[CRITIQUE] Les Dimanches : un film touché par la grâce
Les Dimanches
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D'Alauda Ruiz de Azúa, on n'avait pas vu son premier long métrage (Cinco lobitos, inédit en salles en France), mais on s'était enflammés totalement autour de sa magnifique série Querer autour de la douloureuse thématique du viol conjugal.
On avait de suite deviné qu'elle n'a pas son pareil pour mettre le doigt dans la plaie, là où ça fait mal, pour poser des questions qui font que le spectateur s'en retrouve assailli de doutes.
Dans Les dimanches, son second long métrage, gros succès en Espagne, et coquille d'or au festival de San Sebastian, à découvrir dès mercredi en salles, elle parachève de plus belle son effort sériel.
Tout commence comme une banale histoire adolescente, avec une jeune fille en plein doute Airana, orpheline d’une mère qualifiée de «folle», et qui vit avec son père et la soeur de celui ci, très présente dans sa vie, femme tolérante mais très athée.
Lorsque la jeune femme fait part de son souhait de rejoindre les ordres au lieu de se rendre à l’université, c'est un vrai séisme familial qu'elle va déclencher.
Dans ce sublime long métrage, Alauda Ruiz de Azúa se focalise sur l’état intérieur de personnages, tout en retenue, mais au bord de l’implosion.
La nièce et la tante se transforment en héroïnes (antagonistes) d’une intrigue qui révèle que personne n’est aussi saint qu'il ou elle ne le paraît. Dans une société où la foi semble être un tabou indicible, la jeune femme cherche moins un refuge qu'un lieu où elle pourra vivre pleinement l'amour immodéré qu'elle affirme ressentir pour Dieu.
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La jeune Blanca Soroa exprime avec finesse toutes les contradictions de son personnage, et toutes les émotions qui la traversent, jusqu'à l'extase.
Par des dialogues très codifiés, vidés de tendresse, les membres de la famille se parlent sans rien se dire réellement, où l’austère le dispute à la solitude.
Un film qui happe totalement le spectateur dès ses premières images et ne le libère que quand apparaît le générique de fin. avec la chanson de Nick Cave avec la reprise d’Into my arms de Nick Cave par la chorale de jeunes gens.
/ Au cinéma le 11 février 2026
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