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Caleb est passionné par les reptiles et autres animaux exotiques. Alors qu'il cherche un bijou dans son épicerie de quartier, il tombe sur une araignée que ce dernier expose dans une petite boîte en plastique. Caleb décide de l'adopter et commence alors un cauchemar qui ferra trembler tous les arachnophobes,  et même tous ceux qui ne le sont pas 

Allez je ne vous fais pas miroiter plus longtemps un suspens à la mors moi le noeud : j'ai vraiment  adoré Vermines, un film de genre français réussi de A à Z, premier long métrage du très prometteur  Sébastien Vaniček. 

On ne s'ennuie jamais car le récit ne laisse presque jamais respirer ses personnages, il y a de vrai moments drôles qui vont parfaitement avec l'ambiance du film et surtout, le plus important, et ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti cela, il fait  mais vraiment très très peur.

On a une sensation omniprésente de bestiole qui peut sortir à tout moment de tout endroit, et ce que je trouve très intelligent c'est que le film est tourné comme un vrai slasher, les apparitions des "monstres" sont rares au début pour à la fin devenir omniprésentes, on sent une vraie envie de rendre hommage à un cinéma de genre et ça fait réellement plaisir.

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On ne peut aussi oublier la référence évidente a Arachnophobie, une version bien plus moderne qui repense complètement le film d'attaques d'animaux qui avait un peu disparu avec le temps. 

Les scènes d'attaques et de morts sont terrifiantes, la tension monte continuellement jusqu'au point culminant, et on a vraiment l'impression que notre corps grouille d'araignées surtout lors de la scène de la douche, encore une réf a arachnophobie, mais en encore pire, qui va me faire arrêter les douches pour un bon bout de temps, désolé les parents, je vais vous faire des économies d'eau en même temps.

De plus les situations sont vraiment plausibles et on se projette facilement dedans, ce qui nous terrifie encore plus, et on trouve vraiment de bonnes idées de mise en scène notamment une avec un miroir où l'on voit arriver la menace avant le protagoniste et je trouve ça tout bonnement superbe  et bien pensé.

Il y a peut-être une sur-utilisation des jumps cares mais personellement, cela ne me dérange pas plus que cela, car premièrement, ça change des jumps cares avec des tueurs en séries ou des esprits maléfique et  puis franchement, le film ne repose pas uniquement sur ça car il  essaye en permanence d'instaurer une vrai ambiance angoissante et horrifique qui va bouleverser le quotidiens de gens des cités.

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L'utilisation des musiques est aussi très intéressante dans Vermines  : on peut  classifier celles ci en deux catégories. Tout d'abord les sons d'ambiances qui interviennent lors des scènes d'attaques qu'on trouve dans à peu prêt tout les films d'horreurs classique mais aussi des morceaux de rap qui réjouissent le fan de ce genre que je suis, en choisissant de très bon morceaux avec toutes une utilisation différente.

Un petit exemple :  mon titre préféré de ceux qu'on entend dans Vermines,  c'est   "raw"  de laylow  que le réalisateur a mis pour le générique juste après la première scène, une scène forte qui nous plonge directement dans le bain mais pourtant qui n'a rien avoir avec le reste du film, vous découvrirez ça par vous-même, qui se marie parfaitement avec la musique, puissante avec des grosses 808 qui donnent un côté coup de poing.

 J'aime l'idée que le film va toujours plus loin dans le crescendo de l'horreur , même quand on pense que c'est fini, une araignée voir plusieurs,  se cache(ent) dans les parages et dans chaque scènes c'est de façon différente et assez inventif qu'elles nous surprennent, et parfois certains éléments auxquels on ne pensait plus reviennent de façon vraiment inattendu, comme par exemple avec la boîte de chaussures où on a un quiproquo super malin et qui rentre parfaitement dans le contexte de vie des personnages.

Dans certains films d'horreur, je reste sur ma faim car j'ai la sensation que le film pourrait aller plus loin mais n'ose pas ou n'est pas assez inventif, là je n'ai absolument pas eu ce ressenti, les scènes sont de plus en plus impressionnantes jusqu'à a un climax mémorable.

Vermines traite aussi de façon maligne le regard des forces de l'ordre vis à vis des gens de la banlieue qui ont tendance à les traiter avec hauteur et condescendance, une attitude qui causera la perte de plusieurs personnages, malheureusement un reflet de la réalité mais amené de façon intelligente au profit du récit.

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Et on peut aussi dire quelques mots sur le gros travail sonore effectué par Sébastien Vaniček et son équipe: on a l'impression d'entendre les araignées grouiller quasiment en permanence, même lorsqu'elles s'absentent de l'écran, cela rajoute au côté flippant du truc

Evidemment  on ne saurait trop conseiller aux arracnophobes de s'abstenir, sauf s'ils sont masos, ca doit bien exister, non?   Mais pour les autres il faut foncer sur cette pépite française que j'ai revu pas mal de fois tellement elle m'a emballé,  une pépite remplie de mécanismes d'horreurs différentes et d'une tension en constante évolution, et pour couronner le tout,  des sons raps français par ci par là, que demander de plus sincèrement??

Je terminerai pas un conseil bien utile : la prochaine fois que vous essayerez une paire de Tn, regardez bien à l'intérieur, au risque de tomber sur une de ces créatures a Huit pattes... 

Lucas H, 17 ans 

Le film sort en salles le 27 décembre prochain.

En avant-première le vendredi 1er décembre à 20h30 en présence de l’équipe du film à Lyon au Pathé Vaise