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Sam Millar, dont on a déjà parlé la semaine passée, suite à son actualité en lien avec la rentrée littéraire, possède un parcours d’écrivain peu banal.

Né à Belfast, il est emprisonné en Irlande du Nord une première fois en tant que militant de l’IRA puis aux Etats-Unis pour un braquage auquel il a participé en 1993.

A son retour en Irlande, il écrit On the Brinks, son autobiographie et sept romans noirs qui lui valent de nombreux prix.

Et il ne m’a pas fallu 20 pages pour comprendre pourquoi. Dès que j’ai commencé à lire Poussière tu seras, j’ai été frappée par la qualité d’écriture et par le style de l’auteur.

Ses personnages prennent vie et épaisseur en à peine un chapitre et je n’avais plus envie de les lâcher pour connaitre la suite.

Le roman s’ouvre par la découverte d’os humains par Adrian, un adolescent élevé seul par son père, ancien flic. Adrian n’en parle pas à son père et le jour où il disparaît, Jack doit mener l’enquête. 

"Des années de colère rentrée avaient donné à son visage un air de folie meurtrière permanente. L’excès de chair de son visage lui faisait une bouche boursouflée et des doubles mentons énormes et flasques."

Poussière tu seras réunit ous les ingrédients d’un roman noir qu’on oublie pas : une intrigue dont on a envie de connaitre le dénouement, du suspense, des personnages sombres et poisseux.

Au delà de l’histoire peu banale, il est aussi question de culpabilité, de deuil et des relations père-fils, toujours traité avec finesse.

Poussière tu seras (Réédition)), Sam Millar, Points; octobre 2021