Baz'art  : Des films, des livres...
4 octobre 2025

Rencontre avec Sébastien Bizeau, metteur en scène de « Pourquoi les gens qui sèment » et directeur artistique de la compagnie Hors du temps

 

Nous sommes prié.es de nous installer rapidement. La réunion publique va commencer. Le préfet réunit les associations et les acteurs locaux sur la question épineuse des méga-bassines. Chloé, militante d’un des collectifs interrompt et prend la parole face à Antoine, désarmé. Ils se connaissent bien, depuis l’école de théâtre. Ils s’aiment malgré leurs désaccords. Elle, militante écologiste, appelle à la désobéissance civile ; lui, devenu préfet, est chargé de maintenir l’ordre. C’est là qu’apparaît le questionnement : faut-il suivre ce qui est légal ou légitime et juste ? La désobéissance civile est au cœur de cette nouvelle création de la compagnie Hors du temps et de l’auteur Sébastien Bizeau. Deux ans après la découverte d’Heureux les Orphelins au théâtre de l’Oriflamme, on retrouve une écriture incisive, une mise en scène ciselée pour aborder les liens entre politiques et médias, la criminalisation des militant.es (donc le recul de ce dit Etat de droit et de la démocratie) et bien sûr de l’urgence climatique. Parce qu’en ces temps, il en faut des pièces comme celle-ci. On a une fois de plus adoré et on leur souhaite un Avignon plein à craquer !

(Critique à retrouver dans notre journal de bord du OFF d’Avignon)

 

Chose faite : après un Avignon complet et un coup de cœur du Club de la Presse du Vaucluse, nous avons discuté avec Sébastien Bizeau, auteur, metteur en scène de ce succès à l’occasion de leur passage parisien au théâtre de la Concorde.

 

Qu’est-ce qui t’a conduit au théâtre ? 

 

Au départ, c’est mon goût de spectateur de théâtre. J’y allais beaucoup. Et en parallèle, j'ai toujours un peu écrit, au fil de l'eau et pas forcément un projet d'écriture en tant que tel. À un moment, je me suis dit que j’avais envie d’écrire pour le théâtre, notamment après les cours de théâtre que je prenais plutôt par goût de la discipline et l’envie de rencontrer des gens qui aiment bien ça. A chaque fois, j’avais des envies d’écriture de scènes. C’est des glissements successifs. 

 

(…) Le théâtre n’est pas quelque chose que j’ai commencé tout petit. A postériori, je me suis dit que j’aurais dû faire ça. Mais j’ai des souvenirs de pièces vues petit et, même si je ne l’avais pas formulé, il y avait un tropisme peut-être inconscient quand, en cours de français, on jouait des extraits du Malade imaginaire, ou l’été, quand on jouait des extraits des Fables de la Fontaine avec mes cousins sous quarante degrés et que je ne voulais pas m’arrêter, contrairement à eux (rires). 

 

 

Maintenant, c’est ton activité principale ? 

 

J’ai en parallèle une autre activité, où je suis amené à travailler en lien avec le monde politique et le monde économique. Ce que j’aime bien dans cet autre métier, c’est d’être en prise avec les questions politiques du moment, les enjeux de société qui me nourrissent ensuite dans l’écriture. J’essaie d’être irrigué de plein de choses différentes et cette autre activité m’aide beaucoup. J’essaie de concilier les deux, même s’il faut trouver le temps ! 

 

Je ne sais pas même si j’aurais envie d’autre chose. Je ne me compare pas au talent de Michel Vinaver, mais je note que ses pièces ont été montées sur les plus grandes scènes et qu’il travaillait en parallèle comme PDG de Gillette France ! Or, un mandat de PDG n’est pas neutre. Il disait ne pas vouloir dépendre de l’écriture pour vivre, et, surtout, trouver dans le monde de l’entreprise toute une matière à explorer. Je trouve que sa vision est juste. 

 

 

Comment était né le projet de la compagnie Hors du temps ? 

On l’a créée avec Heureux Les Orphelins, notre première pièce. Elle a été montée avec un petit groupe issu du cours de théâtre où on s’est rencontré. C’était l’année du Covid, les cours se sont arrêtés en février-mars. On s’est retrouvés un peu orphelins, sans abuser du mot et moi, je venais de finir l’écriture d’Heureux les orphelins dans une version courte. Je pouvais leur proposer un texte en version longue s’ils me donnaient quelques semaines et on verrait ce qu’on en ferait. Il fallait en parallèle créer la compagnie et solliciter l’agrément pour être organisateur de spectacle. L’idée est que la compagnie soit porteuse de mes autres projets comme Pourquoi les gens qui sèment et les prochains à venir. Ça a du sens car on est coproducteurs de nos pièces. On défend financièrement nos créations.

 

Comment s’est passé le processus de création de Pourquoi les gens qui sèment ?

 

J’en avais parlé avec Matthieu qui administre la compagnie, on avait établi un calendrier de création ambitieux pour présenter le spectacle à Avignon 2025. Il me disait : « t’as toujours pas de texte, je dois m'inquiéter ? », et je lui répondais : « ne t’inquiète pas ». La maturation peut être lente, enfin disons qu’elle peut passer par une multitude de réflexions qui se retrouvent dans des kilomètres de notes sur mon téléphone. Au moment où j’écris, je suis assez proche de la copie finale ; ce qui peut être perturbant quand on attend des étapes intermédiaires. Comme je le mettais en scène, pas d’impatience de ce côté-là, je me mettais dans la difficulté tout seul !

On a eu la chance d’être présélectionnés puis sélectionnés pour les rencontres ACTIF organisées par des directeurs de théâtre d’Île-de-France (qui auditionnent une dizaine de projets chaque année). Cela créait une contrainte, car il fallait arriver avec un texte abouti en septembre 2024, donc cela a donné un petit coup d’accélérateur. J’avais déjà réfléchi à la distribution pendant l’été. On a fait quelques essais. Le calendrier était le suivant : j’ai commencé à écrire fin 2023 ; le texte était prêt en septembre 2024 ; on le présentait à ACTIF en novembre 2024 jusqu’à être créé à Avignon en juillet 2025. C’était intense !  

S’agissant des répétitions, on a commencé par un travail à la table. Puis quatre résidences de travail, chacune espacée pour laisser du temps entre deux sessions, dont la dernière à Avignon. On a fait une avant-première en juin.

 

Est-ce que tu t'es basé sur du travail documentaire ou vraiment sur ton expérience de terrain?

 

En 2024, j’étais entre deux boulots de mon autre vie, ce qui tombait très bien. Pendant cette année-là, j’ai rencontré des militants qui ont réalisé des actions de désobéissance civile, d’autres pas du tout adhérents de ce mode d’action, des personnes travaillant au Ministère de l’Intérieur, un sous-préfet qui a géré des manifestations d’agriculteurs et écologistes, des journalistes, des contacts dans les cabinets de ministères. J’ai aussi assisté aux procès de militants, j’ai pris des kilomètres de notes. Des militants m’ont aussi partagé des supports expliquant comment parler à de nouveaux adhérents lors des réunions. 

 

Parallèlement, sur la partie d’Antigone, j’ai relu les différentes versions, les œuvres de fiction qui imaginent d’autres réactions de la part d’Ismène, sa sœur qui aurait pu regretter. Là, je voulais qu’on se dirige vers elle à la fin, c’est elle qui reste quand Antigone et Créon se sont annihilés dans leurs combats. Je voulais faire un théâtre documenté mais pas documentaire, précis sur le fond sans m’enfermer dans quelque chose (pas de nom d’association ou autre…) afin de donner une place à l’histoire intime entre les deux protagonistes comme Titus et Bérénice, Antoine et Cléopâtre de Shakespeare. On retombe finalement sur ce qui fait que l'intime et la marche du monde viennent se percuter. 

 

Car la clé, ou le blocage, réside souvent dans ce moment où on passe d'une conviction sincère au choc avec sa propre réalité intime, ses propres peurs et doutes. Je voulais vraiment toucher ça du doigt parce que j'ai rencontré pas mal de militants qui m'ont dit : “ En fait, j'ai arrêté. Pas pour des désaccords de fond mais par burn-out militant.” Un terme qu’on entend quand on connait des personnes très engagées. On est tous contraint par nos propres limites physiques et émotionnelles et je trouvais ça intéressant d'aller chercher ce point-là. 

 

 

Tu me montres aussi que la désobéissance civile est une voie qui est possible. Dans le débat actuel, on se demande si ce n’est peut-être pas la dernière voie de mobilisation face à toutes les autres voies qui sont fatiguées ?

 

Personne dans les désobéissants ne dit « c'est super, c'est exactement ce qu'il faut faire. » mais plutôt : « j'y vais, parce que je pense que c'est la seule option, même si ça ne sera pas durable ». Pour moi, c'est une forme d'engagement absolu, l'expression la plus directe de la volonté d'un peuple qui dit : « je ne suis pas entendu ». Et c'est ce que dit l'avocat dans la pièce pendant sa plaidoirie : les canaux normaux ne fonctionnent plus.

 

Dans notre débat public, quelque chose ne marche plus. Peu de gens veulent renverser la table pour tout casser, mais beaucoup ont envie de la secouer et se réinstaller autour. A chaque fois que j’ai discuté avec des militants, le point qui revenait était la Convention citoyenne sur le climat. Aucun d’entre eux n’y était personnellement mais il y a eu une forme de trauma de s’entendre dire : « bien sûr on va vous écouter, citoyens », et, après que tout le monde a joué le jeu en y consacrant un temps monstre, que tout soit balayé d’un revers de la main avec un « merci, mais non merci ». Ça été un point de bascule.

 

Autre aspect dans le débat public, tu abordes la criminalisation des militants, plus qu’actuelle. Est-ce que cela a été influencé ? 

 

Oui un peu. Le débat sur la désobéissance civile, c'est généralement « Est-ce que c'est légal ou légitime ? ». L’illégalité n’est pas forcément du côté où tu penses. A Sainte-Soline, la décision a été retoquée. Mais avec les recours qui ont été alimentés par des décisions pas menées (sur la protection des espèces par exemple), le chantier n’est pas légal en tant que tel. Or les dégâts sur les sols ont été faits. 

 

Même chose sur les pesticides, un sujet plus visible dans Heureux les orphelins. La cour administrative d’appel de Paris a condamné l’Etat en demandant à ce que la France revoie toutes les procédures d’autorisation, et que des produits sortent du marché. Ces procédures n’intégraient pas suffisamment les risques pour la biodiversité et les enjeux de santé au long cours… Ma conviction est donc qu’on ne peut pas solder le débat par la question de la légalité, mais plutôt en se demandant : qu’est-ce qui nous paraît juste ? 

Pour en avoir parlé côté pouvoirs publics, ils sentent bien qu'il y a un problème d'alignement quand même avec, si ce n'est eux-mêmes, en tout cas l'opinion, qui réclame plus de protection sur les pesticides ; au vu des études qui sortent chaque semaine, sur la santé des enfants ou l’explosion de cancers du lymphome. Il y a un sujet d’ampleur. 

 

Est-ce qu’écrire sur la politique, c’est prendre aussi une forme de responsabilité dans un monde où la confiance envers les politiques n’est plus automatique, est-ce que ça peut, justement, redonner un peu de la confiance sur la politique ? 

 

Ça me fait plaisir que tu le vois comme ça, parce que souvent on m’a dit que j’égratinais les politiques qui ne sont pas à la hauteur. Mon point est plus celui-ci, ma conviction est d’essayer de remettre les personnes autour de la table. Je suis un démocrate qui croit en un modèle républicain qui fonctionne et dans lequel les intérêts de la population se reflètent dans les décisions des dirigeants. Il s’agit de réhabiliter l’idéal démocratique, de montrer chaque acteur, politique comme militant, faillible et qu’il y a des êtres humains de chaque côté, avec leurs postures mais aussi leur sensibilité. La ministre est dans son rôle quand elle dit : « on ne va rien lâcher, ce n’est pas possible les casseurs » ; le préfet aussi doit composer avec sa mission tout en discutant avec les collectifs… On gagnerait, nous citoyens, à nous dire que le politique n’est pas omniscient, parfait… Mais nos dirigeants devraient avant tout faire bien plus confiance à l’expression populaire qu’aujourd’hui.

 

Mon idée est de ne pas faire de désaveu. On a les dirigeants dont on se dote, on choisit des gens qui se lancent dans une campagne très médiatique avec trois slogans. On sait à quoi on s’attend, dont le risque d’être déçu… La coupure entre « eux » et « nous » pose problème. 

 

Cette coupure a eu lieu parce que le « eux » s’est détourné de leurs électeurs. Je pense pour la gauche où ça a été longuement documenté par TerraNova et à droite aussi…

 

Bien sûr ! C’est l’idée selon laquelle le politique dit : « moi je sais où je veux aller et, si l’électeur s’y oppose, c’est juste qu’il n’a pas compris et qu’on a manqué de pédagogie ». Non, souvent on a bien compris. En ce moment, sur la taxe Zucman, certains disent que c’est un grand danger. Pourtant, même au sein de l’électorat LR qu’on pourrait croire réticent, 89% d’entre eux sont favorables (cf. sondage IFOP 17.09.25). Il y a un manque sur ce sujet et les dirigeants doivent être au rendez-vous. Et après, il sera peut-être amendé. Prenons le sujet et débattons, surtout dans une situation de déficit comme on nous le répète en ce moment. On verra ce qu’il se passe demain (le 18 septembre, journée de mobilisation). On a un peu l’impression que gouverner ne se fait pas pour et avec le peuple mais malgré, voire parfois contre. 

Dans tes deux pièces, tu fais appel à des mythes, Electre de Giraudoux ou le mythe d’Électre et Oreste dans Heureux les Orphelins et Antigone dans Pourquoi les gens qui sèment. Est-ce que c'est une manière de montrer que les classiques sont intemporels et aussi, peut-être redonner goût aux classiques, dont on a pas forcément gardé un mauvais souvenir du lycée ?

 

Sur le deuxième point, ça me fait plaisir quand des gens me disent que ça les a réconciliés avec ces classiques (rires). Sur le premier point, plus que de montrer que c’est intemporel parce qu’ils n’ont pas besoin de moi pour être classés comme tels, c’est plus la continuité de longs débats aussi vieux que l’humanité. Dans le premier spectacle, on parle d’éléments de langage et de nov’langue. La tentation serait de penser que c’est un débat qui passera et là, c’est la même violence qui se joue mais sous d'autres formes, beaucoup plus insidieuses maisnon moins dangereuse que ce qui pouvait se passer du temps d’Électre et Oreste. Des histoires de puissance, de vengeance sauf que les armes d’aujourd’hui ne sont pas un coup d’épée mais les mots qui nient ou scellent le réel. 

 

Pareil sur Antigone : le sujet n’est pas tant que les militants écologistes et la désobéissance civile mais la question de ce que l'on fait de notre conscience dans nos choix. Où placer le juste par rapport au cadre légal ? Un sujet qu’on a déjà retrouvé dans notre Histoire. C’est une pièce engageante plutôt qu’engagée, au risque sinon de n’attirer que des convaincus. J’ai mon point de vue sur le sujet, il transparaît dans la pièce, je ne m’en cache pas. Mais l’important est surtout d’entendre les différents points de vue sur la question, les motivations des différents personnages… Dans la version d’Anouilh d’Antigone, dont je me suis le plus nourri, on entend davantage Créon et ses doutes quand il explique à Antigone qu’il a un royaume à défendre et qu’on l’attend au tournant. S’il prend un arrêté mais qu’il laisse sa nièce le transgresser, que va-t-on dire de lui ? En 1944, quand Anouilh sort la pièce, il y a tant des critiques disant que c’est autant une ode à la Résistance que des commentateurs y voyant une façon de donner à entendre la logique de ceux qui ont cédé face à la pression de l’occupant.

 

L'idée avec ce spectacle n’est surtout pas de dire « voilà la bonne version de l'histoire », mais d’aller agiter quelque chose en nous, même s’il s’agit de déplacer un millimètre. Que quelqu’un sorte en se disant « Tiens, je n'avais jamais vu la désobéissance civile comme ça », et peut-être que la fois d'après, il écoutera un peu plus le militant qui s'exprime au micro. Et ça vaut des deux côtés.

 

 

Quel était ton bilan du OFF d’Avignon 2025 avec le prix du club de la presse du Vaucluse ? 

 

On est très contents ! Pour la première pièce, on avait été finaliste donc là ça fait plaisir ! On a eu un bel effet d’entraînement entre les deux pièces qui étaient là cette année, avec un gros investissement dans tous les sens en termes de production. On venait de la créer donc les premiers retours de spectateurs ou ce prix de la critique rassurent. On a eu des témoignages de personnes de bords politiques totalement opposés qui se disaient émus, chamboulés donc on se dit qu’on est au bon endroit. On se souhaite une belle tournée avec des modèles de rencontres, de cercles pour rencontrer le public le plus large possible. 

 

Vous n’avez pas de scolaires sur la série de dates au théâtre de la Concorde ? 

 

C’était une courte série de dates, dans une petite salle qui a été remplie rapidement ! Mais on aimerait bien et on prépare un dossier pour les scolaires, sur le volet Antigone mais aussi sur l’éducation civique avec des thèmes comme l’engagement, ou la désobéissance civile qui se retrouve dans la Résistance ou le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. 

 

As-tu des projets pour la suite ? 

 

Je suis en train d'écrire une nouvelle pièce mais c’est trop tôt pour en parler. Ce que je peux dire, c’est que ce sera un spectacle jeunesse, à voir dès 8-9 ans et qui s’adressera aussi à un public adulte. Il faut parler à la jeunesse, c’est nécessaire ! Ce sera sur un sujet de société, mais moins politique que mes créations précédentes… 

 

Dans le contexte de la coupure de subventions, de la baisse du budget de la culture, d’attaques qui peut avoir aussi contre le secteur par des régions, est-ce que vous êtes impacté en tant que compagnie, et aussi, quel est ton regard aussi sur la situation ? 

 

On n'est pas une compagnie subventionnée, on adorait pourtant… Mais, en réalité, tous les spectacles à Avignon bénéficient d’aides notamment le Fonpeps (Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle) qui vient soutenir l’emploi des artistes. Cela empêche que des artistes soient mal payés tout en limitant le coût du plateau artistique. Chaque année, il y a des débats pour savoir s’il sera bien prorogé. Et le climat politique crée une inquiétude pour la suite. C’est la même chose pour l’intermittence, un régime dont on bénéficie indirectement puisque cela permet à nos comédien.nes d’être disponibles pour les créations, et d’assurer les arrières lors des moments où ils ne joueront pas. Sans le Fonpeps, avoir un budget à Avignon qui tient la route sera plus que compliqué… 

 

On avance dans un environnement complexe puisque l’offre de spectacles ne diminue pas, et c’est tant mieux, mais la disponibilité des créneaux en face n’augmente pas, voire diminue... Or, je pense qu’il faut plus de spectacle vivant, et davantage aller au contact du public. Si on regarde le monde de la musique, les disques ne se vendent plus mais l’expérience des concerts est très prisée car les gens sont ensemble, vivent quelque chose d’éphémère. Avec le théâtre, on voit tous la même chose et ça provoque ensuite du débat. C’est ce que j’ai pu observer à la sortie de notre spectacle à Avignon. Ça, c’est une force !

 

Crédits photos : Cédric Vasnier

 

Pourquoi les gens qui sèment 

Écrite et mis en scène par Sébastien Bizeau 

Avec Gwenaëlle Couzigou, Paul Martin, Matthieu Le Goaster, Nastassia Silve et la participation de Clément Pellerin et Margaux Wicart 

1H20 

La pièce s’est jouée du 16 au 20 septembre 2025 au théâtre de la Concorde (Paris 8ème)

 

Jade SAUVANET

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