[CRITIQUE] POUR KLÁRA : ado en crise en Slovénie
Nous sommes au bord de l’Adriatique, dans un magnifique camping ombragé où David, père de famille récemment séparé, vient de s’installer avec ses deux enfants, dans l’espoir de renouer des liens distendus.
Ce cadre idyllique est le témoin d’un bonheur passé, que David aimerait à tout prix retrouver… mais on sent bien que ce n’est pas gagné.
Klára, l’ainée, souffre clairement de troubles alimentaires. David, le père, il ne sait plus quelle langue parler avec sa femme pour tenter de recoller les morceaux, ni quelle attitude adopter face à son adolescente de fille engagée sur la voie de la dénutrition punitive.
Dans ce tableau de famille bancale survient Denis, un jeune qui va bien faire basculer le destin de toute cette famille.
Le Slovène Olmo Omerzu semble jouer ici avec un budget plus important et des ambitions de distribution plus larges que ses précédents films principalement tchèques, et continue de développer un intérêt pour les familles dysfonctionnelles, les adolescents en difficulté et les préadolescents.
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Film doux amer sur la relation tendue entre des parents séparés et leurs enfants adolescents en difficulté, POUR KLÁRA est une tentative pas complètement aboutie de mélanger drame et thriller du réalisateur slovène
POUR KLÁRA nous taquine d’abord avec la grammaire visuelle angoissante des thrillers et des films d’horreur psychologique, mais finit par atterrir quelque part un peu plus subtil, refusant aux spectateurs l’explosion cathartique que exige la convention du genre.
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Omerzu tisse avec délicatesse et précision un drame familial tendu sur des parents qui ne savent pas comment gérer une fille souffrant d’un trouble alimentaire semblable à l’anorexie.
Mais le film ne remplit pas toutes ses promesses, et la dernière partie du film notamment pouvant peut dérouter le spectateur, notamment par l'accumulation des choses absurdes dont ces gens sont capables, mais et que le spectateur n'arrive à ressentir beaucoup d'empathie pour eux et pour leur manière d’aborder la vie.
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