[CRITIQUE] CONFIDENTE - The Guilty en version turque et féministe!
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Succès surprise de l'été 2018, le formidable « The Guilty » de Gustav Möller a donné des idées à de nombreux cinéastes internationaux.
Assurément, ce « Confidente » de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti, en salles depuis hier, en est l'une des meilleures déclinaisons,
Un concept dans lequel le hors-champ, construit quasi essentiellement par la parole, devient l’essence du crescendo dramatique.
Tout ce qui importe pour l'efficacité narrative existe hors cadre, dans l’imaginaire suscité par les voix.
Confidente est un huis clos politique intense dans lequel Arzu, le nom d'emprunt d'une opératrice téléphonique doit aider un adolescent coincé sous les décombres du séisme d'Izmit, en Turquie.
Au second plan, une exploration du patriarcat à la sauce turque et un thriller digne des meilleurs films de Tariq Saleh
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Car au-delà de la lutte personnelle d’Arzu, Confidente aborde des thèmes socio-politiques plus larges, reflétant l’évolution de la relation de la Turquie avec la modernité et la moralité pendant une période de libéralisation économique.
Alors que les influences occidentales ont introduit des changements dans les normes culturelles, les valeurs traditionnelles sont restées enracinées, en particulier dans la perception des femmes et de leur rôle dans la société.
Le film place Arzu à l’intersection de ces tensions, rendant sa situation difficile plus qu’une simple crise personnelle.
Là où l'intrigue Sibel le précédent film du duo franco turc se déroulait sur fond de vastes paysages montagneux, Confidente se confine à un cadre restreint.
Un thriller axé sur les dialogues, qui manipule formidablement l’espace, ou son absence d’espace, et le son pour augmenter la tension.
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Les réalisateurs adoptent une approche assez minimaliste, n’utilisant qu’une poignée d’éléments pour construire un thriller bien composé qui équilibre l’enquête sociale et politique tandis que le film est dominé par l'incroyable performance de Saadet Işıl Aksoy à l'écran du début à la fin du film.
En dire plus priverait le spectateur de la joie de se laisser happer par les nombreux ( certains trouvent qu'il y en a trop pas nous) rebondissements de la spirale infernale dans laquelle plonge l'héroîne malgré elle.
Un des thrillers les plus haletants et magistraux de cet été !
Drame de Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti - 1 h 16
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