[CRITIQUE] Diamanti : Ferzan Özpetek tisse une ode à la haute couture et au cinéma
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Diamanti le dernier film de Ferzan Ozpetek, réalisateur italien d'origine turque, a rencontré un énorme succès en Italie l'an dernier avec plus de deux millions d'entrées.
Il a notamment bénéficié d'un excellent bouche a oreille au gré des semaines. Encadré par le présent mais enraciné presque entièrement dans les années 70, Diamanti jaillit des propres souvenirs d’Özpetek en tant que jeune assistant réalisateur, naviguant à travers les espaces sacrés des ateliers de couture de Rome.
Diamanti ou le récit fragmenté de plusieurs histoires qui s'enchevêtrent, de destins féminins des petites mains derrière les costumes de films. 6 histoires - puzzle qui trouveront leur point de mire en fin de métrage. Un fil rouge domine par les deux patronnes (Luisa Ranieri et Jasmine Trinca) qui tiennent boutique vaille que vaille.
Elles sont bien campées, ces sœurs Canova, liées par l’amour, divisées par tout le reste : l’Alberta autoritaire, jouée par Luisa Ranieri, et la vulnérable Gabriella, incarnée par la toujours nuancée et magnétique Jasmine Trinca.
Dès le début, le cinéaste exprime ouvertement sa profonde affection et son admiration professionnelle pour les femmes avec lesquelles il a collaboré tout au long de sa carrière, un éloge qui semble ancré dans un respect sincère. Diamanti se veut avant tout comme un portrait de femmes qui se soutiennent, a toutes les strates de la société notamment contre la violence masculine.
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Ces pièces, bourdonnantes de rouleaux de tissus, d’échantillons de couleurs, de boutons, de garnitures et de lacets, étaient remplies de femmes brillantes dont les rituels et la complicité ont laissé une empreinte durable.
Ensemble, ils ont créé non seulement des costumes magnifiques mais aussi une forme de résistance silencieuse contre la destitution.
La nostalgie d’Özpetek prend avant tout la forme d'une révérence absolue envers le cinéma, l’art du costume et les femmes..
L’atelier d’où deviennent réalité les divers costumes pour productions cinématographiques se transforme en un lieu d’un amour passionné auquel il faut toute une vie pour revenir le récupérer.
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Dans cette œuvre chorale et dense, Özpetek entrelace la réalité et un souffle onirique manifestes.
Bien que légèrement autobiographique, le film dévoile une dimension atmosphérique et poétique évidente.
Parfois, certes le réalisateur manque d'un peu de distance et n'évite pas toujours l'écueil du pompeux voire du mélodramatiques, et ces 18 portraits de femmes ne peuvent pas toutes être traités avec le même équilibre et la même acuité que celles des deux patronnes de la boutique de haute couture.
Mais globalement ce film ambitieux, à la flamboyance évidente dans le soin apportes aux décors et aux costumes touche par ce qu'elle avant tout, à savoir une belle et profonde déclaration d'amour aux actrices et aux -petits- métiers du cinéma.
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Diamanti de Ferzan Özpetek avec Jasmine Trinca, Luisa Ranieri, Stefano Accors. Italie. 2 h 25. Sortie prévue le 21 JANVIER 2026
Distribution : Destiny films
Un film présenté au Pathé Bellecour de Lyon dans le cadre du festival écrans mixtes
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