Baz'art  : Des films, des livres...
13 octobre 2024

Coup de coeur essai en poche: l'imposture du travail; Maud Simonet

« L’imposture du travail » de Maud Simonet ou comment repenser le travail à partir du travail gratuit et invisible.

Aujourd’hui, la définition du travail est encore construite à partir d’un sujet masculin, et associée à la rémunération, l’emploi, la production.

Et si nous inversions notre regard, comme nous y invite ici Maud Simonet, pour repenser cette notion depuis cet autre travail, majoritairement exercé par les femmes, sur lequel reposent aussi notre société et de notre économie ?

 Qu’il soit domestique, associatif, lié au soin, qu’il s’agisse de bénévolat, de stages ou d’engagement citoyen : autant d’activités qui ne sont pas considérées comme du travail mais relèveraient de valeurs- l’amour, la passion, la citoyenneté, l’insertion…
Dès lors, une autre perspective s’ouvre qui oblige à penser conjointement travail rémunéré et travail gratuit, travail visible et travail invisible, en questionnant les frontières du travail et leurs usages. Une perspective qui nous montre que, si tout n’est pas forcément travail, tout, ou presque, peut être approprié comme tel par le capitalisme.

Avec ce court essai théorique très stimulant, Maud Simonet entend questionner notre conception du travail pour critiquer son exploitation et sa récupération dans une société capitaliste patriarcale. L'autrice convoque les autrices qui elles-mêmes les ont imposées dans les espaces publics, scientifiques et militant·es : Tithi Bhattacharya, Silvia Federici, Leopoldina Fortunati, Nancy Fraser, bell hooks, Fatima Ouassak.

Il est salvateur de lire des analyses qui prennent en compte l'ensemble des particularités de l'expérience sociale des individus. 

"Désandrocentrer" le travail, c’est ainsi se donner les moyens de repenser l’exploitation et de renouveler les luttes pour l’émancipation du travail.

L'imposture du travail
Désandrocentrer le travail pour l'émanciper
Maud Simonet

Editions 10- 18

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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