Baz'art  : Des films, des livres...
13 novembre 2017

The square : avec Ruben Östlund,ca tire (ou satire) à tout va

 

the_square_h_2017

 La plupart des cinéphiles ont découvert Ruben Östlund avec son précédent long métrage "Snow Therapy", comédie grincante atypique dans laquelle on pouvait déceler un vrai potentiel  et une vraie patte chez ce cinéaste suédois qui en était déjà à son troisième long métrage, mais le premier à sortir en France.

Oeuvre difficile à classer dans un genre particulier "Snow Therapy"  oeuvre fort brillante et assez fascinante, ne pouvait en rester à l'état  et "The Square" qui présente peu ou prou  les mêmes défauts et qualités que "Snow Therapy" a enclenché la vitesse supérieure en récoltant la Palme d’or , le volant au nez et à la bare d'un  120 battements par minute à qui tout le monde le lui promettait.

Si le choix de  Pedro Almodovar et à son jury d’accorder la récompense suprême à Ruben Östlund a alimenté les polémiques de mai à octobre, mois de sortie de ce film,  The square n'est absolument pas une oeuvre anodine et mineure a le mérite de creuser ce sillon de la singularité et de ne pas donner cette impression de déjà-vu  que possèdent une grande majorité de la production actuelle .

Résultat de recherche d'images pour "the square"

Satire pleine d'acidité de   notre société  culturelle  médiatique, technologique,,sur laquelle Ruben Östlund pose un regard acéré et  particulièrement grinçant. montrant sans jamais les cacher toutes les  compromis  et mesquineries de notre société actuelle où les moralisateurs et bien pensants feraient mieux de regarder devant leur portes.

Si le film tourne autour  d'une installation dont Ruben Östlund est lui-même l'auteur  qui donne son titre au film "The Square"un carré accompagné d'un message altruiste qui relève bien sûr d'une forme d'utopie sociale.

"The square" n'est pas réellement une critique de l'art contemporain, mais plus de la relation assez  ambigu et hypocrite  qu'on entretien avec un art complexe,  et aux malentendus que cette relation entraine. : sont ainsi croqués par le fiel d'Ostlund notre  insensibilité à la violence, à notre aptitude au lynchage,  nos relations ambigues face à la mendicité, face aux méfaits du marketing, aux dégats causés par les réseaux sociaux,   n'en jetez plus la coupe est pleine !

Cela donne lieu à quelques scènes très fortes qui imprimeront longuement la rétine, notamment un happening lors d’un repas mondain avec cette performance à la  limite du malaise,de cette homme singe ou encore cette conférence de presse perturbée par un handicap bien génant, mais l'ensemble  reste trop confus et long pour conviandre tout à fait.

The_Square_(film_2017

   La répétition des plans-séquences étire les scènes parfois jusqu'à l'ennui et perd un peu le spectateur  et le regard toujours au dessus de ses personnages du cinéaste empeche l'empathie et l'émotion de poindre, un peu comme c'était le cas pour le Toni Erdman de Maren Ade, une cinéaste dont  Ruben Östlund se sent visiblement proche.

Bref, personnellement on aurait  largement donné la palme à " 120 Battements par minutes", car ce sont bien  deux conceptions  radicelemnt différentes de cinémaqui s'opposent ici   l'un incarné et viscéral l'autre cérébral et froid s'opposaient là  mais bon jusqu'à preuve du contraire  nous ne sommes pas dans le Jury Cannois et une fois encore nous constaterons que depuis trois quatre ans, la Palme ne revient pas forcément au film le plus éblouissant de l'année..

   

Commentaires
L
Total malaise pendant tout le film !!! Ce film m'a heurtée à bien des égards.
Répondre
A
J'avoue être sortie mitigée de The Square, et je n'en garde pas un grand souvenir.
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 329 197
Chris Isaak en concert à Paris et à Lyon

 

 
Au cours de ses quarante ans de carrière, CHRIS ISAAK, chanteur et acteur, plusieurs fois disque de platine et nominé aux Grammy Awards, s'est produit dans le monde entier avec les membres de son groupe de longue date, Silvertone. Sa discographie et sa filmographie comprennent treize albums studio acclamés par la critique, douze singles en tête des charts et plusieurs films, tels que Le Silence des agneaux, Twin Peaks : Fire Walk With MeThat Thing You Do ! Son travail l'a également amené à travailler dans les coulisses, en créant la musique de plusieurs bandes originales de films, notamment Eyes Wide ShutTrue RomanceWild at Heart et Blue Velvet
 
Son méga tube "Wicked Game" a dépassé le milliard de streams sur Spotify.
 
En concert le 29 juin à Lyon (Amphithéâtre) et le 2 juillet à Boulogne-Billancourt (La Seine Musicale)

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

Drôlement bien, Festival d'Humour en 2027 à Lyon

 

DRÔLEMENT BIEN, LE FESTIVAL D’HUMOUR NÉ À BESANÇON, ANNONCE SON EXPANSION NATIONALE ET S’INSTALLE À LYON

Après trois éditions couronnées de succès qui ont fait rayonner la capitale comtoise, le festival d’humour Drôlement Bien lance sa première édition lyonnaise du 14 au 17 janvier 2027, confirmant son statut de référence nationale.

Pour cette édition inaugurale à Lyon, Drôlement Bien investira 9 salles et proposera une programmation riche de 35 à 40 spectacles, fidèle à son ADN de festival social et accessible : « Rire ensemble, c’est Drôlement Bien!"

Festival Drôlement Bien - le festival pour rire

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
168 abonnés