aucun lien social. Tous ces personnages écorchés vifs, blessés par l’existence, paumés au grand coeur sous des apparences un peu rustres, la cinéaste donne à chacun d'entre eux, le temps de nous les faire aimer, et rien que cela est fort louable dans un cinéma français où l'humanisme n'est pas toujours présent.

Une aventure modeste, mais qui laisse vraiment une bien belle place à ces personnages qui ont connu des erreurs de parcours mais à qui on laisse une seconde chance. On aime beaucoup ce Charles (interprété par un Bouli Lanners qu'on a jamais connu aussi séduidant), ex-taulard dont elle s'amourache, ses deux frères pieds nickelés assez hilarants (avec Philippe Rebot, aussi bon que dans Mon ame par toi guérie, un film auquel on pense aussi, mais en moins fort), et bien sur, dans la dernière partie du film,  Marthe (Claude Gensac) qui se fait piquer son sac avant de s'attacher à sa voleuse..

Bref, des acteurs magnifiés et qui donnent tout leur savoir faire, notamment Karin Viard qui incarne ce rôle de femme à la dérive sur la pente de la guérison avec énormément de justesse et de  sensibilité.

Ce lundi 16 octobre  Karin Viard présentera la séance suivante du film Lulu femme nue  Comœdia  19h 

2. Jalouse de David et Stéphane Foenkinos (2017, 1h47, VFSTA)
Du jour au lendemain, Nathalie va devenir jalouse maladive. De sa fille puis de sa meilleure amie en passant par sa collègue voire son voisinage…

Une fable grinçante, avec Karin Viard, Anaïs Demoustier, Anne Dorval.

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Après le premier et fort savoureux  La délicatesse., adaptation du roman de David, les frères Foenkinos ont mis six ans à revenir aux affaires cinématographiques avec Jalouse, sorti le 8 novembre 2017, pour un résultat sans doute encore plus abouti et qui connait un beau succes si l'on en croit le distributeur qui se félicite de voir ce jour  le film passer les 700 000 entrées en mois d'un mois d'exploitation.

Si le premier essai comportait en effet quelques facilites d'écriture et un scénario un peu cousu de fil blanc, Jalouse a soigné ces faiblesses pour se concentrer également encore plus ce qui plaisait tant dans le premier long métrage du duo de frangins: dialogues particulièrement cinglants et bien sentis, direction d'acteurs aux petits oignons, et scénario parfaitement maitrisé. et gentiment corrosif sur les bords.

Jalouse réussit à rendre attachant un personnage féminin central pas forcément très aimable en premier chef  et surfe sur le succès d'une Aurore, déjà excellente il ya quelques mois  en offrant une réflexion pertinente et plutot originale sur la difficulté à assumer son âge chez les femmes, et notamment cette arrivée dans la période de la ménopause qui peut tant bouleverser les femmes .Jalouse trouve un bel équilibre entre legereté et gravité, sur un ton doux amer, mais sans doute plus amer que doux avec ce qu'il faut de  tendresse, d’humour et de bienveillance.

Ce lundi, Karin Viard présentera la séance suivante :
Pathé Bellecour lu 16 16h45 

3. L'Origine du monde de Laurent Lafitte (2020, 1h38, VFSTA)
Un jour, le cœur de Jean-Louis s’arrête de battre, pourtant il est totalement conscient. La solution donnée par sa coach de vie : photographier le sexe de sa mère… Une comédie loufoque au casting d’exception.

L'origine du monde

 

Avec cette comédie provocante et décapante,  Laurent Lafitte balance un bon coup de pied dans la fourmillère de  la comédie hexagonale souvent de piètre qualité. 

Adaptation de la pièce de théâtre du même nom de Sebastien Therry, L’Origine du monde commence de façon totalement absurde : Jean-Louis (Laurent Lafitte) réalise en rentrant chez lui que son coeur s'est arrêté. 

Le principe du film repose sur un point de départ hautement  improbable et va  génèrer des situations absurdes et très noires qui diviseront forcément les spectacteurs en fonction de la sensibilité et du degrès de tolérance de celui ci. 

L'origine du monde n'évite pas certaines situations flirtant allègrement avec le malaise, il les provoque même, et  si certaines séquences fonctionnent moins notamment dans la seconde partie du film, l'ensemble prête largement à rire, pour qui aime l'humour noir et méchant!

Et surtout le casting est d'un grand niveau tant les acteurs semblent s'être amusés à tourner dans cette comédie pas comme les autres.

On pense  notamment  à Vincent Macaigne, qui s'est fait la tête de François Hollande pour l'occasion, Hélène Vincent, dont le personnage est pourtant particulièrement malmené ou Nicole Garcia hilarante en gourou hallucinée ! 
Ce dimanche, Karin Viard présentera la séance suivante 

UGC Astoria di 15 20h 

 

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Rencontre avec Karin Viard
Lundi 16 octobre à 15h au Pathé Bellecour
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