Baz'art  : Des films, des livres...
19 mars 2025

Je le jure- un film mort né ?? Retour sur un singulier cas de figure de sortie d'un film

Le procès d'un film .... de procès !!

 

« Ce film fait l’objet d’un accompagnement particulier pour sa sortie. » La mise en garde, qui apparaît dans le dossier de presse du troisième long-métrage de Samuel Theis, Je le jure (en salle  la semaine prochaine soitle 26 mars) comme sur le site de son distributeur, Ad Vitam, est  particulièrement peu courante.

Il faut dire que le film a fait parler de lui pour de mauvaises raisons et alors même que son tournage n'était pas fini.

Pendant l’été 2023, à Metz, où se tourne le film, un technicien accuse le réalisateur de lui avoir imposé un rapport sexuel.

« Il se passe un truc grave », annonce Samuel Theis à sa productrice, quelques jours plus tard. Caroline Bonmarchand, qui travaille avec lui depuis son précédent film, Petite nature (2021), connaît bien la problématique des violences sexistes et sexuelles.

Féministe engagée, elle est l’une des membres fondatrices du collectif 50/50, qui lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans le cinéma.

Bon an mal an, le tournage se poursuit. Sans le plaignant, qui quitte la région en continuant d’être rémunéré. Et avec un réalisateur à distance. Mis à l’écart de son propre plateau, Samuel Theis dirige les scènes depuis une pièce attenante

Face à  cette accusation de viol visant Samuel Theis, le réalisateur du film, la  productrice et distributrice, ont choisi la transparence et la réactivité mais nul doute que  la carrière du long-métrage,  qu'on a cru longtemps rester comme le dernier film de Jacques Doillon CE1  dans un placard,  semble fortement  compromise comme l'avait été du reste le dernier film de Philippe Garel, sorti juste après une enquête de Médiapart qui avait rendu invisible la sortie du film. 

Cependant, si la révélation d’affaires de violences sexistes et sexuelles est devenue monnaie courante dans le cinéma français, la singularité, ici, tient à la transparence à laquelle la productrice et la distributrice ont choisi de se tenir.

 

"Quand j’ai été mis en cause sur le tournage, je n’ai pas voulu fuir cette accusation, et j’ai eu à cœur d’instaurer une transparence totale avec
l’équipe du film. Notre intérêt à tous fut de maintenir en permanence le dialogue, malgré la difficulté de la situation. Il ne s’agissait pas seulement de préserver le film ou son économie ,mais de faire en sorte que chacun puisse bénéficier d’un espace d’écoute et de sécurité."

 

Pas sur que les mots de Samuel Theis tels qu'ils sont relayés dans le dossier de presse (aucune interview à la presse n'a été accordée pour la promo) sauront, au contraire apaiser les esprits et dépassionner les débats lors de cette sortie d'un film,  qu'il sera désormais difficile de juger en dehors de son contexte d'autant plus qu'il parle de justice et de véracité des faits.

 

Les exploitants,  qui vont accepter de projeter le film  sont encouragés à « contextualiser » la diffusion du film en organisant, par exemple, des débats en amont des projections.

Pour l'instant les échos d'avant sortie sont plus que mitigés : pas de partenariat presse, peu de demandes d’interview pour les acteurs principaux  : on pense que le film sortira mercredi prochain sans faire aucun bruit.

Connaissant le travail du réalisateur et notamment son très réussi Petite Nature  on peut le regretter et en même temps, considérer que le film aurait parfaitement pu ne pas sortir du tout vu la très grave accusation qui pèse sur le cinéaste. 

 

source : Ad vitam films 

Le Monde du 19 MARS  2025

Libération du 17  juillet 2024

Commentaires
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 215 197

 

 

Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

LES CHANTS DE MARS
 

LES CHANTS DE MARS LE PREMIER FESTIVAL DE CHANSON FRANCOPHONE DE LA MÉTROPOLE DE LYON !

A Lyon, le festival Les chants de mars aura lieu du 12 au 28 mars 2026. Il s'annonce riche en surprises pour sa 20e édition, parrainée par le duo Terrenoire.

 

 

Festival du Cinéma Européen de Meyzieu

 


📍 Cinéma de Meyzieu
📅 𝗗𝘂 𝟭𝟵 𝗮𝘂 𝟮𝟵 𝗺𝗮𝗿𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲

Le Festival du Cinéma Européen de Meyzieu revient pour sa 26ᵉ édition.
Nous sommes en pleine préparation et impatients de retrouver les festivaliers.

🎯 Thématique 2026 : 𝗚𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲 & 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝘂𝗲
Quand la cuisine devient image.
Quand le cinéma se savoure autant qu’il se regarde.

L’affiche de cette édition illustre cette rencontre entre cinéma et gastronomi

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
168 abonnés