Baz'art  : Des films, des livres...
19 janvier 2024

{CRITIQUE] A MAN - vivre sous un masque

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Rie,  jeune femme discrète élève seule son fils Yuto. Lorsqu’elle rencontre dans sa librairie le mystérieux Daisuke, bûcheron discret et taciturne, son bonheur renaît. Après quelques années de vie conjugale paisible, Daisuke trouve la mort dans un tragique accident.

C’est alors que l’existence de Rie bascule. Non seulement elle perd un mari pour la deuxième fois, mais surtout, elle apprend avec stupéfaction que Daisuke n’est pas celui qu’il prétendait être. Avec qui a-t-elle réellement partagé sa vie ? Où s’est réfugié le véritable Daisuke, recherché par ses parents ? Afin de faire le deuil d’un époux anonyme, appelé « monsieur x », Rie engage son avocat, Kido, pour découvrir la vérité. 

Avec A Man Kei Ishikawa  ausculte, sous la forme du thriller, les conséquences des conventions aliénantes de la société japonaise sur les individus.  Miroir d’une société confrontée à son identité et à ses valeurs, A man explore, sous la forme d’un thriller d’investigation, l’acceptation de nos origines et la transmission entre générations.

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Le film s’ouvre et se termine par un plan de la peinture surréaliste classique de René Magritte, Ne pas reproduire, qui représente un homme debout devant un miroir, mais avec un reflet qui le montre de dos, plutôt que son visage. 

 Kei Ishikawa inscrit dans cet élan son film en creux, dans une société japonaise troublée, dont les idéaux passés traditionnels se heurtent aux enjeux actuels, notamment l’immigration.

Dans ce contexte, il n’est pas toujours facile de trouver sa voie, sa place, d’autant plus lorsque pèse sur les nouvelles générations le poids d’un héritage familial, d’un nom, dont il est impossible de se séparer.

 Avec un sens aiguisé du détail et de l'observation, A Man se présente comme une quête d’identité, celle d’un disparu mais encore plus celle des vivants qui le recherchent et se cherchent à travers cette enquête labyrinthique.  Le cinéaste japonais  brosse  une société des apparences, où chacun évolue caché comme dans un bal masqué et révèle combien il est complexe aujourd’hui de s’intégrer à une société, axée sur la tradition, le passé, et sévère envers les individus exclus.  

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Grâce à son intrigue solide, son contexte social et sa mise en scène mélangeant habilement jeux d’ombre et de reflets, A man nous plonge dans une enquête palpitante tout en nous interrogeant sur notre propre identité, comme si le film devenait notre propre miroir

En cela a man se rapproche  d'un autre grand film japonais récent  Love Life du réalisateur Koji Fukada.   

En salles le 31 janvier 2024- distribué par Art House films 

 

 

 

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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