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Le héros et narrateur, jeune révolutionnaire chilien condamné à l’exil en RDA par la dictature de Pinochet, tombe amoureux de la fille du procureur de la république Cubaine, alors qu’elle est étudiante à Leipzig. Il accepte de la suivre à Cuba pour fonder une famille.   «  L’amour peut être très beau mais rien n’est plus beau que la révolution »,  habité par un idéal révolutionnaire, le jeune homme est persuadé d’arrivé en terre promise .

Hélas la réalité va vite rattraper notre pauvre héros, le monde selon Fidel n’est pas celui auquel il croit, tandis que sa femme, complètement absorbée par le système, devient une fonctionnaire zélée, lui, le Chilien, comme on l’appelle,  se retrouve de plus en plus en marge et observe avec impuissance la mort lente de ses idéaux.

Comme Kundera dans « l’insoutenable légèreté de l’être » Ampuro met en scène un homme qui, tout en voulant rester humain et pacifique, veut croire à la révolution.  Gabriel Garcia Marquez l’affirme, la vie de chacun, c’est ce dont il se souvient. Dans ce roman autobiographique, Roberto Ampuro  nous entraine en pleine guerre froide au siècle dernier. Formidable plongée géopolitique, écrite à la première personne, nous découvrons avec le jeune héros la vie à Cuba dans dans les années 80, les privations, la peur, la défiance, les inégalités. Bienvenue dans  un pays dirigé par des idéologues incultes.

« Quand nous étions révolutionnaires » est un témoignage poignant et nécessaire comme le sont les œuvres de Zoé Valdés, de Reinaldo Arenas ou de Heberto Padilla.

  Et merci à toi Michel pour cette nouvelle belle chronique qui nous donne fortement envie de se plonger dans cette révolution littéraire!!