Critique : Ceux qui comptent : Kiberlain, Lottin: tout va bien !
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Rose, incarnée par Sandrine Kiberlain, lutte sur tous les fronts : contre la précarité, contre la solitude d’une mère élevant seule ses trois enfants, contre sa propre vulnérabilité et, plus encore, contre la brutalité du réeL Jean est un homme qui vit dans une caravane au bord de l'autoroute et ne semble plus croire aux lendemains meilleurs. Rose est une mère célibataire très, trop joyeuse malgré les galères, lui est un solitaire, un ours qui ne laisse pas de place aux sentiments. Tout les sépare et malgré tout, leurs chemins se croisent pour le pire… et le meilleur.
Après le drame Carré blanc et le thriller US The Reach, Jean-Baptiste Leonetti revient avec une comédie légèrement folklorique sur les bords.
Au casting on retrouve Sandrine Kiberlain en maman décalée et Pierre Lottin en jeune homme taiseux . C’est la première fois que la célèbre comédienne et l’acteur de En fanfare sont réunis. On était intrigué d’assister à la première rencontre à l’écran de Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin. Et ce sous l’égide de Jean-Baptiste Leonetti qui s’aventure pour la première fois sur le terrain de la comédie émouvante et sociétale.
L’alchimie naît de l’excellence de ce casting au diapason.
On se met à croire à cette rencontre improbable sur le papier surtout grâce aux comédiens Sandrine Kiberlain incarne Rose avec une générosité lumineuse qui ne cède jamais face à l’adversité. Mention spéciale à Pierre Lottin qui compose un Jean minéral, presque sauvage, mais intègre et prêt à aimer. Son chemin est celui du spectateur qu’il faut aller chercher pour l’entrainer dans le récit et une forme de folie
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Réussir un film réunissant scènes loufoques de bonne tenue et scènes dans lesquelles c’est la tendresse qui l’emporte est un challenge particulièrement difficile.
Tout n'est pas complètement réussi dans ce pari, et Jean-Baptiste Leonetti se laisse parfois emporter par l’exagération et n'équilibre pas toujours ses ingrédients entre fantaisie et réalisme social. Et il faut signaler aussi la musique que Pierre Lottin ( « trente ans de piano au compteur ! » ) a composée avec Fred Avril.
Au bout du compte, le film nous emporte vers la fin, quand le récit a pris une tournure plus tragique, l'émotion larvée depuis le début du film arrive puissante et profonde, comme cette sorte de famille recomposée.
Actuellement en salles
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