[CRITIQUE] Comète d’Élie Wajeman un long métrage choral pas assez explosif
Réalisateur du polar «Médecin de nuit», où il dirigeait déjà Vincent Macaigne, Elie Wajeman revient sur grand écran avec «Comète».
Ce film choral suit les chassés-croisés sentimentaux d’une dizaine de personnages gravitant autour d’une troupe de théâtre, dans un Paris crépusculaire, suspendu à l’apparition d’une mystérieuse comète
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. Depuis son premier film, Alyah, en 2012, on suit avec beaucoup d'intérêt la carrière du cinéaste Élie Wajeman.
Après un très réussi Médecin de nuit voilà déjà 5 ans, le voici de retour avec Comète, film choral sur l’amour et la mort, où les protagonistes sont liés par une pièce de théâtre et la menace d'une comète qui s'installe dans le ciel de la capitale.
On est tout près de l'univers de Tchekhov, dont certains protagonistes répètent d'ailleurs, et tant bien que mal, une pièce. Une comédienne qui redoute l'annonce d'un cancer, deux amis dans une voiture à la recherche d'une trompette, une dealeuse occasionnelle, un Hongrois amoureux d'une psychologue, et d'autres personnages encore, tous sont en quête d'une vérité, ou au moins d'un remède même passager au spleen ambiant
Réflexion sur la solitude et le désir de contact, ce patchwork un peu décousu mais touchant rend aussi hommage aux artistes qui luttent au quotidien pour tenter d’exister. Élie Wajeman signe une œuvre singulière et mélancolique qui célèbre les liens invisibles entre les êtres tout en rappelant la précieuse fragilité de l’existence.
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Si l’ode au métier de comédien est réussie, le long métrage manque toutefois d'incarnation et laisse un goût de trop peu. on est loin de Short cuts d'Altman ou de Magnolia de Paul Thomas Anderson, les références absolues du genre. Ici, on serait plus proche de Klapisch ou de Claude Lelouch. Les personnages sont souvent pas assez creusés, le geste reste timide, les plans assez sages, même la colère des acteurs est rentrée, jamais vraiment exploitée.
Et quid de la comète ?On se dit qu’au fond, la comète n’existe jamais vraiment. Elle ne devient jamais un personnage. Pourquoi la catastrophe à venir – ou sa résolution – influence si peu le cours des choses ?Et l'image n'est jamais vraiment impactée par cet objet spatial qui traverse l’atmosphère à l'instar de ce qu'un Lars Von Trier avait fait avec Melancholia .
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«Comète», d’Élie Wajeman, avec Vincent Macaigne, Sandor Funtek, Alexia Chardard. Durée: 1h37. Sortie en salle mercredi.
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