Baz'art  : Des films, des livres...
3 décembre 2011

Aleph de Paolo Coehlo: j'aurais dit plutot "à l'aide"!!!

alephAh, ca, j'en ai  reçu des mails et des mails qui m'imploraient au bord des larmes de remettre à tout prix ma chronique du coup de griffe du samedi. Bon en fait, j'exagère un peu (comme toujours), puisque une seule personne me l'a demandé, elle se reconnaitra, et en plus, je pense qu'elle préfererait que je " taille" prioritairement des films.  Quoiqu'il en soit, il est temps que ma chronique assassine du samedi revienne, et c'est donc un bouquin qui en fera les frais, et surtout son auteur, Paolo Coehlo, dont j'ai lu le dernier livre Aleph, reçu grace à Hérisson 8, qui m'a parrainné dans le cadre de son opération 1% de la rentrée littéraire.

Avant de chroniquer ce "livre" (?), je vais un peu contextualiser  mon rapport à l'auteur, et donc, une fois de plus, vous raconter ma vie ( tout est prétexte à ce grand déballage narcissique finalement):

A la fin des années 1990, je suis parti en vacances à Grêce avec un organisme spécialisé dans les voyages pour les djeunss. J'étais tout seul alors que tout le monde venait en groupe, donc le but était quand meme de m'intégrer, et de me faire accepter. Et (il ya quand meme un rapport avec la choucroute, je vous rassure), toutes les filles du groupe n'avaient emporté qu'un seul livre dans leurs valises, "un ouvrage absolument génial, qui te change complétement  ta façon de voir la vie" et ce roman c'était l'Alchimiste de Paolo Coehlo dont personnellement je n'avais jamais entendu parler à l'époque, et qui était pourtant déjà sorti depuis une dizaine d'années.

Bref, je me suis fait prété ce livre par une de ces vacancières, et on ne peut pas dire que j'ai partagé l'enthousiasme général pour ce livre en particulier et cet écrivain brésilien en règle générale...

Mais évidemment, par peur de prendre tous les matins mon petit déjeuner tout seul (enfin avec plein de chats, il ya en par centaines dans ce pays) à me lamenter devant mon verre d'Ouzo, je n'ai rien dit et j'ai simulé (eh oui les hommes peuvent simuler parfois :o) un fol intéret pour ce livre et son auteur, en me disant que je ne devais rien n'y connaitre en littérature ( à l'époque, j'en lisais quand même nettement moins que maintenant)...

Ce n'est que quelques années plus tard, en rencontrant d'autres personnes au gouts littéraires différents que j'ai pris conscience que  je n'étais pas le seul à ne pas adhérer au discours de ce Paolo Coehlo  qui continue pourtant de vendre des miliers et des milliers de livres à travers le monde. Après L'alchimiste, j'ai lu deux autres de son auteur (notamment Véronika décide de mourir), et sans que leurs lectures ne soient franchement déplaisants, j'ai toujours eu l'impression de lire un manuel de développement personnel, ou alors un article de la revue Psychologies magazine sur 350 pages ( déja sur une page, je trouve ca lourd).

Et cette impression est loin de s'arranger avec son dernier ouvrage, le Aleph en question, qui m'est carrémentcoelho assez vite tombé des mains.  Les toutes premières pages m'ont vraiment effrayées : " Les choses semblent plus noires à mesure que nous avancons vers le futur (guerres de religion, pauvreté, depression, crise économique...) Et moi qui veut pérséverer dans une tradition spirituelle dont les racines se retrouvent dans un passé révolu, loin de tous les défis du moment présent?. Avec J, que j'appelle mon maitre, je marche dans le chène sacré qui est là depuis 500 ans, contemplant impassible les souffrances humaines, son seul souci est de se défaire des feuilles en hiver, et de les récupérer au printemps...."

Voilà des le début du livre,  une très bonne synthèse de l'oeuvre de Paolo Coeholo,  et notamment  de son style : car si on s'arrete d'abord sur la forme, est-ce la traduction qu'il faut blamer devant ces phrases construites en dépit du bon sens? Coehlo revendique une simplicité de son style pour qu'il soit apprécié par le plus grand nombre, mais c'est accorder peu de crédit à son lectorat que de lui assener des phrases interrogatives sans verbe ( "et moi qui veut ect....?)

Quant au propos de l'auteur, je peux tout à fait comprendre qu'il parle aux gens: ce combat contre la société de consommation bassement matérialiste et la volonté nécessaire pour rechercher au fond de soi toutes les ressources nécessaires sur le chemin du sacré peut avoir des échos dans cette période actuelle, mais personnellemen,t j'ai l'impression d'avoir entendu 50 fois ce genre de discours, et de façon plus nuancée et moins naïve qu'ici. Et trés franchement, alors qu'on a affaire à un roman, la narration se délite complétement, le style est trés saturé, on passe de paragraphes en paragraphes sans qu'on sache où on en est.

Cela ne serait pas si grave si ce roman n'était pas animée d'une vraie ambition, écrite au dos de la couverture : Aleph se veut "un voyage qui pourrait bien changer votre existence". J'ai déjà quelques doutes sur le fait que les grands chefs d'oeuvres artistiques puissent changer une vie (vaste débat), mais alors ce pensum là, franchement à part me dire de faire demi tour dès que je croise un bouquin de Coehlo devant une vitrine, je ne vois pas en quoi il pourrait me faire changer mon existence!!!

Edit : vous ne trouvez pas qu'on dirait Jean Pierre Cassel sur la photo? Je me suis  même demandé s'il n'y avait pas une erreur sur Google... Jean Pierre, si tu nous regardes...

Commentaires
M
J'avais entendu beaucoup de bonnes choses de l'Alchimiste mais je ne l'ai as lu, ni aucun autre bouquin de cet auteur. C'est mal mais j'ai de gros a priori comme pour Levy et Musso j'ai l'impression qu'on me prend pour une débile. Rien que de voir écrit "un voyage qui pourrait bien changer votre existence"... Pour qui il se prend ? Eeeenfin, ça se passe de commentaire.
Répondre
F
je suis évidemment amplement d'accord avec vous... Levy, Musso, Coehlo, c'est assurément pas de la grande littérature, c rempli de lourdeurs et de tournures de phrases malheureuses...<br /> d'un autre coté, ca plait énormement, les gens qui les lisent oublient pendant un temps leur quotidiens, pour se laisser porter par un récit efficace, et puis personnellement, je me dis toujours que je préfère que les gens lisent ce genre de bouquins que rien du tout...
Répondre
P
Non Potzina, tu n'es pas fermée, tu as du goût et un esprit critique, c'est tout. j'ai aussi lu Dan Brown et marc lévy, je n'ai pas pu finir le dernier, non seulement c'est cousu de fil blanc et pas intéressant, mais en plus les personnages sont vraiment puants. (hautains, superficiels, matérialistes... et lévy peut dire merci à wikipédia, car lorsqu'il décrit la plupart des métiers, livres, peintures, lieux... ça sent le recopié.
Répondre
P
j'ai lu l'alchimiste il ya environ 5 ans, j'ai bien ri. j'ai recopié les passages les plus cuculs et gnangnans... Comment peut-on apprécier et prendre au premier degré des trucs pareils ? ça fait peur.
Répondre
F
C'est vrai qu'on se fait moqueuse ma potz, et pas forcément trés juste car j'ai relu mon article et je fais pas tant de faute de frappe que cela/O° cela dit j'en fais pas mal en régle générale, je le reconnais :o) mais pour mes circonstances atténuantes, il fait tres tres sombre dans la salle où je suis pour taper mes écrits/:o)<br /> sinon, comme je le dis dans l'article, ceux qui sont autour de moi ( qui bossent dans le milieu de la culture) ont tendance à le critiquer pas mal quand meme, et si tu vas sur la page wikipedia, ils reconnaissent que cet auteur est souvent critiqué donc on est pas les seuls :o)
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 477 916
31e édition des 𝐑𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐦𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨𝐩𝐡𝐨𝐧𝐞 𝐞𝐧 𝐁𝐞𝐚𝐮𝐣𝐨𝐥𝐚𝐢𝐬
 
 
 

 

Le festival des 31e Rencontres du cinéma francophone s’annonce, un peu partout en calade et dans le Beaujolais, du 10 au 15 novembre, au cinéma Les 400 Coups Villefranche bien sûr et dans nos 3 cinémas partenaires !

La programmation s’affine mais reste encore confidentielle. Comme chaque année, il y en aura pour tous les âges, avec 8 films en compétition, dont 4 pour le jury lycéen, une proposition de 3 films jeune public et familial qui seront présentés dès le 2 novembre aux scolaires du territoire et beaucoup de temps forts et de belles surprises !

ALUNA FESTIVAL 2027

Après avoir annoncé la venue de Sting, Aluna dévoile la suite de sa programmation 2027 : Orelsan, PLK, Vianney, Lost Frequencies, Suzane, Yann Muller, le collectif “Ensemble !!!”, Manon Lisa et St Graal rejoignent l’affiche. À Ruoms, près des gorges de l’Ardèche, le festival réunit les générations et les univers musicaux dans un cadre singulier : un camping cinq étoiles devenu le berceau d’une aventure musicale portée par tout un territoire.

 

 

 

ARRAS FILM FESTIVAL DU 6 AU   15 NOVEMBRE 2026

ARRAS FILM FESTIVAL DU 6 AU   15 NOVEMBRE 2026

  

 la 27e édition de l'Arras Film Festival  se tiendra du 6 au 15 novembre 2026.

Des avant-premières en présence des équipes de films, des invité.e.s d'honneur (Jean-Pierre Jeunet, Volker Schlöndorff, Yolande Moreau & Gilles Porte);  la compétition européenne;  un focus sur le cinéma belge; les Visions de l'Est; 2 rétrospectives ("Crimes à l'Italienne", avec des films de Pietro Germi, Mario Bava, Dario Argento, Elio Petri ...& "Patron, ouvriers, révolution", pour explorer un siècle de luttes sociales, de colères collectives et d’émancipation ouvrière);
Pas moins de 115 films seront présentés!! 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
178 abonnés