Michel Hazanavicius a eu le courage de revenir affronter la Croisette avec Le Redoutable, en sachant qu'en bousculant la statue du commandeur qu'est Godard, il allait se prendre une volée de bois vert de la part de cinéphiles forcément outragés qu'on puisse égratigner le maitre.
Personnellement, j'ai vu le Redoutable, sorti mercredi dernier, au mois de juin avec le Festival Première Vague du Comoedia et c'est peu de dire que j'ai été sous le charme de son portrait à la fois doux, drôle et amer des années maoïstes de Jean-Luc Godard, alors qu’il vivait sa romance avec sa muse Anne Wiazemsky.
Comme dans le livre, on y voit Godard, joué par un Louis Garrel très en forme et vraiment formidable, bien fidèle à l' image qu'on peut se faire de lui : extremement cérébral , cinglant, torturé, colérique,Visionnaire, Surprenant, manipulateur exigeant, possessif mais aussi et surtout profondément amoureux, malgré les différences de points de vues et d'âge entre les deux membres du couple.
Car en effet ce qui m'a emballé dans la Redoutable, c'est qu'en plus d'être une belle radioscopie de la France de mai 68 le film raconte, sous un ton en apparence badin et frivole à la fois l'érosion d' une histoire d’amour - on ne quitte pas le regard d'abord passionné puis déçu d'une Anne joué par la sublime et mutine Stacy Martin- et la survie d’une artiste en situation de crise idéologique.
Loin de faire le procès façon bête et méchante de Godard, comme les médias ont eu tendance à le juger, Michel Hazanavicius nous présente des faits qui existent dans le(s) livre(s) d’Anne Wiazemsky et laisse au spectateur le soin d'apprécier ou non l'homme et l'artiste à l'aune de ses propres valeurs.
Même en nous montrant un Godard parfois odieux et masochistes, on voit bien à quel point le réalisateur emblématique de la Nouvelle vague aura profondément marqué l'industrie en son temps et est devenue une source d'inspiration pour beaucoup de cinéastes à venir .
Mais loin de limiter l' intérêt du film aux cinéphiles purs et durs qui connaissent leur Godard illustré sur le bout des doigts, le film d' Hazanavicius réussit une oeuvre à plusieurs lectures, aussi érudite que populaire, dans laquelle chacun pourra y trouver son compte.
Les dialogues sont particulièrement brillants, cinglantes et jouissives - " « Je n’aime pas les vieux, alors quand je me sens vieux, je ne m’aime pas », accompagnés de ce regard caméra qui faisait la force du cinéma de Godard du temps de sa splendeur, avant le coté Hara kiri des années 68-69 que le film décrit parfaitement . Hazanavicius utilise les références du cinéma de Godard, pour des séquences de mise en abîmes jubilatoires qui s'adresse directement aux spectateurs, et cette symbiose entre la forme et le fond constitue une des grandes réussites de ce brillant film.
Aussi drôle qu'émouvant, cette tragi comédie bien mieux qu'un simple biopic mérite bien mieux que son accueil très tiède sur la croisette et mériterait un très beau succès en salles, autant que The Artist ou OSS 117, aussi réussi dans des genres différents .
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
Cette année encore, pour sa32ème édition, leFestival du Film de Lamavous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
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Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenterLa vie d'une femmedeCharline Bourgeois-Tacquetmais aussiNotre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026)d'Emmanuel Marre,Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026)de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026)de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encoreHistoires de la nuitde Léa Mysius.
Hommage à Monica Vitti etrétrospective autour de la figure du père, la 49eédition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.
En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.
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Drôlement bien, Festival d'Humour en 2027 à Lyon
DRÔLEMENT BIEN, LE FESTIVAL D’HUMOUR NÉ À BESANÇON, ANNONCE SON EXPANSION NATIONALE ET S’INSTALLE À LYON
Après trois éditions couronnées de succès qui ont fait rayonner la capitale comtoise, le festival d’humour Drôlement Bien lance sa première édition lyonnaise du 14 au 17 janvier 2027, confirmant son statut de référence nationale.
Pour cette édition inaugurale à Lyon, Drôlement Bien investira 9 salles et proposera une programmation riche de 35 à 40 spectacles, fidèle à son ADN de festival social et accessible : « Rire ensemble, c’est Drôlement Bien!"