Baz'art  : Des films, des livres...
7 juillet 2025

« I love Peru », naissance d’un nouveau duo de cinéma ?- Rencontre avec le duo Raphaël Quenard et Hugo David

L’inénarrable Raphaël Quenard et son acolyte Hugo David sont passés par Lyon, présenter I love Peru, au cinéma Le Comoedia, entretien entre rires et sérieux, et surtout rires.

On ne sait jamais trop si tout est inventé, ou si tout est vrai, comme dans ce film de potes, drôle et inclassable, avec sa pointe de profondeur.

L'interview de notre duo atypique et barré peut apporter un joli complément à la vision en salles de cet OFNI à voir dès ce mercredi 9 juillet en salles.

Raphaël Quenard, Hugo David, le premier a déjà une carrière en cours, le second co réalise son premier long métrage. Ils ne se quittent plus depuis leur rencontre sur le tournage de Chiens de la casse, en 2022.©Eric Séveyrat

Raphaël Quenard, Hugo David, le premier a déjà une carrière en cours, le second co réalise son premier long métrage. Ils ne se quittent plus depuis leur rencontre sur le tournage de Chiens de la casse, en 2022.©Eric Séveyrat

Il vous a fallu deux ans pour faire ce film et le sortir, vous saviez que vous vouliez ce résultat au départ ?

Hugo David :

Pas du tout, on savait qu’on voulait faire quelque chose sur les coulisses du cinéma, puis sur le deuil amoureux. On avait soumis un premier scénario qui a été refusé. On savait qu’on voulait faire un film ensemble, on l’a fait avec deux bouts de ficelle. Notre film est basé sur notre coup de foudre en amitié (Raphaël Quenard et Hugo David se sont rencontrés sur le tournage de Chiens de la casse, où Hugo David réalisait le making of, NDLR).

On se demande où on est dans le film, on dirait un documentaire - portrait de Raphaël ?

Hugo David :

C’est tout sauf un documentaire. On prend la forme d’un documentaire, tout ce qui arrive est scénarisé, même s’il y a des éléments vrais. Mais les gens y croient. Il y a une forte part d’improvisation et d’impréparation. Nous avons demandé quelques minutes de participation à des acteurs connus qu’on voit dans le film, comme Jean-Pascal Zadi ou Jonathan Cohen, on est allé les voir sur leurs lieux de tournages, ils ont tous été bons, il n’était pas possible de préparer, mais eux aussi avaient envie d’être filmés.

 

Et le Pérou, d’où vient cette idée ?

Raphaël Quenard :

Le hasard, presque comme il est dit dans le film, il est resté un billet d’avion, alors que nous partions à Lima présenter Chiens de la casse pour un festival de cinéma. J’ai proposé à Hugo et nous voilà partis. Jusqu’au bout Chien de la casse nous poursuit. Nous avons tourné 10 heures de rushes au Pérou d’où nous avons tirés 40 minutes, et 190 heures en France d’où nous avons tiré 25 minutes. Comme vous le voyez, nous n’avons pas eu la même efficacité dans les deux cas (rires).

Le chaman du film est un vrai chaman ?

Raphaël Quenard :

Oui c’est un élément vrai du film (rires). J’ai un peu honte, je lui ai menti en lui disant que j’avais des visions de condor. Le reste est vrai, il est un chaman renommé à Lima, qui a formé 17 autres chamans.

Il a accepté la caméra qui s’est fait discrète pendant la séance. C’est impressionnant d’être en présence de quelqu’un qui a autant de spiritualité en lui.

 

Dans le film Raphaël est montré comme particulièrement radin, on ne sait jamais si l’on dans la fiction ou la réalité, il est comme cela ?

Hugo David :

Non on a trouvé rigolo de lui donner ce trait de caractère. Le personnage est tellement ambitieux, il veut tout, ça semblait logique qu’il ne veuille rien donner.

Vous allez retravailler ensemble ?

Raphaël Quenard :

Nos deux cerveaux sont trop connectés pour qu’on ne fasse pas quelque chose ensemble, soit en co écriture, co réalisation, ou autre…C’est très dur de rire avec quelqu’un, de balancer des blagues et d’aller très loin, puis de retrouver la discipline pour en faire une forme artistique. Ensemble on y arrive.

Hugo David :

Oui, on a l’humour en commun, on se sent libre de se soumettre des idées de merde jusqu’à trouver la bonne idée. Mais je ne pourrai refaire un film avec Raphaël dans ce même dispositif que dans deux cas, s’il est pris pour jouer un méchant dans un James Bond ou s’il se présente aux municipales à Grenoble (rires).

 

Vous allez montrer le film au Pérou ?

Raphaël Quenard :

Bien sûr c’est prévu. Je suis même une sorte d’ambassadeur du CNC péruvien.

Et la programmation ACID à Cannes, c’était la cerise sur le gâteau ?

R.P

On n’y croyait pas, on en faisait une blague au montage, et j’ai tellement harcelé Thierry Frémaux, qu’il m’a répondu, « Ta pugnacité t’honore, je cherche une place pour ton film ! » (Rires)

Propos recueillis par Eric Séveyrat

 

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