vlady

 Inoubliable princesse de Clèves de Jean Delannoy, la comédienne franco russe Marina Vlady a prêté son charme slave à de nombreuses héroïnes, au caractère souvent ambigu, depuis près de 50 ans.

Sa venue dans le cadre du Festival Lumière  aura été l'ocasion de lui rendre un très bel hommage, à 80 ans passés.

Elle a pu sélectionner elle même  les films qu'elle a tourné, et c'était une des conditions de sa venue, pas forcément choisir ses films les plus connus mais ceux dont elle est le plus attachée pour des raisons différentes . 

Ainsi le film  "Elles deux" auquel Marina tenait particulièrement,  aura été l'occasion 'afficher son admiration à l'homme qu'elle a aimé follement, le poète russe Vladimir Vissotski qu'elle a célébré dans le très bel essai .Vladimir ou le vol arrêté,  publié chez Fayard en 1997. et qu'elle a aussi joué sur scène il y a quelques années .

Vladimir Vissotski et Marina Vlady se sont follement aimés malgré la situation politique particulièrement éprouvante pour leur relation. 

Vladimir Vissotsky. était un poète mais aussi un acteur, auteur-compositeur-interprète  un artiste  détesté par le régime mais idolâtré par le public,  extrêmement brillant mais torturé, rongé par l'alcool et qui est mort prématurément d'une crise cardiaque à 42 ans. 

ellesdeux

Le film Elles deux- réalisé en 1978- présenté  par Marina au Pathé Bellecour le 18 octobre,  est surtout célèbre par cette sublime  scène de baiser sous la neige qui réunit  Vladimir Vyssotski Marina Vlady en plein milieu du film et qui apporte un côté un peu fantasmagorique à une oeuvre très sombre et naturaliste .

Résultat de recherche d'images pour "Vladimir Vissotsky. marina vlady elles deux"

 "Marta Meszaros a écrit au débotté une petite scène pour que Vladi Vissotski vienne me rejoindre en Hongrie et jouer avec moi. Une scène superbe, il neigeait, sur la route de grands réverbères se balançaient.

C’est la seule fois où l’on a joué ensemble. Les autorités soviétiques avaient toujours fait interdire nos projections. Il nous semblait que ce bout de pellicule où nous apparaissions ensemble allait nous ouvrir les portes de l’avenir », a t elle confié avec pas mal d'émotion aux spectateurs présents à Lyon. 

Resté cinquante-cinq semaines à l’affiche du St-André-des-Arts à Paris, mais un peu oublié depuis, ce film de Martá Mészàros, connue comme étant la première femme réalisatrice hongroise, montre l'histoire de deux femmes différentes - une directrice de foyer pour ouvrières, et une jeune mère en quête d'un refuge qui deviennent proches, en dépit de leurs divergences, d'autant qu'elles deux ne sont pas épanouies dans leurs couples . 

Marina Vlady, la Reine de Coeur, y apparait aussi étincellante  dans un rôle ancré dans le quotidien et l'intime.

Une jolie curiosité comme seul le Festival Lumière arrive à nous faire découvrir.