[CRITIQUE] Nous l’orchestre, poème visuel et sonore en plein cœur du labyrinthe de la Philharmonie de Paris
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Reconnu comme le documentariste de l’opéra, Philippe Béziat est surtout connu grâce aux Indes galantes.
Son nouveau documentaire, Nous l’orchestre, nous plonge au cœur du labyrinthe de la Philharmonie de Paris pour suivre la vie de l’Orchestre de Paris. Pour la première fois, caméras et micros se faufilent entre les musiciens de l’Orchestre de Paris, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä , chef d’orchestre que le monde entier s’arrache, et montrer comment les choses circulent entre le chef et les musiciens.
À l’écran, les images épousent les respirations, les mouvements, et nous entraînent au cœur des répétitions, jusqu’à la représentation finale.
Une immersion totale pour partager leurs expériences, l’émotion et la beauté, au cœur de la musique en train de se faire faisant de nous les témoins privilégiés et émus à la fois de leurs parcours, de leur ressentis
Ce film immersif au cœur de la musique en train de se faire; au plus près de l’expérience des musiciens, Bréziat l'a souhaité comme un poème visuel et sonore avec ses rimes, et ses plans souvent d'une beauté indéniable ( ces vols d'étourneaux aux formes parfaites).
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Avec la musique pour unique fil conducteur, Philippe Béziat filme au plus près des musiciens et donne à voir le fonctionnement intérieur de l’orchestre, en nous plongeant tour à tour à la place d’un violoniste ou d’un pianiste.
Ici la star c'est l'orchestre, et la musique n'est rien sans l'aventure humaine qui lui donne vie et âme. On cultive souvent ce mythe du geste du chef qui fait le son.
Mais c’est Philippe Béziat montre bien que c'est l’orchestre qui fait le son. Le travail d’un chef consiste d’abord à faciliter la vie de l’orchestre.
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Philippe Béziat filme l’orchestre comme une machinerie exigeante, qui ne pardonne pas l’à-peu-près ; un ballet silencieux où chaque musicien détient sa partition, mais où l’harmonie ne peut s’obtenir qu’au prix d’une écoute et d’un abandon réciproques.
À partir de gestes extraordinairement concrets, ces musiciens nous permettent d’atteindre quelque chose qui est de l’ordre de l’immatériel, de l’invisible, de l’infini.
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Nous l’orchestre (France) de Philippe Béziat, sortie française prévue le 22 avril 2026.
Film vu en avant première dans le cadre de "L'AVANT-PREMIÈRE DU LUNDI " ce Lundi 13 avril à 20h30 au Lumière Terreaux en séance présentée
Remerciements à Pyramide Distribution.
Réservation au cinéma Lumière Terreaux.
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