Festival de l'écran à l'écrit - DITES-LUI QUE JE L’AIME : Romane Bohringer : l'autofiction lui va bien Autain
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Le film "Dites-lui que je l’aime," réalisé par Romane Bohringer, était projeté en avant-première, ce dimanche 21 septembre à Montélimar en présence de sa réalisatrice et personnage incontournable du cinéma français depuis désormais plusieurs décennies.
"Dites-lui que je l’aime, comme référence évidente au livre du même nom, écrit par la députée de la 11 e circonscription de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, sur son enfance et sa mère, Dominique Laffin.
"Dites-lui que je l’aime", appartient au genre à la fois connu et toujours casse gueule de la docu-fiction. Romane Bohringer essaie d’adapter l’ouvrage et prouve que de son histoire personnelle, on peut fabriquer de l’art vivant, universel et lumineux.
En moins de dix ans, de 1977 à 1984, l’année sa mort, Dominique Laffin, avait imposé une image singulière, voix grave, moue boudeuse, beauté ultra-contemporaine : elle tourna notamment pour Claude Miller, Marco Ferreri, Claude Sautet, Catherine Breillat et surtout Jacques Doillon pour le film qui la marquera à jamais : la Femme qui pleure, sorti en 1979.
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Clémentine Autain avait livré un récit poignant de son enfance chaotique auprès de cette mère à la fois magnétique et toxique
Plutôt que de s'atteler à réaliser une adaptation classique de ce roman avec des acteurs jouant un biopic de fiction, Romane Bohringer nous propose une très intense docufiction qu’elle nourrit de bonnes idées de mise en scènes, et de nombreuses mises en abyme.
La réalisatrice du formidable Amour flou confronte deux situations similaires, interroge le rapport à la mère, la construction d’une jeune femme confrontée à la disparition (et à l’absence) d’une mère.
De ces deux histoires a priori parallèles, Romane Bohringer arrive à en tisser une œuvre cohérente où les deux histoires réussissent à s'imbriquer en faisant écho de façon assez exceptionnelle et nous prouve que chaque histoire personnelle peut résonner de façon universelle au plus profond de nous dès lors qu'il s'agit de réparation, de résilience et de rédemption.
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Le film montre aussi comment on se débrouille avec sa mémoire. Comment elle est incomplète, comment elle trie et ne dit pas toujours la vérité, comment on peut la réarranger à notre sauce avant de retrouver des bribes de souvenirs qui rééclairent tout de manière différente
Le film touche énormément au cœur notamment dans toutes ses séquences où se retrouvent Clémentine et Romane, notamment lorsque ces dernières regardent des mères et des filles dans la rue et cherchent à sonder leur complicité s'étendre au fil des années et imaginer ce sentiment qu'elles n'ont pas connu.
Une séquence poétique et poignante, à l'image de ce docu fiction aussi singulier que déchirant.
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Dites-lui que je l'aime - Romane Bohringer -
Festival :De l’écrit à l’écran Montélimar 2025
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