Baz'art  : Des films, des livres...
30 août 2011

Les premiers pas de deux romancières confirmées

voisinCet été, inconsciemment ou non, j'ai enchainé des lectures que l'on peut regrouper deux par deux , suivant les points communs réunissant les auteurs entre eux.

Après les auteurs patrons de presse, j'ai lu coup sur coup deux livres de poches écrites par des romancières françaises. Et le point de convergence entre ces deux romans est plutôt simple : il s'agit d'un de leurs tout premières oeuvres pour toutes les deux, alors que, depuis, ces romancières ont connu un succès public important.

Prenons tout d'abord Le Voisin, écrit par Tatiana de Rosnay en 2000, bien avant qu'elle ne connaisse la consécration avec au moins deux best sellers internationaux,  Elle s'appelait Sarah et Boomerang.

Si je n'ai pas lu ces deux romans, malgré (ou à cause de) leur triomphe, j'ai donc voulu tenter ce voisin, car peu de romancières hexagonales s'essaient au périlleux genre du thriller psychologique. En effet, l'héroine du Voisin, Colombe, trentenaire banale à la vie un peu lisse (un beau mari, une belle situation dans l'édition, deux enfants) emménage un jour dans un appartement en plein coeur de Paris. Tout semble se passer parfaitement jusqu'à ce que son voisin du dessus se mette à lui pourrir totalement la vie, par des nuisances sonores de plus en plus gratuites et violentes, et cette spirale infernale va littérallement faire tomber Colombe dans la folie.

Malgré quelques clichés (le mari vraiment trop fade et trop vite condamné) et des facilités d'écriture qui flirtent  un peu trop avec le thriller américain, l'auteur arrive à bien instiller le malaise et à nous faire rentrer dans la folie douce de cette Colombe qui ne pourra parvenir qu'à de radicales méthodes pour briser cet enfer qu'elle vit au quotidien. L'écriture, efficace et tendue à souhait, nous fait passer un très agéable moment qui m'a donné envie d'aller contre mes a priori sur l'auteur et continuer à aller découvrir son univers.

Après Tatiana de Rosnay, Delphine de Vigan a également attendu plusieurs romans avant de connaître un énorme succès critique et public avec Les heures soutteraines, chronique ici et dont le tout nouveau roman, Rien ne s'oppose à la nuit (  très beau titre tiré de la chanson de Bashung Osez Joséphine) vient tout juste de sortir, et semble trés bien parti pour être un des évenements de cette rentrée littéraire 2011 (la blogosphère qui bruisse de critiques positives sur ce livre, est là pour en témoigner).

 Cet été, j'ai découvert  un de ses premiers romans, Un soir en décembre, où l'on reconnait très bien sonun soir en décembre style : De Vigan n'a en effet  pas son pareil pour nous écrire le trouble, le désoeuvrement, le moment où l'on aimerait tant s'accrocher à quelque chose de solide pour repartir de l'avant, mais qu'on n'y arrive pas.

Cela dit, par rapport aux heures souterraines, j'ai trouvé l'intrigue beaucoup trop ténue et sans réel rebondissement. C'est l'histoire d'un écrivain qui voit sa femme partir et il ne fait rien pour la retenir, et devant son apathie, même moi qui ne suis pas le plus énergique des hommes, ait eu envie de lui donner quelques baffes pour le bouger quelque peu.

Bref, deux romans intéressants à lire pour voir comment ont évolué ces écrivains qui comptent désormais dans la littérature française, mais pas non plus des chefs d'oeuvre incontournables!!!

Commentaires
C
Très intéressant ton article !<br /> <br /> Effectivement, les auteurs qui connaissent un succès avec 1 ou 2 titres suscitent l'intérêt des lecteurs qui en veulent toujours plus et qui, du coup, espèrent retrouver la même exaltation en lisant les livres écrits "avant".<br /> <br /> Des fois c'est aussi bien, des fois non.<br /> <br /> Le point positif, c'est que ça leur permet de rebooster les ventes de leurs anciens livres par ricochet !<br /> <br /> Et puis c'est toujours instructif, pour nous, de faire des comparaisons.<br /> <br /> <br /> <br /> Tiens, à titre de curiosité, il serait très intéressant, dans le cadre de Delphine de Vigan (puisque nous avons eu cette lecture en commun) de connaître les chiffres des ventes de ses premiers livres ces dix derniers mois
Répondre
F
@ my discoveries: pour no et moi j'avoue faire un petit blocage sans l'avoir lu tout simplement car c'est l'histoire d'une surdouée et je sais pas trop pk mais j'ai bcp de mal avec ce genre de personnages<br /> @ laura: c'est donc pt etre pour cela que j'ai oublié de citer no et moi même si tu as tout à fait raison, elle a trouvé la consécration avec ce livre en premier<br /> @ isa: de vigan, c'est quand même au dessus niveau qualité littéraire, je suis d'accord... cet article est un contre exemple<br /> @ princesse soma : le voisin, tu veux dire le livre évidemment, non?
Répondre
P
Je me demande si je n'ai pas ramené Le Voisin ds ma valise....
Répondre
I
Pas encore prête pour Tatiana de Rosnay, c'est ainsi ! <br /> Par contre, cela fait un petit moment que je tourne autour du dernier de Delphine de Vigan. Les critiques que j'en lis , me trouble. <br /> Je finirais surement par craquer !
Répondre
L
Ces deux critiques tombent à pic car ces deux romans font partie de ma liste à emprunter à la bibli. <br /> Attention de ne pas oublier No et moi de Delphine de Vigan, qui lui a valu la reconnaissance du public et des professionnels avant Les heures souterraines ;)
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de  rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, littérature, théâtre, concert , expositions, musique, interviews, spectacles....

Visiteurs
Depuis la création 8 107 635
REBUILDING de Max Walker-Silverman

 

 

 

 

LES CHANTS DE MARS LE PREMIER FESTIVAL DE CHANSON FRANCOPHONE DE LA MÉTROPOLE DE LYON !  A Lyon, le festival Les chants de mars aura lieu du 12 au 28 mars 2026. Il s'annonce riche en surprises pour sa 20e édition, parrainée par le duo Terrenoire.

 

 

 

La 48ᵉ édition du Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand se tiendra du 30 janvier au 7 février 2026. Au total, plus de 8 500 films ont été reçus, dont 1 879 coproductions françaises.

Site officiel de festival du court métrage de Clermont-Ferrand

Nous contacter

Une adresse mail :

philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
161 abonnés