Retour avec le comédien Sergi Lopez sur Sirat, vrai film phénomène de la rentrée
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Sergi Lopez
Avant-première - Sirat
Photo : Maeva Perrot
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Óliver m’a envoyé son scénario et j’ai adoré, tout simplement. Il y avait tout ce qu’on rêve de trouver, c’est-à-dire quelque chose qu’on n’attend pas. Il m’a dit : « Je t’aime bien, mais je doute, j’ai d’autres pistes. Je ne sais pas si je vais travailler avec un acteur professionnel ou non. Je veux bien faire des essais… »
On en a fait, puis je n’ai pas eu de nouvelles pendant quelques semaines, et on s’est revus avec des enfants pour tester le duo père-fils. Finalement, tout le monde s’est enfin rencontré chez Óliver, en Galice.
Je sentais qu’il fallait rassurer les autres acteurs. Ils n’étaient pas sûrs d’être capables de jouer. Je leur disais que pour moi c’était la même chose : j’ai de l’expérience, mais je ne savais pas non plus ce qu’allait être le tournage. J’avais jamais fait un truc comme ça !
On rêve de lire un truc inattendu, qui ne ressemble à rien, qu'on ne sait pas à quoi comparer. Et ce film, au départ, ça ressemble à un film d'aventures, et puis il y a un truc qui arrive, une énormité... dithyrambique. Et après, ça change, ça devient autre chose, ça va vers un voyage plus profond, plus spirituel.
Il y a quelque chose de très différent, par rapport à tous les autres films que j’ai fait jusqu’à présent : c’est sa réception. Ce qui est en train de se passer avec le film, avec la résonance, le choc, la réaction qu’il provoque. c'est le film sur lequel j'ai le plus de retours. Et de loin. Déjà à Cannes, évidemment, des gens qui travaillent dans la distribution, des réalisateurs…
Mais même de mon village ! Des gens qui ne sont pas cinéphiles ! Plein de copains m'ont appelé en me disant : “Écoute, on est en train de dîner là, ça fait deux semaines qu'on a vu le film et on a encore plein de questions, tu ne veux pas venir ?”
. On fait souvent en sorte que le film soit le mieux possible, mais c’est toujours un mystère de fabrication : tellement de possibilités de se gourer entre le premier scénario et la sortie… Et ce qu’il se passe avec Sirat, cet engouement, je ne l’ai jamais eu auparavant.
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Tourner dans le désert, dur ou pas dur?
C'est dur à croire quand je dis ca, mais je l'ai trouvé très sympa, ce tournage (rires)!
Et puis le désert nourrit certes beaucoup l'âme du film, avec ses paysages si durs et imposants. Mais nous, on est des professionnels. On a un peu soif, un peu chaud, mais ce n'est pas difficile. C'était un peu chiant la chaleur, mais ça s'arrête là. Le tournage était dur mais on ne va pas se plaindre, on fait un film, on est des privilégiés.
Après, quand la journée de tournage était terminée, le soir, le pick-up nous ramenait à l'hôtel.(rires)
Cette dureté, cette chaleur, la fatigue de l'équipe, le sable, la bouche sèche, la soif, tout ça habite le film et nous aide à construire l'histoire et les personnages. C'est drôle. Je joue le rôle d'un personnage qui traverse l'enfer, la douleur la plus dure imaginable et pourtant, je me suis éclaté (rires) Le plus dur, c'est ce qui arrive à nos personnages !
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Quand j’ai lu le scénario, j’ai de suite dit à Oliver que je ne savais pas si j’allais réussir à jouer la scène traumatisante, avec toute cette seconde partie et cette douleur explicite et frontale. Même si elle est bien faite, il y a toujours cette pensée du « ah, c’est un acteur qui joue bien la tristesse », et je trouve ça assez obscène. C’est tellement douloureux et tellement profond… J’étais pas super à l’aise pour le jouer.
Mais du coup je lui ai dit « Je ne sais pas comment le faire, comment on va faire, on va essayer » et quelque part, ces scènes et ces émotions-là sont à l’image. Le film avance tout le temps et il te dit que la vie est imprévisible Mais tu sais, avant ce film, je ne suis jamais rentré chez moi en étant encore dans un personnage.
Sur ce tournage, pour la première fois, en me plongeant dans ce Luis que je jouais, j’étais beaucoup plus inspiré que si je pensais à moi-même. Il y avait quelque chose qui se passait dans le corps, une connexion avec une partie plus ancestrale. J’ai passé trois semaines à pleurer tout le temps, alors que je ne souffrais pas du tout. J’étais ravi, trop content d’être ici.
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Je n'ai pas du tout eu envie d'en savoir plus sur le personnage, autre que ce qui était marqué dans le scénario.
Luis cherche sa fille dans le désert marocain, on ne sait pas du tout ce qu'il faisait avant d'arriver dans ce désert et c'est très bien ainsi, rien de pire qu'un metteur en scène qui te donne des tonnes d'indication sur un personnage, ca te bloque plus qu'autre chose!
Olivier pouvait verser dans le spirituel pour expliquer son film mais je m'en écartais, tu sais un tournage chttps://www.bing.com/alink/link?url=https%3a%2f%2fwww.cinema-comoedia.com%2f&source=serp-local&h=r6WBBGyF5rVRQM07bg2PvDr2klzRaXSdapZNTbj4jms%3d&p=lw_magsmlt&ig=93ED779EBA504D4EA3AD530640DAD94A&ypid=YN2000x15507388486743535409'est avant tout très technique, très concret, le jeu du comédien répond à la vérité de l'instant et c'est tout ce qui est important!
![[CRITIQUE] Sirāt de Oliver Laxe : du rave au cauchemar - Baz'art : Des films, des livres...](https://image.canalblog.com/Qi6bpNy7_lbzLkGZF_yf5M59uRY=/170x170/smart/filters:no_upscale()/image%2F1371318%2F20250906%2Fob_b6c0f3_sirattt.png)
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