Baz'art  : Des films, des livres...
11 avril 2024

Rencontre cinéma :Benoit Magimel pour Rosalie

Dans Rosa­lie, en salles depuis mercredi l'exceptionnel Benoît Magi­mel incarne l’homme brisé par la guerre au siècle dernier qui va se marier avec une femme à barbe trou­blante inter­pré­tée par Nadia Teresz­kie­wicz. 

On avait eu la chance de rencontrer récemment sur Lyon cet acteur hors norme qui semble littéralement habi­té par son person­nage.

 

Jouer un personnage ambivalent

En fait, ce sont les contra­dic­tions qui m’in­té­ressent le plus  au cinéma.

Derrière une fragi­lité, il y a toujours de la force, et elle est sans doute plus forte que lui. Abel, c'est  un homme brisé. Il a une cara­pace, une armure, il sort de la guerre. Il a quelque chose d’anéanti qui me touchait beau­coup.

Je n’ai  évidemment pas connu la guerre, mais j’avais Voyage au bout de l’en­fer en mémoire. Quand on revient aussi abîmé d’avoir été confronté à l’hor­reur, personne ne peut comprendre ce trau­ma­tisme.

C’est pour ça que c’est quelqu’un qui s’en­ferme. Abel reste dans son tour­ment, même quand il peint. Il a une vision de lui-même qui n’est pas très belle, il déteste ce qu’il est devenu.

Mais c’est pour ça qu’il est indul­gent avec ceux qui peuvent avoir une diffé­rence quel­conque. Il est chari­table. Cet homme là,  reste préve­nant, atten­tif.

Rencontre cinéma :Benoit Magimel pour Rosalie

Tourner dans l'ordre chronologique, un vrai atout

Oui, tour­ner dans l’ordre chro­no­lo­gique et décou­vrir les choses au fur et à mesure, c’est un grand confort pour nous parce qu’on ne brûle pas d’étapes.

Chaque jour passant, on a une nouvelle écri­ture qui s’im­pose à nous-mêmes, en fonc­tion des décors et des situa­tions.

Il y a aussi un confort supplé­men­taire avec le numé­rique. La pelli­cule impo­sait une limite de temps de tour­nage.

En numé­rique, on peut gâcher, on peut couper, recom­men­cer, ou lais­ser vivre les choses, rester dans l’ins­tant.

Pour jouer, c’est vrai­ment formi­dable.

Accepter de jouer avec une femme à barbe

Comme Abel, j’ai mis beau­coup de temps à accep­ter cette barbe… C’est aussi pour ça que j’ai voulu jouer ce person­nage. Mais ce sont vrai­ment les actes de Rosa­lie qui sont le plus pertur­bants pour lui. C’est vrai­ment une histoire d’amour. Cette femme lui veut du bien en perma­nence et fait des choses concrètes pour ça.

Ses senti­ments sont à jour et ça le désta­bi­lise tota­le­ment. C’est ce qui lui pose le plus de diffi­culté. Et moi aussi, j’avais beau­coup de diffi­culté avec ça…

C’est sans doute l’his­toire d’amour la plus diffi­cile que j’ai eu à jouer. Mais je n’aime pas trop avoir de point de vue sur ce que je fais, ce n’est que ma vision des choses.

Chacun peut avoir la sien­ne… »

Rencontre avec Benoit Magimel, au Pathé Lyon le 25 février 2024- Crédit: Fabrice SCHIFF

Rencontre avec Benoit Magimel, au Pathé Lyon le 25 février 2024- Crédit: Fabrice SCHIFF

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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