Un Poyo Rojo : quand le corps devient langage
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Un Poyo Rojo : quand le corps devient langage
Un Poyo Rojo signifie « Coq rouge ».
Et dès l’ouverture, le spectacle impose son territoire : une salle de sport, deux hommes, un face-à-face animal. Comme deux coqs prêts à s’affronter. Le combat est là, mais il n’a rien de frontal. Il est chorégraphié, ritualisé, presque sensuel.
Ici, tout passe par le corps. Aucun mot n’est prononcé. Les interprètes parlent avec leurs muscles, leurs respirations, leurs regards. Le corps devient langage, terrain de jeu, champ de bataille et espace de désir. Entre lutte et danse, mime et performance physique, ils inventent une grammaire charnelle d’une richesse saisissante.
Le spectacle convoque mille influences : arts martiaux, danse contemporaine, acrobatie, danse urbaine, mais aussi une sensualité qui rappelle le tango argentin. Comme dans cette danse née sur les rives du Río de la Plata, les corps dialoguent sans paroles. Ils se résistent, s’attirent, se défient, s’abandonnent. Chaque mouvement est une phrase. Chaque silence, une tension.
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Deux gladiateurs modernes, à la musculature impeccable, jouent avec une masculinité assumée, parfois outrancière, qu’ils n’hésitent pas à fissurer. La virilité flirte avec la féminité, la force avec la douceur, la domination avec la vulnérabilité. La poésie surgit là où on ne l’attend pas.
Les corps sont poussés à leurs limites. L’un des interprètes impressionne par une mobilité presque irréelle du cou et du visage, capable de transformer un simple geste en moment de grâce. À cela s’ajoute une contrainte vertigineuse : une radio diffusée en direct impose une séquence d’improvisation, différente à chaque représentation. Le spectacle devient vivant, imprévisible, unique.
Un Poyo Rojo est une expérience physique et émotionnelle rare.
Un rituel charnel, brut et sensible, qui rappelle que le corps, lorsqu’on l’écoute vraiment, sait dire l’essentiel.
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Rédacteur : Maxime Dorian
Un Poyo Rojo – La Pépinière Théâtre
Production Quartier libre
Mise en scène : Hermes GAIDO
Avec : Alfonso Barón, Luciano Rosso
Crédits photos : Bernard Benavente, Paola Evelina, c Ish ka mich ocka
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