Baz'art  : Des films, des livres...
30 avril 2015

Trois polars printaniers qui font bien frissonner

  Après les trois films français massacrés chroniqués hier matin, on finit cette courte semaine en restant dans la même lignée d'une revue de chroniques autour de trois oeuvres différentes, mais ce coup ci on parle de roman policier, et surtout on sera bien plus positifs que ce matin.

La preuve en ces 3 chroniques :

1 Un feu dans la nuit, un thriller psychologique glaçant

feu

La citation : "Évidemment, c'est l'amour pour mes enfants, pour mon fils, qui a motivé mes actes. C'était une erreur de jugement. Si j'avais pu prévoir le séisme qui s'en est suivi, j'aurais agi différemment. Mais le temps que je prenne conscience de l'ampleur des conséquences, il était déjà trop tard".

 Résumé :

Depuis toujours, les MacBride se rendent à Far Barn, dans le Devon, pour la nuit des feux de joie, mais cette année, tout a changé. Lydia, la matriarche, vient de mourir ; Sophie, la fille aînée, tente désespérément de sauver un mariage qui part à la dérive, et Felix, le petit dernier, est venu accompagné de sa petite amie pour la première fois.
Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez cette fille, Kerry, ils le sentent sans pouvoir se l'expliquer. Mais lorsqu'ils la laissent surveiller la petite fille de Sophie le temps d'une soirée et qu'à leur retour, elles ont toutes les deux disparu, ils sont obligés de se demander s'ils n'ont pas laissé entrer le loup dans leur bergerie...

Notre avis :

Voici un excellent thriller psychologique d'une auteur Erin Kelly dont j'avais simplement  entendu parler à l'occasion de sa novelisation de la série Broadchurch , et qui a écrit pas mal de romans personnels, dont ce dernier paru en France, loué dans pas mal de médias, et notamment la presse féminine.

Il faut dire que ce polar développe un point de vue féminin assez percutant, mais les hommes pourront largement y trouver leur compte, tant ce Feu dans la nuit ( le titre français et la couverture ne sont pas particulièrement heureux) s'avère tout à la fois glaçant et captivant, mélant avec habileté et sans trop de grosses ficelles machinations et secrets de famille.
Palpitant et glaçant, avec un dénouement final en apothéose, Un feu dans la nuit est un de ces polars addictifs mais qui, grâce à la plume de l'auteur sont mieux que de simple page turners... Largement recommandables, autrement dit..

2. Le dernier message de Sandrine Madison; Thomas H. Cook : un thriller judiciaire fort habile!!

madison

La citation :

« Le procès de Samuel Madison pour le meurtre de sa femme entre dans son quatrième jour au tribunal de Coburn, après trois journées de témoignages des personnels de l’aide médicale d’urgence, ainsi que celui du médecin légiste du comté. M. Madison est accusé d’avoir assassiné sa femme, Sandrine, le 14 novembre 2010. M. Madison était professeur de littérature au Coburn Collège, poste dont il est démissionnaire. On ignore encore s’il témoignera en son nom propre. Coburn Sentinel   14 janvier 2011 »

Résumé :

Sandrine Madison, 42 ans, enseignante à l’Université de Coburn est retrouvée morte à son domicile. Pour Samuel, son mari, le suicide ne fait pas de doute, son épouse venait d’apprendre une terrible nouvelle. Mais les soupçons d’un inspecteur zélé, une enquête à charge, des témoignages de voisins trop curieux, un procureur qui prend des présomptions pour des preuves et voilà, notre terne professeur d’université accusé de meurtre. 

Durant les dix jours que vont durer son procès, Samuel Madison va devoir revivre et reconstituer les vingt-cinq années de vie commune avec la si belle et si vivante  Sandrine. Un bonheur de façade, fait de désillusions refoulées et de médiocres arrangements, peut vous rendre cynique et arrogant, n’est-ce pas Samuel ?

Notre avis : Le livre de prétoire est un genre en soi dans la littérature anglo-saxonne, on se souvient de « Témoin à charge » d’Agatha Christie, « Ne tirer pas sur l’oiseau moqueur » d’Harper Lee ou plus près de nous « Le cinquième témoin » de Michael Connelly.

Thomas H. Cook (dont nous avons dit plusieurs fois sur Baz'art tout le bien qu'on pense de lui) de manière très habile utilise les codes du genre avec défilés de témoins, soupçons d’une communauté pour des notables qui ne vivent pas tout à fait comme les autres, mais il  nous livre, au final, le compte rendu d’autopsie d’un couple qui s’est trop tôt résigné.

Scènes de vie conjugale et formidable dissection de la vie à deux, le romancier s’interroge et nous interroge sur ce qui fait et défait un mariage, son roman devient alors furieusement romantique et déchirant. Un auteur américain qui à le bon gout de citer Verlaine,Cocteau, Gide ou Louis Malle mérite forcément le détour.

chronique de Michel D. A noter que le livre sort en poche chez Points dès le 21 mai prochain.

 3. Viscères, Mo  Hayder : un thriller glauque et terrifiant!

viscères

La citation :

"C'est une chose de vider un animal mort, c'en est une autre d'éventrer un être humain."

Le résumé :
Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd'hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n'ont pas oublié cette découverte macabre, l'histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur.

Notre avis :

Il y a quelques années, je ne manquais jamais un polar de Mo Hayder qui savait mieux que quiconque l'intrigue la plus trash et même glauque à un sens du suspens et du frisson indéniable, dont ses chefs d'oeuvres sont sans doute TOKYO et l'incroyable PIG ISLAND qui m'a valu deux trois nuits blanches....

 Après avoir raté ses derniers romans, par peur de me lasser de son style (et il faut quand même avoir mangé léger avant la lecture et avoir le coeur bien accroché tant l'auteur ne nous épargne rien de certains détails assez crus), je suis revenu à son oeuvre avec ce "Viscères", septième roman de Mo Hayder, est une nouvelle pépite.

 
Plus polar  que thriller proprement dit comme les deux que j'avais cité, on alterne d'un chapitre à l'autre entre une famille victime d'une attaque dans sa propre maison et l'inspecteur Jack Caffery  qui va enqueter sur cette attaque par le bais d'une investigation en forme de puzzle qui  lui permettra en même temps de découvrir le sort de son frère disparu...

Avec une intrigue dépourvue du moindre temps mort,  Mo Hayder sait une nouvelle fois faire monter la tension de son intrigue crescendo pour un final qui donne assurément le frisson ! Angoissant et haletant, un excellent cru de Mo Hayder que j'ai été heureux de retrouver très en forme!!

  Bref, en voilà trois romans policiers dans des styles bien différents, qui devraient, du coup, pouvoir interesser pas mal de monde, n'est ce  pas?

Commentaires
A
Bonjour j'ai lu viscère et je suis un peu perplexe par rapport à la phrase de fin que dit le marcheur à Jack... j'hésite entre deux sens et sans doute que la version originale anglaise aide à mieux comprendre l’ambiguïté française... Qu'avez-vous compris concernant les deux personnages? Faut-il comprendre qu'ils se ressemblent mentalement ou bien qu'il s'agit d'une sorte de Dr. Jekyll et Mr Hyde?
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T
J'avais déjà noté les deux derniers .. je vais voir s'ils les ont à la médiathèque!
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