[CRITIQUE] RETOUR À SILENT HILL : Christophe Gans ne souffle ni le chaud ni l'effroi
Née en 1999 sur PlayStation, Silent Hill a glacé le sang de toute une génération de joueurs et tient à ce titre une place toute méritée dans les annales du jeu vidéo. Son succès a même donné lieu à des adaptations cinématographiques : un premier film en 2006 réalisé par Christophe Gans , plutôt bien accueilli, puis une suite bien plus dispensable en 2012, Silent Hill : Revelation.
On croisait les doigts pour la sortie sur nos grands écrans, ce mercredi de Retour à Silent Hill, adaptation du jeu Silent Hill 2 pour laquelle Christophe Gans avait repris le contrôle des opérations, douze ans après son dernier passage derrière une caméra. Verdict? Bof, bof....
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Il y a vingt ans, auréolé du succès de son insensé et délirant Pacte des loups inspiré de "notre" bête du Gévaudan (plus de 5 millions d'entrées, en 2001), Christophe Gans adaptait à l'écran Silent Hill , jeu vidéo emblématique du "survival horror" et fleuron du studio japonais Konami. Non content de rencontrer un beau succès à sa sortie, son film d'épouvante à la fois élégant et respectueux s'est imposé avec le temps comme la meilleure adaptation cinématographique d'une licence vidéoludique.
Vingt ans plus tard, à l'invitation du producteur Victor Hadida, le frère de feu son producteur et partenaire de toujours Samuel Hadida, le réalisateur français, qui jusque-là n'avait signé que des prototypes, retourne à Silent Hill.
Christophe Gans n'est pas n'importe qui : Il est l’un des rares cinéastes français à avoir su imposer le genre au cinéma. Et pour cause, le réalisateur du Pacte des Loups et de Silent Hill, Christophe Gans, est un véritable passionné, par le genre certes mais aussi par la culture pop, les mangas et les jeux vidéo dont il aime s’inspirer à l’écran.
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Sauf qu'une fois qu'on a dit cela, force est de constater que ce grand cinéphile qu'est Christophe Gans se replonge dans son jeu vidéo préféré sans sa maestria visuelle et sa version de Silent Hill 2 vire rapidement à un catalogue visuel d’images horrifiques sans socle, sans liant, sans cohérence narrative digne de ce nom.
Après avoir reçu une lettre de Mary, la femme qu’il a profondément aimé, James retourne à Silent Hill pour la retrouver. Voilà le pitch de départ, et on ira pas plus loin que cela tant rien de cohérent ni de narrativement construit ne sera développé, le film tentant des sous intrigues aussi absconses voire souvent grotesques.
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Oublions aussi les pauvres acteurs (le fadasse Jérémy Levine en tête) qui tentent de se débattre avec les fonds verts et truquages ne font jamais croire à leur personnages et malgré une ou deux bonnes séquences graphiques, le film s'avère rapidement un maelstrom de clichés de films de série B, voire Z, totalement dénervés de la moindre tension horrifique ou dramatique.
Très vite, c'est l'’ennui qui emporte le spectateur comme les ténèbres ont recouvert la ville de Silent Hill. Et celui ci de ricaner plus que de frissonner, hélas.
Dans le genre adaptation récente de jeu vidéo, préférez largement Exit 8;.
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