Notre critique de Grand Ciel d’Akihiro Hata
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Vincent (Damien Bonnard) est un ouvrier du bâtiment qui travaille de nuit sur le chantier d’un complexe moderne. « C’est inhabituel pour un homme blanc », dit le responsable du site, ignorant à la fois son racisme et les raisons de sa déclaration, mais Vincent a besoin d’un salaire supplémentaire pour subvenir aux besoins de sa famille, qu’il espère voir quitter leur appartement délabré.
Un de ses collègues (Issaka Sawadogo), un immigrant sans papiers, disparaît soudainement sans laisser de trace, et le plus proche collègue de Vincent, Saïd (Samir Guesmi) soupçonne un acte criminel de la part des supérieurs.
Lorsque Saïd commence à organiser les travailleurs pour obliger la direction à fournir plus de clarté sur cette disparition, Vincent est nommé contremaître et informé équitablement et directement de réprimer cette insurrection. Quand un deuxième travailleur, encore une fois un immigrant sans papiers, disparaît, les choses vont alors se précipiter.
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Dans "Grand Ciel", son premier long métrage, le réalisateur japonais basé en France Akihiro Hato livre un film ancré dans le réalisme social mais auquel il ajoute des éléments de thriller pour pimenter l’histoire de cet ouvrier du bâtiment déchiré entre soutenir sa famille et être aux côtés de ses collègues.
Sur le papier, l’approche du réalisme social ne devrait pas forcément très bien se mélanger avec les moments de suspense, or, à l'écran, Akihiro Hata, qui s'appuie notamment sur l'épatant travail du chef opérateur David Chizallet, offre une expérience presque tactile et viscérale.
On saluera particulièrement cette approche sonore très travaillée pour tout à la fois rendre compte du réel mais aussi mettre à rude épreuve les tympans du spectateur.
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La belle réussite du film tient à cette dimension de thriller qui s’intensifie et qui repose sur les codes du genre, mais aussi et surtout à un récit horrifique conviant le paranormal à la fête, dans un savant dosage. Le cinéaste franco japonais capture notamment pleinement cette atmosphère de chantier, tant sur le plan visuel que sonore
Dans le rôle de l'ouvrier honnête qui va peu à peu se teinter d'ambiguïté morale pour vivre un peu mieux, Damien Bonnard, s'intègre parfaitement dans cet environnement où l'être humain n'est qu'un numéro, remplaçable au besoin.
Le film critique ainsi une industrie de la construction prête à marcher sur des cadavres pour maximiser les profits.
Malgré un dénouement un peu abrupt et surement un peu déceptif, Grand ciel réussit son pari, celui de mêler fort habilement critique des méthodes de travail inhumaines et éléments de thriller.
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Pour info, la BO de GRAND CIEL sortira le même jour que le film de Akihiro Hata, le 21 janvier.
Elle est signée Carla Pallone.
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