[CRITIQUE] LES FILLES DU CIEL de Bérangère McNeese : Un touchant éloge du matriarcat
/image%2F1371318%2F20260324%2Fob_7de0d0_lesfillesduciel-1080x1350-t-actuelleme.jpg)
Pour sa première réalisation, Les Filles du ciel, la comédienne Bérangère McNeese, que l'on a vue notamment dans Le Bureau des légendes, a fait le pari réussi d'un récit d'apprentissage sensible dans lequel la sororité est un rempart à la solitude et à la violence sociale.
Son héroïne, Héloïse, est une mineure enceinte de son éducateur : elle a quitté son foyer, n'a nulle part où aller et rencontre par hasard Mallorie, qui lui propose une place dans l'appartement qu'elle partage avec deux jeunes femmes que la vie a aussi malmenées. Réfugiée dans un squat exclusivement féminin, cette ado découvre alors un nouveau mode de vie qui lui va plutôt pas mal.
Avec énergie et sensibilité, la réalisatrice déploie la chronique de cette vie quotidienne entre nuits et jours, sans jamais verser dans la mièvrerie d'un côté ou la complaisance de l'autre. La justesse de son regard impressionne
/image%2F1371318%2F20260324%2Fob_b79ee2_05-filles-du-ciel-9151-okall-1030x685.jpg)
Une énergie qui repose presque entièrement sur ses quatre jeunes et très talentueuses actrices.
On pense à la volcanique Shirel Nataf, découverte dans la série « Tu préfères ? » et qu'on a récemment rencontré suite à sa prestation dans le film Ma Frère, ou bien encore la puissante Yowa-Angélys Tshikaya, révélée par la série « Bistronomia »
Sororité de l’entraide, de la débrouille les filles du ciel c’est la rencontre de jeunes femmes meurtries par la vie qui tentent à leur manière de s’en sortir tout en recréant des situations complexes et perverses par moment.
À l'instar du cinéma de Kore-eda, « les Filles du ciel », le premier long métrage de la Belgo-Américaine Bérangère McNeese, renvoie à la famille d'adoption, celle que l'on choisit, plutôt qu'à celle du sang.
/image%2F1371318%2F20260324%2Fob_b26146_matrioshka.png)
Mais en racontant ce modèle, la cinéaste ne l'idéalise pas, montrant les ombres et les lumières, mais aussi l'apprentissage d'une existence en marge permettant de se reconstruire et de s'inventer hors des cadres étriqués du patriarcat.
Le film alterne ainsi les vrais moments d’écoute, de combat, cette énergie, du désespoir qui se meut en attitude positive dans l’adversité, les embûches mais aussi ses dérives vers une emprise malsaine de ce groupe de filles sur les autres .
Les filles du ciel dévoile des personnages sombres et puissants avec des femmes complexes, parfois immatures, souvent attachantes et surtout d'une force incroyable.
Cette bande de quatre jeunes filles est en tous les cas épatante et leur complicité se ressent à l’écran.
---------------------------------------
Les Filles du ciel, de Bérangère McNeese, avec Héloìse Volle, Shirel Nataf, Yowa-Angélys Tshikaya, Mona Berard. 1h36. Sortie ce mercredi.
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260315%2Fob_26e440_affiche-fcinemassud-regardsud-copie.jpg)
/image%2F1371318%2F20260403%2Fob_91dc18_affiche-officielle-les-mauvais-gones-2.jpg)
/image%2F1371318%2F20260408%2Fob_beba52_caravane-cine26-focus-1399x1080.jpg)