[CRITIQUE] IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY : un documentaire autour d'un artiste en état de Grace
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Le 29 mai 1997, le monde du rock pleure la mort tragique de Jeff Buckley. Âgé de seulement 30 ans, le chanteur et guitariste américain est décédé après une noyade accidentelle dans la rivière Wolf du Tennessee, laissant ses proches et ses fans dévastés.
Trois ans plus tôt, Jeff Buckley avait sorti "Grace", son seul et unique album présentant une sublime reprise du "Hallelujah" de Leonard Cohen. Comme beaucoup d’autres artistes, Jeff Buckley a connu un succès retentissant après sa mort. Les ventes de son album "Grace" ont explosé après sa mort.
Près de 30 ans après son décès, ses chansons et sa voix distinctive continuent à nous hanter. La semaine prochaine un documentaire inédit, réalisé par Amy Berg, fera revenir l’icône du rock sur grand écran. Intitulé IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY ( ce n'est jamais fini) le film présente des images d’archives rares, ainsi que des interviews de sa mère, Mary Guibert, avec Joan Wasser,aka Joan as Police Woman , son ancienne partenaire, ainsi que les artistes américains Aimee Mann et Ben Harper.
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Mann par exemple ne cache pas son admiration : “C’était littéralement le meilleur chanteur que j’aie jamais entendu.“
Ensemble, ils peignent un portrait sincère de l’artiste, le premier récit autorisé de sa vie; sa maman ayant refusé plusieurs autres avant celui ci.Le film retrace la vie de ce jeune prodige à la voix céleste et à l'art audacieux, qui a laissé le monde musical des années 90 sous le choc en mourant brutalement à 30 ans, peu après la sortie de son premier album acclamé par la critique.
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La forme du documentaire alterne avec une belle habileté entre des interviews face caméra, des images d'enfance, des vidéos de concerts et des citations et phrases issues des carnets de Jeff Buckley.
On pourrait craindre des que c'est le cas lors de biopics ou documentaires qui sont validés ou carrément mandatés par la famille proche de l'artiste que le film dure à l'hagiographie ou la thèse scolaire mais il n'en est rien :It’s Never Over, Jeff Buckley touche au coeur tant il met en avant l’humanité de ce créateur ainsi que sa fragilité mentale qu'il n'élude pas, sans pour autant verser dans le racolage ou le sentimentalisme.
Mis à part les moments occasionnels de tristesse précédant sa disparition qui conserve ses zones d'ombre It’s Never Over, Jeff Buckley est largement festif.
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L'approche de la cinéaste qui aime son sujet crée un documentaire rock chaleureux qui dresse un portrait complet de la légende qui devrait plaire à la fois aux fidèles de longue date de Buckley et aux nouveaux arrivants.
Un film hommage à recommander autant aux fans ultimes de cette légende rendus inconsolables par sa disparition tragique et précoce qu'aux jeunes générations qui n'en avaient pas forcément entendu parler même si ils ont du entendre des centaines de fois sa version d Hallelujah sans savoir que c'était lui qui la chantait.
IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY
IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY réalisé par Amy Berg sort en salles le 11 février.
Focus sur Jeff Buckley - Hallelujah
C’est sans aucun doute la version la plus célèbre de la chanson, et le morceau le plus connu de Jeff Buckley. Le jeune chanteur d’à peine 30 ans est littéralement habité lorsqu’il enregistre cette reprise pour son album Grace en 1994.Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Jeff Buckley reprend la version de John Cale que le membre du Velvet a repris en 1991 et non pas celle originelle de LéonardCohen.
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