Baz'art  : Des films, des livres...
13 décembre 2012

La "Home" de Toni Morisson m'a laissé à la porte...

homeHome, le dernier ouvrage de Toni Morrison, faisait partie de ma sélection de la rentrée littéraire que j'avais élaborée avant même qu'elle ne commence.

C'est même un des rares romans de cette liste (avec celui de Philippe Delerm et celui de Yannick Graennel)  que j'ai réussi à lire, et ce, grâce à Price Minister (ce livre fut le second que j'ai pu avoir dans le cadre des matches de la rentrée littéraire, grace à un parrainage).

Hélas, à mon grand regret, tant j'attendais énormément de ce livre, je n'ai pas réussi à être transporté par la puissance de ce livre, contrairement à tous ceux qui ont confié leur emballement face à la nouvelle oueuvre de cette immense romancière, prix Nobel qui plus est.

J'ai tellement peu l'occasion de lire des romans écrits par un prix Nobel de Littérature (que j'ai toujours tendance à considérer, à tort ou à raison, comme  une lecture trop intimidante pour moi) que j'aurais voulu me la ramener un peu, du style :"oh mais si je t'assure, finalement c'est très accessible un roman d'un prix Nobel"

 Et bien, malheureusement, à mon grand désarroi, je me suis rendu compte que j'étais certainement trop limité intellectuellement (alors là évidemment j'entends déja vos soupirs de désaprobation) pour pouvoir entrer dans l'univers de cette grande romancière. La faute à un récit trop fragmenté et qui se joue des codes de la narration classique : on est tout de suite confronté à la situation sans une présentation digne de ce nom des personnages.

La faute aussi à une écriture trop heurtée de Morisson qui fait que le lecteur lambda a vraiment un mal fou à bien comprendre les tenants et les aboutissantes du parcours de ce jeune noir, ancien combattant de la guerre de Corée au secours de sa jeune sœur, et seule famille.. Après avoir servi «son pays», il est rapatrié, dépouillé, et doit sedébrouiller pour retourner en Géorgie, dans sa région natale. 

L'autre problème du livre, à mes yeux en tout cas, est le fait que beaucoup de thèmes  y sont abordés en moins de 150 pages  : la ségrégation raciale, à la violence faite aux femmes, en passant par les traumatismes de la guerre et ceux de l'enfance, tout cela est beaucoup trop à caser dans un récit aussi court, aussi épuré pour pouvoir les traiter avec l'amplitude qui conviendrait.

Bref, j'aurais adoré aimé ce livre, mais j'en suis resté, de la première à la dernière page, totalement à l'exterieur...  Pour rester dans la métaphore de mon titre, j'ai largement préféré entrer dans la Maison de François Ozon, mais sans doute était ce plus facile pour moi d'y trouver les clés....

Commentaires
H
Je suis totalement d'accord!
Répondre
V
je n'ai pas du tout été branchée par l'histoire, je ne suis peut-être pas faite pour la lecture de Nobel... c'est moche de s'ennuyer comme ça !
Répondre
B
Merci pour ta critique que je viens de lire...ah tu es quand meme bien plus positive que moi, heureusement que j'ai pas eu à le noter, j'aurais été bien embeté...le pire est que j'avais déjà lu du toni morrison, beloved et j'avais été iben plus embarqué que cela... très bonne soirée à toi...merci pour ton commentaire..
Répondre
O
ton billet fait écho à mes impressions, j'ai trouvé le livre trop condensé. Les premières pages m'ont perdue dès le début! <br /> <br /> <br /> <br /> Je te laisse mon billet ci-dessous si ça te dit... j'ai aussi lu d'autres avis mitigés sur la blogosphère après le flot d'éloges à sa sortie<br /> <br /> <br /> <br /> http://ogressedeparis.canalblog.com/archives/2012/11/30/25687208.html
Répondre
L
C'est étrange, il ne m'a pas fait cet effet, je me suis totalement laissée emporter pour ma part. J'ai adoré :)
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 467 009
31e édition des 𝐑𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐢𝐧𝐞́𝐦𝐚 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨𝐩𝐡𝐨𝐧𝐞 𝐞𝐧 𝐁𝐞𝐚𝐮𝐣𝐨𝐥𝐚𝐢𝐬
 
 
 

 

Le festival des 31e Rencontres du cinéma francophone s’annonce, un peu partout en calade et dans le Beaujolais, du 10 au 15 novembre, au cinéma Les 400 Coups Villefranche bien sûr et dans nos 3 cinémas partenaires !

La programmation s’affine mais reste encore confidentielle. Comme chaque année, il y en aura pour tous les âges, avec 8 films en compétition, dont 4 pour le jury lycéen, une proposition de 3 films jeune public et familial qui seront présentés dès le 2 novembre aux scolaires du territoire et beaucoup de temps forts et de belles surprises !

ALUNA FESTIVAL 2027

Après avoir annoncé la venue de Sting, Aluna dévoile la suite de sa programmation 2027 : Orelsan, PLK, Vianney, Lost Frequencies, Suzane, Yann Muller, le collectif “Ensemble !!!”, Manon Lisa et St Graal rejoignent l’affiche. À Ruoms, près des gorges de l’Ardèche, le festival réunit les générations et les univers musicaux dans un cadre singulier : un camping cinq étoiles devenu le berceau d’une aventure musicale portée par tout un territoire.

 

 

 

ARRAS FILM FESTIVAL DU 6 AU   15 NOVEMBRE 2026

ARRAS FILM FESTIVAL DU 6 AU   15 NOVEMBRE 2026

  

 la 27e édition de l'Arras Film Festival  se tiendra du 6 au 15 novembre 2026.

Des avant-premières en présence des équipes de films, des invité.e.s d'honneur (Jean-Pierre Jeunet, Volker Schlöndorff, Yolande Moreau & Gilles Porte);  la compétition européenne;  un focus sur le cinéma belge; les Visions de l'Est; 2 rétrospectives ("Crimes à l'Italienne", avec des films de Pietro Germi, Mario Bava, Dario Argento, Elio Petri ...& "Patron, ouvriers, révolution", pour explorer un siècle de luttes sociales, de colères collectives et d’émancipation ouvrière);
Pas moins de 115 films seront présentés!! 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
178 abonnés