Baz'art  : Des films, des livres...
24 juin 2021

Critique cinéma: Ibrahim, le beau drame social, toute en retenue de Samir Guesmi

Affiche-IBRAHIM

  Excellent comédien devant la caméra des autres, ( on se souvient notamment de son rôle d'apprenti nageur fou amoureux d'une maitre nageuse dans l'effet aquatique dela regrettée  Solveig Anspach ) Samir Guesmi signe avec Ibrahim son premier film en tant que réalisateur, un long métrage très justement récompensé lors des derniers festivals d'Angoulème ou Angers. 

Il joue aussi le rôle d'Ahmed, écailler dans une brasserie et père d'un jeune garçon, le Ibrahim du titre, timide et empetré dans ses complexes et dans une relation de non dit avec ce père taiseux qui l'élève tant bien que mal tout seul, malgré ses problèmes d'argent et ses secrets qui n'arrivent pas à sortir.

DSC03798 © Anne-Françoise Brillot

Prolongeant le scénario de son court métrage C'est dimanche réalisé en 2008, Samir Guesmi développe une très jolie histoire tout en pudeur et en non dits où les silences et les regards valent bien mieux que les longs discours.

Pas loin du cinéma du néo réalisme italien ou évidemment celui  des frères Dardenne,  mais en plus tendre et moins âpre (on y entend une très belle parition originale,  signée Raphael Eligson), son drame social sur la nécessité de libérer la parole dans les cercles familiaux échappe à tout misérabilisme et privilégie la retenue et l'épure, tout en réussisant à émouvoir durablement avec presque rien, juste par la finesse de son écriture et la justesse du placement de sa caméra.

 

DSC01735 © Anne-Françoise Brillot

Autour d'un joli casting, ou certains des amis comédiens de l'acteur viennent lui prêter main forte ( on y croise Florence Loret Caille, Marylin Canto et surtout Philippe Rebbot, dans une audacieuse composition de type bien glauque, très loin de son personnage traditionnel de baba cool), le jeune Abdel Bendaher, repéré lors d'un casting sauvage à la sortie d'un match de foot, crève largement l'écran.

Son intensité de jeu et sa façon d'embraser la caméra lui donne un air de Yasmine Belmadi, ce comédien météorité des années 90 révélé par  Sebastien Lifshitz .

.Il est certes trop tôt pour parler de successeur attitré mais gageons que ce premier rôle marquant dans ce très joli Ibrahim lui ouvrira de belles portes.

DSC00207 © Anne-Françoise Brillot

 

 

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