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J'essaie, en règle générale, de rester pleinement objectif lorsque je parle des artistes musicaux que j'apprécie particulièrement. Mais un chroniqueur est avant tout un homme, avec ses faiblesses, et il arrive que parfois, on soit attiré par un artiste en premier lieu pour des raisons qui n'ont pas grand chose à voir avec ses talents musicaux.

Prenez Mayra Andrade par exemple, cette jeune artiste cap verdienne de 27 ans qui vient de sortir son 4ème  album « Lovely Difficult » le 11 Novembre. Je connais bien Mayra depuis son premier album qu'elle avait sorti il y a déjà 6 ans, et si elle avait retenu mon attention c'était avant tout, avouons le honteusement, pour son physique.

En effet, la demoiselle est tellement charmante, lumineuse et souriante qu'on ne peut que l'admirer d'abord, puis l'écouter ensuite. Et on aurait tort de ne pas le faire, tant la demoiselle n'est pas que belle (qui n'est pas, je vous le précise, le féminin d'un paquebot) mais a également une voix assez phénoménale, à la fois chaude,douce et légère  et avec pas mal de malice dedans.

Comme le mythe Cesaria Evora ( à qui Stromae a rendu un vibrant hommage dans son dernier CD), Mayra vient du Cap Vert, mais sa musique est plus actuelle, moins traditionnelle, et assez traversé par diverses autres influences. En effet, après un passage du côté jazz et bossa nova, la jeune artiste  infuse désormais sa chanson dans la pop.

Installée à Paris depuis 11 ans et parcourant les scènes du monde,  il faut savoir que Mayra n’est pas qu’une chanteuse néo-traditionnelle : elle se nourrit des influences de tous les pays qu’elle traverse depuis son enfance, s’enrichit de ses nombreuses rencontres artistiques pour ouvrir sa musique à toutes les cultures et tous les styles. Mayra Andrade est bien une artiste world de 2013, c’est-à-dire du monde entier, se jouant des frontières stylistiques et linguistiques. car  Mayra  aime dessiner sa carte du monde personnelle, entre son Cap Vert, la pop européenne et le rêve tropicaliste , comme l'illustre parfaitement  le clip de son 1er single « We Used To Call it Love »

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Dans son nouvel album, Mayra compose, écrit et chante dans les 4 langues qu’elle pratique : créole cap-verdien, en anglais, en français et en portugais. Le tout donne un ensemble exotique et particulièrement homogène, qui coule parfaitement. 
Entourée de ses plus fidèles lieutenants (Kim Alves et Zé Luis Nascimento), elle y fait aussi appel à des amis d’horizons divers qui ont tous répondu présents pour lui ourler de magnifiques chansons : Yael Naim et David Donatien, Piers Faccini,  Hugh Coltman, Krystle Warren, Pascal Danae, Mario Lucio Sousa…et surtout Tété ( pour un superbe les maux d'amour) et , Benjamin Biolay (il est partout notre Benji local, et surtout auprès des jolies et talentueuses demoiselles :o)) pour un magnifique " Simplement", qui dit les choses de l'amour avec sensibilité et...simplicité!!
Car toutes les chansons - sauf une, "Rosa, parlent d’amour, ce qui ne gate rien, évidemment, à mes yeux.
 

mayra

Alors, certes Mayra Andrade est adorable, mais elle est surtout et avant toute chose une musicienne audacieuse et extrêmement douée, comme ce 4ème album nous le montre parfaitement.

 https://www.facebook.com/mayraandrade